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CHAPITRE I

C’est surtout à M. Deharme que nous devons les progrès de cette industrie.

La fabrication de la belle tôle a fait perfectionner celle du fer-blanc ; les progrès ont été si rapides et si étendus qu’en peu d’années on en a formé un grand nombre d’établissemens , surtout dans nos provinces du nord. La découverte du moiré métallique, qu’on doit à M. Allard, rend la fabrication du fer-blanc d’autant plus importante qu’elle en multiplie les usages en le faisant servir d’ornement pour les meubles, les bijoux et autres objets. C’est à l’aide des acides , dont on recouvre la surface du fer-blanc , qu’on lui fait prendre une belle couleur de nacre ; on colore ensuite la surface nacrée avec des vernis qu’on ponce avec soin.

Les ateliers de trefilerie sont devenus si nombreux que les fabricans de la Franche- Comté se sont vus forcés d’en réduire le nombre en accordant une indemnité à ceux qui ont consenti à suspendre leurs travaux , et que, par une convention écrite, ils se sont partagés les heures de travail.

La manufacture des fils de fer et acier ,

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établie à l’Aigle par M. Mouchet , est portée au plus haut degré de perfection.

La fabrication des vis à bois, dont la consommation est immense , était à peine connue , il y a quelques années : M. Japy a introduit , dans ses ateliers de Befort , des procédés si économiques , des machines si parfaites, que ses produits sont supérieurs à tout ce qu’on connoissoit en ce genre : beaucoup d’autres établissemens existent en France; ils fournissent tous aux besoins des arts, mais aucun ne peut être comparé, pour la perfection, à celui de M. Japy.

La bijouterie d’acier, pour laquelle nous étions si inférieurs aux Anglois , n’a pas fait moins de progrès : nous devons de"la reconnoissance a M. Schay, qui , par un procédé ingénieux , a trouvé le moyen d’amener l’acier à un degré de malléabilité qui en facilite le travail, et qui, après avoir reçu la forme et le poli convenable, est facilement rétabli dans toutes ses qualités primitives: ce procédé procure une économie de main d’œuvre incalculable, et permet de livrer les produits au commerce à un très-bas prix.

Du moment qu’on a eu formé de grands

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