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COOPÉRATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE « LA COOPER

(Société anonyme à forme coopérative).

Siège social : 66, rue Dajot, à Melun.

Capital : 1 million 500.000 francs en 15.000 actions de 100 francs pour être porté à 2 millions après la guerre.

Dividende : 15 0/0.

Direction : M. Salmon, pharmacien, ancien interne des Hôpitaux de Paris.

Historique: Crééo par Salmon en 1907, au capital de 25.000 franes. Ce dernier a été porté à 125.000 : en 1909 et à un million et demi en 1917.

Les actions ne peuvent être possédées que par les pharmaciens en exercice ; le cours en étant de 300 francs les réserves sont du double du capital. C’est donc de 4 millions et demi que dispose la société ; cette somme sera portée à 6 millions aussitôt après la guerre, à l'émission de la tranche réservée aux sociétaires des pays envahis.

Le but de cette société est de fabriquer dans une certaine mesure les produits pharmaceutiques de toute nature pour satisfaire aux besoins de ses membres et de

poursuivre aussi efficacement que possible le relèvement de notre industrie chimique pharmaceutique.

Pour y atteindre, elle a toujours préconisé les pro-. duits des fabricants français dans son bulletin mensuel et elle a augmenté son capital spécialement pour participer au développement des fabrications chimiques des Etablissements Antoine Chiris.

C’est à ce titre seulement que nous la signalons dans ce travail, car jusqu'ici elle ne s’était occupée que de la fabrication et de la vente de spécialités pharmaceutiques, du commerce de la droguerie, des produits chimiques et de l’herboristerie.

Œuvres philanthropiques : paiement du demi-salaire aux employés malades ; allocations pour les enfants; primes d’ancienneté; participation du personnel aux bénéfices après deux ans de présence.

La majeure partie des bénéfices commerciaux réalisés pendant la guerre est réservée pour aider les sociétaires des pays envahis à se réinstaller aussitôt la fin des hostilités.

Une partie du salaire est payée aux employés et ouvriers mobilisés depuis 1914.

Publications : Un bulletin mensuel d'intérêts professionnels, La Coopération Pharmaceutique Française.

DARRASSE Frères

Siège social : 13, rue Pavée, à Paris.

Direction : MM. Léon, Henri et Etienne Darrasse. Usine : À Vincennes.

Historique : la maison Darrasse Frères a été fondée à Paris, en 1836 par MM. Jouen et L. Faure, associés en

nom collectif pour exercer le commerce de la droguerie pharmaceutique.

À la mort de M. Jouen, en 1847, M. L. Faure prit pour associé son employé M. Darrasse, pharmacien.

Sous leur direction, la maison qui avait débuté fort modestement, augmenta considérablement ses affaires, non seulement en France, mais aussi à l'étranger et con-

quit peu à peu une des premières places dans la droguerie parisienne.

L'usine de Vincennes fut fondée en 1860.

M. I. Faure s'étant retiré des affaires en 1879, M. J. Darrasse resta le seul et unique propriétaire de la maison.

À sa mort, survenue en 1889, cette propriété passa aux mains de ses trois fils MM. Léon, Henri et Etienne Darrasse qui s’associèrent avec M. Landrin pour assurer la direction de la maison sous la raison sociale « Darrasse Frères et Landrin ».

La Société Darrasse Préreset Landrin ayant Si fin en 1902, MM. Léon, Henri et Etienne Darrasse continuêrent seuls la direction de leur maison.

La société actuelle à été constituée le 23 juin 1902 par acte passé devant Me Naret, notaire à Paris, sous la forme de Société en nom collectif entre les trois frères Léon, Henri et Etienne Darrasse. Le capital et tout l’apport social ont été fournis entièrement par les trois associés sans aucune autre participation.

Après le décès de M. Henri Darrasse, survenu en 1909, son jeune frère, M. Louis Darrasse, également pharmacien de première classe est entré dans la maison pour participer à sa direction.

La Société Darrasse Frères étant une société purement familiale, ne publie aucun bilan ni compte rendu de ses exercices.

Les magasins de vente et les bureaux de la maison Darrasse Frères, sont installés à Paris dans un important immeuble, dont elle est propriétaire et qui occupe aux numéros 7, 9, 11 et 13, rue Pavée, une superficie de plus de 2.000 mètres.

Une construction neuve en fer et briques, munie de toutes les commodités modernes, donne au personnel toutes les facilités utiles pour l'exécution des ordres. Les employés comptables, manutentionnaires, sont au nombre de plus de 250.

L'usine de Vincennes, 106, rue de Paris, occupe une superficie de 10.000 mètres environ en grande partie couverts de constructions.

La force motrice est produite par de puissants

moteurs à gaz pauvre produisant du courant électrique qui est utilisé pour donner la force et la lumière dans tous les ateliers.

Une batterie de chaudières produit la vapeur néces-

saire au chauffage des appareils de ‘fabrication, des étuves, et des ateliers.

De grands magasins contiennènt un approvisionnement considérable, des matières premières et des produits fabriqués.

Le personnel de l'usine est aussi d'environ 200 employés et ouvriers.

Dans ces dernières années, la maison Darrasse Frères s’est annexée la droguerie Vée et la droguerie Cruet et Cruet frères de Paris, ainsi que les deux drogueries Besnier et Husson de Caen. Ces deux dernières ont été réunies en une seule succursale à Caen (!).

Fabrications : Tous les produits galéniques ; raffinage du camphre. Sels de fer, eau oxygénée. Spécialités importantes: Sinapismes et moutarde Rigollot, Lactobacilline, Choléine Camus, Pepto-fer Jaillet, sirop Flon, Valérobromine Legrand.

Commerce : Très important de droguerie, produits

chimiques, produits galéniques, spécialités. Maison la plus importante de France.

ETABLISSEMENTS BYLA

Siège social : 89, 91, 93 et 110, rue de Montrouge, à Gentilly. -

Direction : Pierre Byla.

Capital : 1.750.000 francs.

Usines : Deux.

Personnel : 150 employés et ouvriers.

ne : Produits biologiques.

istorique : Fondée en 1893, par Pierre Byla.

(4) En 1919, elle s'est aussi annexée la droguerie Virmaux, de Moulins.

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Etablissements ANTOINE CHIRIS

Compagnie des Produits aromatiques chimiques et médicinaux, (Archimed).

Siège social : 13, rue Ballu, à Paris (IXE®). Bureaux el services commerciaux : même adresse: Succursale : New-York.

Capital : actions, 20 millions ; obligations, 15 millions.

#4 Direction : M. Georges Chiris, président du Conseil, administrateur délégué.

ie Usines : Grasse (13.000 mètres carrés en partie | couverts), directeur, M. Robert ;

é La Bocca (60.000 mètres carrés dont 10.000 cou- ” verts), directeur M. Dumont ;

: Baus Roux (A. M.), directeur M. Nauertz.

40 Delawana, près New-York, directeur M. Bush.

Force motrice : donnée par 8 générateurs faisant 1.500 mètres carrés de surface de chauffe, des moteurs à vapeur et à gaz pauvre pour les 2 premières usines ;

A Baus Roux, sur 10.000 chevaux hydrauliques en aménagement, mille seulement sont utilisés actuellement ;

Fe A Delawana la force est donnée par 2 chaudières,

: Personnel : ensemble 12 chimistes, un ingénieur, “ 7 à 800 ouvriers et employés.

5 Fabrications : spéciales à chaque usine.

Grasse. — Placée au milieu des cultures de plantes pour la parfumerie, s'occupe de l'extraction des parfums naturels par distillation, enfleurage, ou traitement par l’éther de pétrole. Les grosses productions sont en produits du pays : eaux de fleurs d’oranger, de rose, de laurier cerise, de menthe ; extraits et pommades au jasmin, à la rose, la violette, la tubéreuse ; infusions de cassie, mimosa, narcisse, orange, etc.

Û En hiver, l'usine traite les bois et plantes aromatiques d'importation : santal, patchouli, vétiver, iris, girofles, etc.

Elle fait aussi la rectification des essences des Alpes : lavande, thym, romarin, et des essences exotiques : citronnelle, badiane, géraniums, etc.

La Bocca. — Près de la mer, à proximité du port de Cannes, en raccordement avec le chemin de fer, est affectée aux produits chimiques proprement dits et surtout aux produits synthétiques à l’usage de la parfumerie et de la pharmacie.

Dans la première branche rentrent : aldéhyde benzylique, bromure et acétate de benzyle, alcools cinnamique, phényléthylique, acétate de linalyle, anéthol, linalol, eugénol, géraniol, etc.

Dans la deuxième on peut citer : Santalol, gaïacol et ses dérivés, carbonate et sulfogaïacolate, chloral, chloroforme ; de nombreuses autres fabrications sont en cours d'installation.

Pour la guerre, elle a fabriqué en grosses quantités des alcools toluique, benzylique et les acétates d’éthyle et de méthyle.

Baus Roux. — Usine de guerre au pied des Alpes dans la vallée du Var, fabrique chaque jour de 3 à 6 tonnes de chlore par électrolyse du sel marin, de la soude, du chlorure de chaux et de l'hydrogène.

Delawana. — Fait des essences naturelles et synthétiques.

Historique : (!) La maison date de 1768. Elle est fondée à cette époque par Antoine Chiris, parfumeur à Grasse. En 1816, son fils Anselme lui succède. Ce dernier, en 1835, prend à son tour son fils Léopold comme associé et en 1840, lui cède la maison.

En 1862, Léopold meurt et ses deux fils, Léon et Edmond, prennent la suite. Léon devient bientôt seul directeur et sous son impulsion la maison acquiert un développement considérable à l'exportation qui nécessite une succursale à New-York.

En 1889, son fils Georges s'associe avec lui et à la mort de son père, en 1900, prend la direction de la maison. En 1912, la maison Chiris fusionne avec

(1) Revue parlementaire de février 1917 et rapport de l’auteur à l’Assemblée générale des actionnaires de la Coopération Pharmaceutique Française de Melun, du 25 mars 1917. |

la maison Jeancard fils et Cie, et la raison sociale devient :

€ Etablissements Antoine Chiris et Jeancard fils réunis ».

. Elle orienta ses progrès vers la parfumerie synthétique pour lutter contre l’envahissement des Schimmel et des Heine, de Leipzig et développa cette branche.

Un programme de fabrication de produits organiques pour la pharmacie était élaboré quand la guerre est arrivée.

Pour sa réalisation, la société porta son capital à 20 millions ; l'augmentation fut faite en majeure partie par la-Coopération Pharmaceutique française en 1917, et depuis le 1er janvier 1918, la nouvelle firme renferme un élément pharmaceutique important. ; elle a pris comme marque de fabrique « Archimed ».

Depuis le départ de M. Jeancard, la nouvelle raison sociale est devenue :« Etablissements Chiris. »

Elle exporte dans tout l'univers et possède des comptoirs, des usines et des agents dans tous les pays importants. -

ETABLISSEMENTS POULENC

Siège social : 92, rue Vieille-du-Temple, Paris.

Direction : MM. Gaston Poulenc, Camille Poulenc, Georges Roché, administrateurs-délégués.

Capital : 12 millions de francs en 24.000 actions. Dividendes : pour 1915-1916 : 50 francs par titre. Usines : Vitry-sur-Seine, Thiais, Montreuil-sous-

Bois, Loriol (Drôme), Le Pouzin (Ardèche).

Succursales : 122, boulevard Saint-Germain, et 19, rue du Quatre-Septembre, à Paris, s’occupant respectivement des produits de laboratoire et des produits pour la photographie.

Historique : L'origine en remonte à la Pharmacie- Droguerie Hédouin, fondée en 1827 à Paris, 5, rue Saint- Merri ; achetée en 1845 par P. Wittmann, elle fut cédée

en 1858 à son gendre Etienne Poulenc.

Ce dernier acquit une grande renommée pour la fabrication des produits chimiques destinés à la photographie.

Etienne Poulenc s’associa son beau-frère Léon Wittmann et la raison sociale devint « Poulenc et Wittmann » d’où l’origine de la marque de fabrique « P. W. », aujourd’hui si connue. +

En 1878, Etienne Poulenc meurt, la raison sociale devient « Veuve Poulenc et Fils » puis « Poulenc frères ».

En 1900, la maison se transforme en société anonyme au capital de 4.000.000, sous le titre « Etablisse- . ments Poulenc frères ». Il est créé en outre à cette époque 4.000 obligations de 500 francs, 4 1/2 0/0. En 1908, il a été émis à nouveau 4.000 obligations de mêmes taux et

Le capital social a été élevé à 6.000.000 avant la guerre, puis à 12.000.000 en 1916. Le bilan du 30 juin1916 indique que les amortissements statutaires ont réduit le chiffre des valeurs obligataires à 3.255.000 francs.

Personnel : En 1908, 33 chimistes, ingénieurs, pharmaciens, et physiologistes, 455 employés et ouvriers.

Actuellement ces chiffres sont respectivement de 73 et 1.425.

Principales ‘fabrications

a) Vitry-sur-Seine. — Bromures, iodures et tous dérivés de l’iode, sels de bismuth, de fer, de lithine, de chaux, glycérophosphates, acides lactique et valérianique, lécithine, stovaïne, cocaïne, ésérine, digitaline, cacodylates, méthylarsinates, arsénobenzol, novarsénobenzol, etc. produits purs, minéraux et organiques, pour analyses et pour recherches.

b) Montreuil et Thiais. — Produits pour la céramique, alliages de métaux, oxydes colorants, couleurs céramiques, lustres, or au mercure, or et argent brillants, etc.

c) Loriol. — Acide phénique, produits salicylés gaïacol et dérivés, révélateurs photographiques, orthoxo” luol, sulfochlorure, etc.

d) Le Pouzin. — Benzol, acides minéraux.

e) Paris. — Ateliers de fabrication d'appareils et de verrerie graduée de précision : rue du Jardinet.

SE op a

Pendant la guerre, les Etablissements Poulenc Frères ont contribué à la Défense Nationale en montant la fabrication du phénoi synthétique, du trinitrotoluol, de l’oxychlorure de carbone (phosgène)et autres produits lacrymogènes ou asphyxiants, de divers produits synthétiques pharmaceutiques et en développant leur fabrication d'appareils de précision pour les usines nationales, où travaillant pour la Défense Nationale.

Découvertes : Stovaïne, quiétol, algolane, antodyne, par Fourneau ; ovolécithine cristallisée, par Senderens.

Œuvres philanthropiques: Société de Secours mutuels, Société coopérative du personnel.

FABRIQUES DE LAIRE (Produits de Chimie organique)

Siège social : 129, quai d’Issy-les-Moulineaux, à Issy (Seine). | Capital : 800.000 francs.

Direction : MM. Ed. de Laire, J. Malet, directeur de . l'usine de Calais ; J. de Laire, directeur de l’usine de Pont-de-Claix, Delange, directeur des Services scientifiques à Issy. |

Usines : Issy (Seine), Calais (Pas-de-Calais), Pontde-Claix (Isère) (usine de guerre).

Personnel : Un ingénieur (Ecole Centrale).

Un ingénieur (Arts et Métiers d'Angers)

A la tête des Services de fabrication se trouvent 7 chimistes diplômés des Ecoles supérieures de Chimie, 2 de l’Institut de Chimie appliquée, 1 de l'Ecole de Physique et Chimie, 2 de l'Ecole de Chimie de l'Université de Besançon, 1 de l’Institut de Lille. Enfin, une dame licenciée ès-sciences.

Le personnel de la fabrication et entretien,comprend à ce jour environ 400 personnes (hommes et femmes) non compris le personnel de vente.

Fabrications : Les fabriques de Laire se sont spécialisées, dès leur création, dans la préparation des matières premières de parfumerie (parfums artificiels et principes

purs des huiles essentielles dont beaucoup (anéthol,

vanilline, etc.) appartiennent au domaine de la pharma-

cie. Les fabriques de Laire préparent aussi des médica-

ments (terpine, terpinol, cinnamate de soude, etc...) et

des produits qui sont de vraies spécialités pharmaceutiques par exemple le café décaféiné Sanka.

… Historique et Découvertes : G. de Laire connu déjà par ses travaux sur les matières colorantes fonda en 1876 la société G. de Laire et Cie qui devint en 1892 de Laire et Cie, quand E. de Laire qui en faisait partie depuis 1887, en fut nommé directeur.

En 1901, elle se transforma en Société anonyme sous la raison sociale « Fabriques de Produits de Chimie organique de Laire », nom que l’on raccourcit souvent par l’appellation de « Fabriques de Laire ».

La première usine de la société fut établie 92, rue Saint-Charles, à Grenelle (Paris) pour la fabrication de la Vanilline en partant de la coniférine, et, la même année (1876), G. de Laire prenait le brevet français pour la préparation de la vanilline par l’acétyl-eugénol.

Après la vanilline, furent lancés par les fabriques de Laire, l’héliotropine, la coumarine, l'aubépine, le terpinéol, la jacinthe (aldéhyde phényl-acétique) et des corps moins importants, mais qui ont cependant été utiles.

En 1888, la Société de Laire et Cie a eu, avec le brevet Baur, le premier corps artificiel capable de remplacer en industrie le muse naturel.

Elle prit ensuite les certificats d’addition, rattachés à ce brevet, qui ont revendiqué toute une série de muscs nouveaux, en dehors desquels rien n’a été trouvé depuis.

Tiemann fit en 1892 sa découverte de l’Irone, puis celle de l’Ionone, premier corps permettant d'obtenir le parfum de la violette dans des conditions offrant des avantages importants sur les produits naturels précédemment connus. Cette découverte de l’ionone, à la suite de travaux continués méthodiquement pendant plusieurs années, est, avec raison, considérée au point de vue scientifique et industriel, comme l’une des plus belles de la chimie moderne. L

Les brevets français et anglais de Tiemann devinrent la proprièté des Fabriques de Laire, et les certificats

us qui les complètèrent furent ensuite pris par elles.

Elles ont exploité également différents brevets plus récents dont certains très importants, entre autres : les brevets Ch. Moureu, pour les acides et les éthers acétylène-carboniques dérivés de l’heptine et de l’octine. Les

. brevets Bouveault et Blanc pour la préparation de l’al-

cool phényl-éthylique et autres alcools primaires, etc...

En 1905, l'usine de Grenelle a été expropriée par les travaux du Métropolitain. M. de Laire en iastalla une nouvelle 129, quai des Moulineaux, sur un terrain de 20.000 mètres carrés adossée d’un côté à une ligne de chemin de fer et de l’autre en bordure du quai de la Seine. Le Siège social y est installé depuis 1906.

L’usme d’Issy allait-bientôt devenir trop petite et en 1905, M. de Laire achetait à Calais entre le canal et la ligne du chemin de fer de Lille, un terrain de 120.000 mètres carrés avec 600 mètres de façade sur le canal. Il y a été installé une usine qui occupe la moitié de ce terrain et assure la disposition de moyens industriels de premier ordre.

C’est là que les fabriques de Laire ont, les premières

en France, monté la fabrication du camphre synthétique,

réalisant un problème qui avait souvent dans la littérature chimique, été offert comme idéal à l’activité des jeunes générations industrielles.

Calais permettra de plus en plus de faire d’Issy un grand laboratoire réservé, d’une part aux recherches scientifiques et, d’autre part aux travaux de préparations fines et spéciales comme celles qu’exigent les besoins de la parfumerie et de la pharmacie.

L'usine de guerre de Pont-de-Claix (Isère) ne s’est occupée que des gaz asphyxiants dont elle a produit des millions de kilos. |

Les installations de force motrice (vapeur et électricité) des Fabriques de Laire, sont actuellement capables d'utiliser environ 1.500 HP.

Les machines à glace consomment à elles seules plus de 350 HP.

Etablissements GIVAUDAN, LAVIROTTE et Ci<

Siège social : 8, quai des Etroits, à Lyon.

Direction : Fr. Lavirotte, administrateur-délégué. Capital : 300.000 francs en actions de 100 francs: Dividendes : 20 francs par action de 100 francs’

Usines : 35, quai Fulchiron, à Lyon ; 50, chemin de Combe-Blanche, à Lyon. Challex (Ain).

Personnel : 150 personnes.

Fabrications : produits chimiques pharmaceutiques, alcaloïdes, glycérophosphates, lécithine, acides phosphoriques et phosphates, produits physiologiques, cacodylates.

Historique.: Fondée en 1882 sous forme de société

en commandite, transformée en société anonyme en 1916.

Force motrice : électrique 200 chevaux ; vapeur pour chauffage des étuves et autres en diverses chaudières, 270 mètres de surface de chauffe.

Découvertes : perfectionnement dans la fabrication des glycéro-phosphates et en particulier du glycéro de soude cristallisé, procédé de fabrication des vaselines chimiquement pures, désodorisation des huiles et en particulier de l'huile de ricin.

GALLOIS et Ci, anciennement ADRIAN et Ci

Siège social : 9 et 11, rue de la Perle, Paris, occupant deux vieux hôtels datant du xvi® siècle.

Direction : M. Gallois, gérant de la société, pharmacien de 1re classe.

Capital : 2.300.000 francs.

Usine : à Courbevoie, occupant 10.000 mètres carrés au bord de la Seine et comprenant 18 corps de bâtiments plus les annexes.

Force motrice : 2 chaudières faisant 200 mètres carrés de surface de chauffe ; 1 moteur à vapeur de 60 HP-; de nombreux moteurs électriques dans les ateliers.

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La

Personnel à ia maison de Paris : 150 employés» ouvriers et ouvrières sous la direction de pharmaciens et de chimistes assurant journellement la marche de la maison. Les services sont divisés en 12 départements principaux.

Personnel à l'usine : environ 150 employés et ouviiers travaillant sous la direction d’un pharmacien.

F'abrications à Courbevoie :

Produits galéniques. — Teintures, extraits, sirops, pommades, onguents, confiserie pharmaceutique, cap-

sules médicamenteuses, pilules, granules, dragées, tablettes, comprimés, granules, poudres.

Produits chimiques. — Arrhénal, diodoforme, bismuth, magnésie, etc., bromures, iodures.

Alcaloïdes et glucosides. — Atropine, ésérine, et

leurs sels, quassine amorphe et quassine cristallisée, digitaline cristatisée, etc.

Spécialités de la Société : la maison Adrian s’est spécialisée dans la fabrication et la purification d’une série de produits qui ont fait sa renommée. D'abord, en premier lieu, le Chloroforme Adrian, et le bromure d'Ethyle pour l’anesthésie. La sulfurine Langlebert, le vésicatoire liquide Bidet, le bismuth Adrian, la levure de bière, l’arrhénal Adrian, l'extrait de céréales, l’iodalbin et le bromalbin, combinaisons de l'iode et du brome avec une albumose, les poudres et suc de viande, le lévurargyre, nucléo protéide de mercure extrait de la levure cultivée en milieu mercuriel.

Fabrications à Paris :

Au laboratoire, avec les analyses, des ampoules hypodermiques et des pansements aseptiques et antiseptiques.

Historique : la Société française de Produits Pharmaceutiques Adrian et Cie, fut fondée en 1872, sur l'initiative de M. Adrian, son premier gérant, par un groupe de pharmaciens, tous camarades d’études ‘et d’internat d'Adrian. Son premier but était la fabrication, la purification et la sélection de tous les produits divers utilisés par la pharmacie, but indiqué par la marque de fabrique choisie « garantie sécurité », et atteint ainsi qu'en atteste la prospérité actuelle de la maison.

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Créée depuis 3 ans au capital initial de 500.000 francs la Société dût porter celui-ci à 1 million en 1875.

En 1902, au renouvellement de la Société, le capital fut porté à 2.300.000 francs, mais en réalité 100.000 francs seulement du capital nouveau furent souscrits en numéraire. Le surplus représentait la plus value prise par les constructions et la valeur des marques créées par la Société, le tout amorti dans le cours de la première période.

Le chiffre d’affaires atteint cinq millions et le dividende payé est de 7 0/0 du capital, sans compter les réserves qu’une prudente administration met de côté.

Découvertes et travaux : c’est dans les laboratoires Adrian que fut fabriquée pour la première fois par M. Moreaux, la quassine cristallisée et que furent préparés industriellement l’arrhénal et le Diodoforme Taine. |

La maison Adrian jouit près du corps médical et pharmaceutique d’une excellente réputation ; nous regrettons qu'elle n’ait pas pris jusqu'ici une part plus active dans la fabrication des médicaments synthétiques, mais nous espérons la voir étendre ses fabrications comme les autres firmes. La France a besoin que tous ses fabricants travaillent pour rattraper son retard.

GIGNOUX Frères et Ci:

Siège social : à Décines, près Lyon.

Direction : Albert Gignoux; Georges Gignoux ; Paul-Louis Barbezat, licencié es-sciences, ingénieurchimiste diplômé de l'Ecole Polytechnique de Zurich, ex-préparateur de chimie générale à la Faculté des Sciences de Lyon. .

Usines : situées à Décines près Lyon, superficie, 95.000 mètres carrés dont 15.000 couverts.

Force motrice : 450 HP.

Personnel : 200 ouvriers.

. Historique : fondée en 1912 entre les directeurs ci-dessus.

Da:

. Produits pour papiers couchés : blanc fixe, blanc satin, couleurs laques.

Produits galéniques : extraits, teintures, sirops pharmaceutiques ; pâtes pectorales ; spécialités : métalline, gellos.

Découvertes : diverses concernant la fabrication des produits asphyxiants et toxiques.

Laboratoires Galéniques VERNIN

Siège social : 1, rue Dajot, Melun (S.-et-M.). Capital : privé.

Direction : M. Vernin, docteur en pharmacie.

\ Usine : 1 et 3, rue Dajot, 16, quai Saint-Ambroise, à Melun.

Personnel : 50 à 60 ouvriers et employés.

Fabrications : extraits pharmaceutiques préparés dans le vide, extraits secs, mous, fluides, extraits pour sirops, alcoolats, teintures, onguents, sirops, dragées, granules, pilules, saccharolés, granulés, comprimés, exécution de formules.

.__ Historique : en 1909, à la demande de la Coopération Pharmaceutique Française, M. Vernin, pharmacien depuis 1897, à Paris, 48 bis, avenue Mozart, vint crééer sur les bords de la Seine à Melun, une usine pour fabriquer les produits galéniques nécessaires aux membres de la société coopérative ci-dessus.

Les débuts, toujours pénibles en pareil cas, furent rendus plus difficultueux par la grande inondation de 1910 qui faillit détruire la nouvelle installation.

Depuis le succès a récompensé l'effort et chaque année voit l’addition de nouveaux ateliers ou l’agrandissement des anciens.

La valeur des produits fabriqués dépasse deux millions et la vente s’en fait non seulement en France où la marque Vernin s’est acquise rapidement une excellente réputation, mais aussi à l’exportation, surtout aux colonies, au Canada et dans l'Amérique du sud.

Découverte : procédé de fabrication de l'extrait iodo-tannique stabilisé.

Laboratoires LUMIÈRE

De Physiologie expérimentale et de Pharmacodynamie).

M. Auguste Lumière n’a pas attendu l'heure présente pour lutter, sur le terrain scientifique, contre l'envahissement des produits d'Outre-Rhin. Il a eu le rare mérite d’avoir, un des premiers en France, donné le signal d’une émancipation nécessaire en créant de toutes pièces et de ses deniers personnels, en dehors de tout concours officiel, ses magnifiques laboratoires de Physiologie expérimentale et de Pharmacodynamie.

Edifiés à Lyon-Monplaisir, les laboratoires Lumière qui rappellent par certains côtés le Rockefeller Institute de New-York, occupent une superficie totale de près de 5.000 mètres dont plus de 3.000 mètres couverts.

Ils comprennent environ cent salles réparties en 8 groupes principaux de bâtiments. Ces groupes comportent : les laboratoires de recherches biologiques avec 30 salles ou laboratoires ; les pavillons de vaccins et des préparations opothérapiques ; les pavillons des sérums avec 10 pièces ou laboratoires ; les bâtiments annexes (écuries et chenils, salles des machines, etc.), le pavillon des recherches chimiques avec 8 salles ou laboratoires, enfin un Pavillon spécial réservé à la clinique médicale annexée aux laboratoires, avec installation chirurgicale, radiographie, héliothérapie, etc. et un pavillon spécial pour salles d’inhalations, thermothérapie, électrothérapie, etc.

Ainsi composé, l'institut A. Lumière constitue, on le voit, un ensemble unique en France, réunissant rationnellement groupés et reliés entre eux tous les éléments nécessaires non seulement à l'étude et à la découverte de méthodes thérapeutiques nouvelles, mais à l'expérimentation physiologique et clinique dans des conditions en quelque sorte idéales.

Les Laboratoires Lumière, propriété personnelle de M. A. Lumière, libérés des contraintes administra-

tives ou budgétaires qui pèsent si lourdement sur nos

laboratoires universitaires, sont, en effet, abondamment pourvus de l'outillage le plus complet et des moyens les plus modernes d'investigation.

Le personnel, sous la direction de M. Auguste Lumière comprend 3 médecins, 5 pharmaciens, 4 physiologistes, 5 chimistes et de nombreux manipulateurs et ouvriers. C’est grâce à cette organisation que MM A. et L. Lumière ont pu apporter à la solution de certains problèmes médicaux, d’une importance fondamentale, le précieux concours de leur particulière compétence dans les sciences physiques, chimiques et biologiques.

Le résultat de cette activité scientifique s’est traduit au jour le jour par une longue série de travaux et de découvertes, dont nous ne pouvons donner ici qu'un aperçu succinct et forcément incomplet.

Constructeurs émérites, habitués à résoudre euxmêmes les difficultés de l'outillage, MM. A. et L. Lumière ont apporté au matériel technique du physiologiste des perfectionnements remarquables en créant de toutes pièces une série d'appareils, aujourd’hui classiques, comme lenregistreur des Frères Lumière pour inscriptions continues, leur régulateur Lumière à l’acétate d’amyle, leur appareil à sérum, etc.

Dans le domaine de l’expérimentation physiologsique, MM. A. et L. Lumière ont exercé avec un égal succès, leur méthodique exprit d'initiative. Citons dans cette voie, leurs travaux sur l'emploi du formol pour la conservation des cadavres, sur le titrage de l’alcalinité du sang, sur les variations dans la composition des urines du chien, sur l’insuffisante efficacité du

| flambage comme moyen de stérilisation des cuvettes

et des ustensiles de pansements.

On doit encore aux savants lyonnais, une méthode nouvelle de traitement de la syncope, par instillation sur la conjonctive de substances légèrement irritantes, une étude sur la préparation de certaines oxydases artificielles et leur action comme antiténanique ; enfin un procédé spécial de dessication rapide par pulvérisation et un procédé de dessication instantanée à froid permettant de préparer dans des conditions parti-

culièrement favorables, soit des extraits d'organes

(Opozones Lumière) soit des sérums et vaccins desséchés. -

En matière de clinique même, les Frères Lumière se sont signalés par une série tout à fait remarquable de travaux originaux. Mentionnons d’un trait seulement leurs études sur la goutte, en collaboration avec le Dr Gélibert ; celles relatives à l'emploi des préparations mixtes arsenico-mercurielles, à divers procédés d’atténuation du bacille de Koch et surtout leur méthode de vaccination par voie digestive appliquée à l’immunisation contre les divers états typhiques par la préparation de l'Entérovaccin Lumière antityphocolique et contre l'infection gonococcique par la Rhéantine Lumière.

Enfin, passionnément intéressé par les nombreux problèmes médice-chirurgicaux soulevés par cette guerre, M. A. Lumière a publié à ce sujet toute une série de mémoires originaux, notamment sur l’utilisation des persulfates dans le traitement du tétanos, le traitement des plaies de guerre suppurées, l’application de méthodes nouvelles (Tulle gras) au pansement des plaies cutanées douloureuses, sur une technique simple de la transfusion sanguine et de nombreuses recherches de laboratoire relatives à l’action et au choix des antiseptiques.

Ses travaux sur le tétanos ont contribué à l’application de la méthode actuelle pour le traitement des plaies infectées et qui donne de très bons résultats, large débridement et injections répétées de sérum.

La plupart de ces études ont fait l’objet de communications présentées à l'académie des Sciences, à l’Académie de Médecine et à la Société de Thérapeutique de Paris.

Parmi les découvertes les plus intéressantes appliquées à la thérapeutique, nous signalons :

La Rhéantine, vaccin antigonococcique ;

L'Entérovaccin Lumière, vaccin antithyphique ;

Les Opozones Lumière, extraits opothérapiques de divers organes (thyroïde, glande surrénale, hypophyse, foie, extraits biliaires, pancréas, rein, etc.).

La Persodine Lumière, l'Hermophénil, l'Hémoplase, la Néokola, la Gelée Lumière, le Tulle gras Lu-

mière, et la Cryogénine Lumière, analgésique idéal, à la fois plus actif que l’antipyrine, le pyramidon, l’aspirine et d’une parfaite innocuité,

Plusieurs des travaux scientifiques de MM. A. et - L. Lumière, ont ainsi donné lieu à des applications pratiques du plus haut intérêt dont l'exploitation commerciale a été monopolisée par la Société des Brevets Lumière.

SOCIÉTÉ des brevets LUMIÈRE

Siège social : 9, cours de la Liberté, à Lyon.

Capital : 500.000 francs en 5.000 actions de 100 fr.

Administrateurs fondateurs : MM. Auguste et Louis Lumière, Dr R. Koehler, Dr Gélibert, G. Chicandard, H. Barbier et Chevrotier.

Direction commerciale : M. Marius Sestier, pharmacien. -

Historique : fondée en 1900, la Société n’a pas distribué de dividende jusqu’en 1907 et les bénéfices réalisés durant cette période, ont été portés aux réserves.

De 1908 à 1916, la Société a payé 5 0/0 de dividende aux actionnaires, remboursé 325.000 francs et porté aux réserves 150.000 francs, d’où il résulte que son capital est presque complètement amorti.

Laboratoires ‘pharmaceutiques BOULANGER, DAUSSE et Cie

Siège social : 4 et 6, rue Aubriot, à Paris (IV®).

Direction : commerciale, MM. Emile et Edouard Boulanger ; industrielle, Stéphane Ragoucy et son fils, Louis Ragoucy, pharmaciens de 1re classe.

Personnel scientifique : 3 pharmaciens, 2 physiologistes, 3 chimistes, 1 directeur de cultures ; ouvriers et employés 200.

Usine : à Ivry-sur-Seine (Seine), 4 rue Jeanne- Hachette ; surface de terrain 6.500 mètres carrés, dont 1.000 couverts avec 3 étages. Ce bâtiment com-

prend les divers ateliers de fabrication et les laboratoires d'essais et d'analyses.

Force motrice : 2 générateurs de 100 chevaux et des moteurs électriques actionnés par le secteur.

Cultures médicinales : ferme de Vintué (50 hectares) à Etréchy (S.-et-O.). Les bâtiments sont aménagés en séchoirs et magasins de réserve ; un moteur électrique de 15 chevaux donne l’éclairage électrique dans la ferme.

On y cultive surtout la belladone, la jusquiame, la valériane.

Outre le bénéfice commercial réalisé, c'est le moyen, par une culture appropriée, d'obtenir des plantes à teneur alcaloïdique élevée ; c'est aussi la façon de se débarrasser des importations autrichiennes de belladone.

Nous ne saurions trop louer cette méthode qui libère complètement nos fabricants du joug étranger. Si nos fabricants de quinime avaïent pu avoir leurs plantations, nous n’aurions pas été à la merci des Hollandais et à la veille de. manquer de ce précieux médicament. Si dans nos colonies nous avions trouvé le moyen d’acclimater les pavots à opium, nous en fabriquerions les alcaloïdes et nous n’aurions pas payé l'extrait d’opium 800 francs le kilo !

Fabrications : 1° extraits pharmaceutiques d’après toutes les pharmacopées ;

20 Intraits : d’après le procédé Perrot et Goris ;

30 Préparations galéniques titrées physiologiquement ;

49 Teintures, alcoolats, eaux distillées:

50 Pilules, granules, dragées, granulés, comprimés.

Outre ses bureaux et ses magasins de vente de la rue Aubriot, la maison Dausse possède des agents et des dépôts dans le monde entier. Sa marque est certainement la plus réputée.

…. Historique : fondée en 1834, par Dausse aîné et dirigée par lui jusqu'en 1874. Depuis la maison a toujours été dirigée par ses descendants.

En 1874, la raison sociale devient Duboë, Due

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