DRE RENE
Dans son ensemble la branche pharmaceutique semble s’équilibrer à l'importation et à l'exportation. Ce n’est qu'une apparence, car les chiffres de l’article « Produits chimiques non dénommés » sont faux à Ia base ; nous allons le voir tout à l’heure en passant en revue les principales productions.
Quant à nos échanges directs avec l'Allemagne, notre position est nettement sous la dépendance de notre voisine. Les variations du marché, la disparition de quelques médicaments l’ont trop prouvé pendant la guerre.
A l’avantage de notre industrie nous relevons : au premier rang : l’acide borique et le borax, l'acide citrique, le chlorate de potasse, la glycérine, les sels d’antimoine, les spécialités puis les arsenicaux, l’alun, le phosphore et le sulfate de soude.
L'industrie allemande l'emporte avec les acides lactique, phénique, salicylique, tannique, les alcaloïdes, l’alcool amylique, l’aldéhyde formique, le brome et les bromures, le chloral et le chloroforme, l’iodoforme, le nitrate de potasse, l’oxyde de zinc. — les permanganates — les sels de quinine, le sulfate de magnésie et les produits chimiques non dénommeés. N
Ce rapide examen démontre que la France a la supériorité sur la chimie minérale et l'Allemagne sur la chimie organique.
À part les sels de potasse et de magnésie dus à des causes géologiques, les autres productions ne sont dues qu’au développement industriel et scientifique.
Nous nous arrêterons spécialement sur les deux rubriques les plus importantes : spécialités et produits chimiques non dénommés.
SPÉCIALITES
Inscrites au tableau du Commerce et de la Navigation aux n°% 834 et 835 sous la dénomination de « Médicaments composés non dénommés » elles constituent la branche la plus florissante de l'Industrie Pharmaceutique française.
Leur existence a été très discutée au point de vue
à AS RÉ Een