PURGATIFS
Les recherches sur les propriétés purgatives des séné, rhubarbe, cascara, amenèrent à attribuer celles-ci aux dérivés hydroxilés des méthylantraquinones qu'ils renferment.
Nous sommes donc à la veille de l’éclosion d’une série de produits purgatifs synthétiques dans cette branche.
Phénolphtaléine. — Introduite par Merck, il y a une dizaine d'années, elle fait la base de nombreuses spécialités purgatives et laxatives, elle est devenue presque introuvable depuis la guerre.
ANTISYPHILITIQUES
Atoxyl (anilarsinate de soude). — Découvert par Béchamp en 1863, spécifique de la maladie du sommeil par son action sur les trypanosomes, amena Erlich à créer son fameux 606 (dioxydiaminoarsénobenzol) contre la syphilis, causée par un vibrion analogue au trypanosome de la maladie du sommeil. Les recherches dans cette voie amenèrent la création de nombreux produits.
Arsénobenzol et Novarsénobenzol Billon. — Préparés par Poulenc.
Galyl. — De Clin,
Hectine et Hectargyre de Mouneyrat. — Exploités par Naline, à Saint-Denis. à
Hermophényl (phényldisulfonate de mercure).
Salvarsan et Néosalvarsan. — Fabriqués avant la guerre à Creil par Meister Lucius.
D’autres produits de création récente ayant des propriétés thérapeutiques variables n’ayant pu trouver place dans la classification ci-dessus sont indiqués par analogie d’origine :
Produits physiologiques d'origine animale ou végétale.
Diastase. — Retirée de l'orge germé.
Pancréatine. — Retirée du pancréas.
Papaïine. — Retirée du carica papaya.
Pepsine. — Retirée des estomacs de porcs.
- Ces produits ont eu une grande vogue il y a une dizaine d'années dans leur emploi contre les maladies de la digestion ; actuellement, leur vente est moins importante. ;
La maison Byla s’est spécialisée dans cette branche et y a fait fortune. La maison Chenal et Douilhet l’a adjointe à ses fabrications vers 1909 et la maison Pointet et Girard en 1913.
Des pepsines à très haut titre sont importées d’Amé” rique où le prix de revient est très minime par suite de l’abattage considérable des pores à Chicago. Nos fournisseurs français n’ont qu’à les réduire par addition de lactose ou d’amidon aux titres du Codex.