MAISONS ANGLAISES DE
PRODUITS PHARMACEUITIQUES
Dans la première partie du xrx® siècle, les industries chimiques anglaise et française se partageaient la clientèle mondiale des produits ou industriels et pharmaceutiques.
La chimie organique naïssait à peine. et les fabrications étaient cantonnées dans les produits minéraux. Les usines anglaises s'étaient surtout attachées aux grosses fabrications, acides et bases,
L'industrie technique y était insuffisamment développée.
«£a totalité des étudiants de Grande-Bretagne et d'Irlande qui suivent les cours des Universités et des Ecoles techniques ne dépasse pas 3.873. Ce chiffre est inférieur à celui des élèves des écoles SHDCHEUTES de Berlin seul » (1).
Il en résulte que les usines de produits chimiques destinés à la pharmacie, étaient peu nombreuses avant la guerre. Les médicaments étaient fournis à l'Angleterre par l'Allemagne et par la France.
Pour répondre aux besoins, de nouvelles usines se sont créées depuis les hostilités ; elles fabriquent surtout les dérivés du phénol, cette matière première abondant -en Angleterre.
Notre liste de fabricants anglais ne comprend que les plus anciens et les plus connus. Parmi eux, deux se sont presque spécialisés dans les alcaloïdes de l’opium.
BURROUGHS, WELLCOME and C°
- Siège social : Londres, Snow Hill Buildings. Direction : Henry S. Wellcome, seul propriétaire. Usines : à Dartford.
(4) Hazer. Introduction de son rapport sur l'Exposition de 1900, page Lvr.
Force motrice : 500 HP.
Maisons de commerce : À Snow Hill Buildings et salle d'exposition : 54, Wigmore street W. Londres.
Succursales avec installations complètes : À New- York, Montréal, Sydney, Cape-Town, Milan, Shangaï, Buenos-Ayres et Bombay.
Dépôts dans les principales villes du monde.
Personnel : 2.200 chimistes, ouvriers et employés.
Historique : Maison fondée en 1878 par MM. Burroughs et Wellcome, après acquisition des procédés de fabrication Brockedon, créateur en 1842 des médicaments comprimés en forme de disques biconvexes. Depuis 1895, par suite du décès de M. Burroughs, M. Wellcome est resté seul.
La maison a inventé et établi une installation mécanique modèle qui opère avec la précision du plus délicat mouvement d’horlogerie et assure une exactitude de dosage variant de un sixième de milligramme à 4 grammes dans les comprimés fournis sous les marques « Tabloïd et Soloïd ».
Ella a équipé en médicaments toutes les grandes expéditions militaires anglaises des dernières années et celles d’explorations de toutes nationalités : Stanley, Emin Pacha, Nansen, le duc des Abruzzes, Peary, Shackleton, Sven Hedin, Roosevelt, Amundsen, Scott, etc.
Laboratoires d'etudes et de recherches : Laboratoires Wellcome de Recherches chimiques dans King Street à Londres E. C. et Laboratoires Wellcome de Recherches physiologiques à Herne Hüll. Ces institutions sont autonomes et travaillent pour B. W. and Co, mais leurs études sont communiquées aux Sociétés savantes.
Fabrications : Comprimés de toute nature, alcaloïdes (aconitine et pilocarpine), produits galéniques.
Œuvres philanthropiques : Club et Institut à Dartford au milieu d’un grand parc. Un vieux manoir comporte : bilibothèque, salle de réunion et gymnase.
Des cours et des conférences techniques, des réunions littéraires, musicales, artistiques y sont organisés pour entretenir une bonne harmonie entre les employés et leur procurer une récréation après le travail.
À côté du club fonctionnent des sociétés de cricket, de tennis, et de hockey ; les terrains du club sont affectés au canotage, à la natation et à la pêche.
M-J. MAC FARLAND and C°
Siège social : Londres, 9 et 11 Moor Lane. Fore Street. E. C.
Direction : MM. D. Rainy, Brown. A. Macdonald:
Capital : privé.
Usines : Abbeyhill Chemical Works, Edimbourg ; Northfield Chemical Works. Edimbourg.
Historique : Maison fondée en 1780. Elle s’est spécialisée dans la fabrication des alcaloïdes de l’opium et sa marque est l’une des plus anciennes.
Elle fut la première à fabriquer la morphine en 1853 et à obten:r la codéine cristallisée.
C’est aussi dans ses laboratoires que Dott, chimiste de l’usine, fit en 1885, les expériences sur la codéine artificielle en traitant la morphine par le chlorure de méthyle pour remplacer H par un groupe CH. II réalisait la synthèse de Grimaux de 1881 et démontrait que la codéine naturelle et la codéine artificielle étaient absolument identiques (toute la fabrication actuelle est synthétique).
Fabrications : Morphine, ses sels et ses dérivés organiques (éthylmorphine et diacétylmorphine) ; codéine, apomorphine et leurs sels, narcéine, narcotine, cotarnine, hydrocotarnine, cryptopine, pavérine, thébaïne ; chrysarobine, strychnine, émétine ; chloroforme et éther
anesthésiques. Pansements antiseptiques.
MAY and BAKER Siège social : Garden Wharf. Battersea. London W
Capital : 60.000 livres sterling.
Usines : Battersea London and Wandsworth London $S. W.
Force motrice : 400 HP.
Personnel : 500 environ.
Historique : Fondée en 1834.
Fabrications : Sels de bismuth, sels de mercure, chloroforme, éther, camphre raffiné, sels de cadmium, cobalt, cuivre, lithine, magnésium et nickel.
SMITH (T. et H.)
Siège social : 25, Christopher St. London E. C.
L'un des plus anciens fabricants de morphine et de ses dérivés organiques. Fabrique tous les alcaloïdes de l’opium, les résines de jalap et de scammonée,
Vend aussi sous son cachet l'extrait et la poudre d’opium. Très vieille marque bien cotée.
WIFFEN (Thomas)
Siège social : à Battersea (London).
Fabrications : Caféine et ses sels ; émétine, quinine, salicine, strychnine.
L'Angleterre nous fournit beaucoup d'essence de menthe poivrée. Les meilleurs cachets sont : John Jackson et Co de West Croydon (Syrrey), Miller et Obson de Mitcham.
ÉVARNL LOSRES
a rie
a a shit à
PTT