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MAISONS ALLEMANDES DE

PRODUITS PHARMACEUTIQUES

Aktien GESELLSCHAFT fur anilin fabrikation

Siège social : Treptow, près Berlin.

Capital: Actions : 24.000.000 de marks ; obligations 9.000.000.

- Dividendes (!) : pour 1910 : 20 0/0 ; 1911 20 0/0 ; 1914, 16 0/0 ;

Usines : 3 en Allemagne : Rummelsbourg, près Berlin, Berlin, Greppin. Superficie totale : 130 hectares.

2 en Russie : Moscou et Libau ; -

1 en France : celle de Lucien Picard, à Saint-Fons (Rhône) ; elle fabriquait avant la guerre 10.000 kilos d’acide picrique par jour (?). x

Force motrice : 50 générateurs faisant 5.010 mg. de surface de chauffe ;

17 moteurs donnant 1.200 HP.

Personnel : 55 chimistes, 10 ingénieurs, 4.000 ouvriers et employés.

Fabrications : Produits intermédiaires pour la fabrication des couleurs ; matières colorantes dérivées du goudron de houille ; produits photographiques ; parfums synthétiques ; produits pharmaceutiques : naphtol, essence de myrbane.

Historique : Constituée en 1873 par la fusion de la Société pour la fabrication de l’aniline : Dr A. C. Martins et Paul Mandelssohn-Bartholdy de Rummelsbourg, et la fabrique de colorants du Dr Joordau, à Treptow.

En 1895, elle fonda l’usine de Greppin.

Cette firme a passé un contrat avec Bayer, et la

(1) Chiffres pris pour 1910 et 1911 dans le rapport de P. CLauner, Consul je rs à Francfort, du 9 août 1912, sur l’industrie chimique allemande en

(2) Ounix. Chronique Pharmaceutique de novembre 1945.

Badische Anilin pour cinquante ans à dater du 1er juin 1915. Les bénéfices seront partagés dans la proportion de 14, 43 et 43 0/0.

Œuvres philantropiques : Caisse de Secours en cas de maladie ; caisse de retraites pour les employés.

BADISCHE anilin und Soda Fabrik.

Siège : Ludwigshafen-sur-Rhin.

Capital : actions 54.000.000 de marks ; obligations 22 millions.

Usine : Ludwigshafen.

Filiale française à Neuville-sur-Saône (Rhône). « La Badische est la plus grande fabrique de pro-

duits chimiques du monde. Les chiffres la concernant sont déconcertants » (1).

Personnel : 2 directeurs, 5 sous-directeurs, 25 fondés de pouvoirs, 475 chimistes et ingénieurs, 10.186 employés et ouvriers.

Superficie : 250 hectares dont 40 couverts de bâtiments. à

Force motrice : 123 générateurs, faisant plus de 20.000 mètres carrés, font fonctionner 253 moteurs (?).

Usine électrique de 8 dynamos faisant 3.350 HP pour éclairage, transport de force et électrochimie.

Transports : Située au bord du Rhin, elle possède un port avec grues de déchargement ; le transport des grosses matières premières se fait par eau.

Le service intérieur est fait par 16 locomotives, traînant 387 wagons, nécessitant 77 kilomètres de voies ferrées ; celles-ci sont reliées au chemin de fer du Palatinat. ;

Consommation annuelle : Houille : 243.000 tonnes en 1899 ; elle doit être actuellement d’environ 400 mille tonnes.

Eau : 59 millions de mètres cubes ;

Glace : 105 millions de kilos.

(1) Ou. Chronique pharmaceutique, novembre 1915. (2) Donnant plus de 15.000 H. P.

d'incendie : 25 pompes à vapeur ; 539 prises d’eau ; 9.100 mètres de tuyaux.

Matières premières employées : Pyrites d'Espagne,

sel marin, salpêtre, produits de la distillation dugoudron

de houille.

Fabrications : produits intermédiaires et produits finis de l'Industrie des matières colorantes dont les deux principaux sont : l’alizarine artificielle et l’indigo synthétique .Produits de la grosse industrie : Chlore liquéfié par compression et anhydride sulfurique préparé par contact avec catalyseur à la suite des travaux de Knietsch, soude électrolytique.

Ces trois fabrications constituent des innovations et un grand progrès dans l’industrie chimique.

Historique : Fondée en 1865 à Mannheim, transportée pour agrandissement en 1867 à Ludwigshafen. Sa prospérité date de la production industrielle de l’alizarine synthétique basée sur les travaux de Grache, Liebermann et Caro. Ses succès suivent parallèlement le développement des colorants artificiels auquel elle contribue du reste pour une large part.

Il suffit, pour s’en rendre compte, de voir la liste des colorants et de leurs inventeurs, publiée dans le rapport d'Otto Witt, sur l'Exposition collective de V Industrie Allemande des Produits chimiques de 1900, pages 71 à 75.

Le capital initial de la Société, de 1.400.000 florins atteignait 21 millions de marks en 1900 pour passer successivement à 36 millions, 45 millions et atteindre le capital actuel.

Le nombre des ouvriers de 30 à la fondation, Te gnait 835 en 1875 ; 4.800 en 1896 ; 6. 207 en 1900 et 10.186 en 1915.

Les dividendes distribués étaient -

pour 1910 de 25 0/0 du capital (!) — 1911 de 25 0/0 — — 1914 de 19 0/0 —

. La valeur en bourse des actions atteignant dé 450 à

(1) Rapport de CLAUDEL, consul de France à Francfort, du 8 août 1912.

LE SiTu 525 0/0 de leur valeur nominale représentait en 1914, 243 millions ({).

Le plus grand succès de la Badische est sans contredit la mise au point de la fabrication artificielle de l’indigo ; elle y a mis 15 ans et a dépensé 20 millions, mais elle a atteint son but.

Œuvres philanthropiques : Maisons ouvrières, réfectoires économiques, soins médicaux gratuits, sanatorium pour tuberculeux, écoles ménagères, primes d’ancienneté, contribution aux caisses de secours et de pension, salle de récréation, bibliothèque.

Farben Fabriken worm Friedrich BAYER und et C° (Société anonyme par actions)

Siège social : Elberfeld.

Directeur général : M. Duisberg.

Capital : Actions : 54 millions de marks ; obligations 25 millions (?).

Usines : En Allemagne : Elberfeld, Leverkusen (près Cologne), Barmen, Schelploh.

1 en Russie : Moscou.

1 en France : Flers (Nord).

Personnel : 14 Directeurs généraux et particuliers, 304 chimistes, 67 ingénieurs, 40 fondés de pouvoir, 650 techniciens, 7.800 ouvriers.

Leverkusen :

Victor Cambon nous dépeint très bien l’usine de Leverkusen ($).

. Elle dépasse toutes les conceptions que l’on peut

se faire d’un établissement industriel.

Elle forme un rectangle d'environ 1 kilomètre sur 2 1/2 dont le grand côté borde la rive droite du Rhin, à une dizaine de kilomètres de Cologne.

(4) Rapport d’AuGer, sur les Matières Colorantes, publié par l'Office des Produits Chimiques, page 29.

(2) Aucer. Rapport sur l’industrie des Matières Colorantes.

(3) Camson Victor. L'Allemagne au Travail, page 181. )

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