ARTICLE IV
De la Papeterie.
Les débris des tissus de chanvre et de lin donnent lieu à un nouveau genre d’industüe , qui , de nos jours , a acquis une grande importance, c’est la fabrication du papier. Nous devons surtout à MM. Mongolfier, Johannot, le baron Delaitre, Didot, etc., les perfectionnemens qu’a reçus cette industrie.
Le fabricant distingue trois sortes de chiffons : le blanc, le gros, et celui qui est coloré.
Chaque sorte , arrivée en fabrique , y est d’abord triée, et subdivisée en autant de lots qu’il y a de degrés de finesse.
La plus belle sorte de chifon blanc qu’on nomme superfin , est évaluée à 4<> cent, le demi-kilogramme, et le papier qui en provient vaut 1 fr. 20 cent.
La seconde est estimée 32 cent. et le papier 1 fr.
La troisième vaut 27 cent. ^ , et produit cent.
La quatrième , 25 cent. ; et le papier, G8 à 70 cent
1 44 DE L’mDÜSTRIE FRANÇOISE.
Le chiffon gros se subdivise en trois sortes.
La première, qu’on évalue à i5 cent. , produit en papier 5o cent.
La seconde , qu’on estime 7 cent. , produit en papier 35 cent.
La troisième , qui sert à former le papier d’emballage , vaut , en chiffon , 5 cent. , et donne 3o cent.
On peut appliquer au chiffon de couleur le même prix pour ses trois qualités , et le même produit en papier qu’au chiffon gros.
On sera peut-être étonné de ce que la différence de prix, entre les diverses sortes de chiffon et le papier qui en provient, ne suit pas la même progression ; mais il faut observer que le déchet est d’autant plus grand, que le chiffon est plus grossier; il est de 20 pour 100 sur les sortes fines , et de 35 sur les plus communes : si on considère ensuite que les frais de fabrication , de collage et d’apprêt sont à peu près les mêmes pour les produits de tous les chiffons , il s’en suivra que le plus fort déchet qu’on fait sur les grossiers doit être supporté par le prix du papier.
On voit, d’après ce tableau, que la pre*