RIEDEL
Siège social : Berlin.
Usines : À Grunau et à Berlin.
Force : 5 chaudières faisant 400 mètres carrés et
5 moteurs à vapeur.
Personnel : 10 chimistes, 150 employés et 200 ouvriers.
Fabrications : Acide gallique, antipyrine, bromure d’éthyle, caféine, chloral, chloroforme, chlorure de méthyle, eugénol et dérivés, gaïacol et dérivés, phénacétine, salumine, sulfonal.
Et les produits suivants inventés dans la maison : Dulcine, Iodophénine, Thiol, Tolypine, Tolysol.
Historique : Maison créée en 1802 par Daniel Riedel, pharmacien, grand-père du propriétaire actuel.
(4) Extrait du rapport HaLLer sur l'Exposition de Chicago, 1893. Les chiffres actuels sont certainement plus importants.
En 1826, elle fabriquait-de la quinine pour le gouvernement prussien. Son fils prenait sa suite en 1842 et en 1888 la prospérité nécessitait la construction de l'usine de Grunau.
Chemische Fabrik auf Actien vorm E. SCHERING
(Société anonyme). (!)
Siège social : Berlin.
Direction : un technicien, un commerçant ; règle absolue de la maison.
Usines : Berlin. — 16.510 mètres carrés de superficie, reliée à la gare par voie ferrée.
Charlottenbourg 58.310 mètres carrés.
Force : 20 chaudières faisant 2.000 mètres carrés ; 18 moteurs donnant 850 HP.
Personnel : En 1900, 20 chimistes et 700 ouvriers et employés.
Fabrications : Quelques produits photographiques, des appareils de désinfection et surtout des préparations pharmaceutiques.
Produits pharmaceutiques : acides borique, camphorique, gallique, lactique, monochloracétique, pyrogal-, lique, salicylique, bismuth, métal et azotate,baryte et ses sels, benzonaphtol, bromures et iodures alcalins. chloral, chloralamide, chloralcaféine, chloroforme du chloral, crotonchloral, créosote, camphre monobromé. diabétine, eucaïne, formaline, paraldéhyde, pipérazine,; salicylates de soude et de bismuth, salol, sous-gallate de bismuth, urotropine.
La maison fabrique aussi des comprimés de trioxyméthylène (pralloformine) pour alimenter ses appareils à désinfection.
Depuis la liquidation de la Société Hélios, les Spécialités Schering étaient en dépôt à la pharmacie Beytout, 4, faubourg Poissonnière, Paris.
(4) Renseignements pris dans les rapports de HaLzer, sur l'Exposition de Chicago, 1893, page 99; d'Otto Wrrr, sur l'exposition ehimique Allemande, en
1900, page 94; de Crauoez, Consul de France, à Francfort, du 9 août 1912, et dans l'Allemagne Tentaculaire de GarNar, page 16. PA
La vente des produits fabriqués atteignait en 1900 10 millions de marks.
Dividendes : Pour 1910 et 1911 : 9,87 et 9,75 0/0.
Historique : Fondée en 1853 par Schering, comme annexe de la « Grune Apoteke » dont il était propriétaire, pour la fabrication de produits pharmaceutiques. Peu après M. Schering y ajoutait celle des produits chimiques nécessaires à la photographie. |
En 1858, l'installation primitive devenant insuffi-sante, M. Schering achetait des terrains contigus à son usine rue de Fenn et rue Muller, et c’est sur cet emplacement que s’éleva la maison mère actuelle à Berlin.
En 1871, l’entreprise se transforma en société anonyme au capital de 1.500.000 marks.
Trois ans plus tard, M. Schering s’adjoignait un directeur, M. Holtz.
En 1880, la société prospère fonda une deuxième usine à Charlottenbourg, près du chemin de fer et dans le voisinage de la Sprée. En même temps, elle portait son capital à 3 millions de marks, et, en 1899, pour de nouveaux agrandissements, celui-ci était porté à 5.millions de marks. -
M. Schering, fondateur est mort en 1889.
Œuvres philanthropiques: Caisses de secours et de maladie. Pensions pour les veuves et les orphelins.
Vereinigte Chininfabriken ZIMMER und C° (1)
Siège social : Francfort-sur-le-Mein.
Direction : un directeur général et deux directeurs particuliers.
Usines : À Francfort et à Feuerbach, près Stuttgard.
| Personnel : 4 employés supérieurs, 7 chimistes, 200 ouvriers et employés subalternes.
Fabrications : Quinine et tous ses sels, ainsi que les alcaloïdes secondaires du quinquina, cinchonine, cinchonidine, quinidine, etc... caféine, cocaïne, morphine, codéine, berbérine.
(4) Otto Wrrr. Rapport sur l'Exposition collective de l'Industrie chimique allemande de 1900, page 209.
Es
Bramow.
Préparations galéniques : iode et tous ses dérivés ; sels de bismuth et de mercure, et les remèdes nouveaux
inventés dans la maison : euquinine, validol.
Historique : Cette société résulte de la fusion en 1887 de deux anciennes firmes fabriquant déjà de la quinine, la maison Fridr. Jobst, fondée en 1806 à Stuttgard et la maison Conrad Zimmer, créée en 1837 et possédant chacune une plantation à Java, datant de 1876 ie Zimmer et 1879 pour Jobst.
C’est l’une des plus importantes fabriques de quinine et d’alcaloïdes.
Nous voudrions, pour pouvoir lutter contre les Allemands après guerre, voir nos fabricants français propriétaires aussi de plantations de quinquina soit à Java, soit dans nos colonies. Un fabricant n’est indépendant que lorsqu'il possède ou produit lui-même sa matière première. Nous revenons fréquemment sur cette question car nous
Ja considérons comme fondamentale et comme une base
nécessaire à la création et au développement des usines importantes.
WITTE Friedrich
Siège social : Rostock (Mecklembourg).
Usines : Rostock et Bramow.
Fabrications : Produits chimiques : xylols, xylènes, acide benzoïque, benzoates et autres produits de la série aromatique.
Produits physiologiques : pancréatine, pepsine, peptone, peptonates.
Produits galéniques : chrysarobine, ergotine, beurre de muscades, huile de croton, résines de jalap et de scammonée, extraits pharmaceutiques.
Historique : En 1856, M. Witte, propriétaire de la Pharmacie du Cerf, à Rostock, installa une petite usine comme annexe de la pharmacie. En 1862, il vendit son officine, s’adonna à son industrie et reconstruisit son usine. En 1888 il lui fallut installer une autre usine à
La maison a acquis une renommée par sa pepsine pure soluble, très active obtenue par voie osmotique.
Le concessionnaire pour la France était M. Pouzin, pharmacien, 64, boulevard Barbès, à Paris.
Nous n'avons vu que les firmes importantes ; il existe encore d’autres usines faisant des produits chimiques destinés à la pharmacie, mais nous ne pouvons nous en occuper ici, de même que des industries aceessoires.
Par contre, nous avons parlé d'usines ne s’occupant qu’accessoirement de produits pharmaceutiques (Aktien Gesellschaft) ou seulement des produits intermédiaires servant de point de départ (Badische). Nous l’avons surtout fait pour montrer l'importance de ces usines et établir plus loin des comparaisons.