‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 75 sur 238 · ARTICLE -VI · texte numérisé non relu

ARTICLE -VI

De la Passementerie.

Nous comprenons, sous le nom de passementerie, les galons , les fleurs artificielles, les modes, les ganses, les épaulettes, les glands, les franges, les broderies de toutes sortes , les boutons de fil et de laine , les dentelles d’or et d’argent , etc.

Cette industrie est plus parfaite et plus répandue en France que dans aucun autre pays ; elle donne lieu à une exportation

ï*>2 DE ï, 'INDUSTRIE FRANÇOISE.

assez considérable; celle des modes et des fleurs artificielles a été de 2,072,700 francs en 181 1 , et de 1, 4 16, 000 fr. en 1812.

Ici la main d’œuvre fait presque toute la valeur de quelques articles; et dans les autres , elle quadruple , terme moyen , celle de la matière première. La passementerie, telle que je la considère ici , est aux substances qu’elle met en œuvre, ce que la bijouterie est aux métaux.

Le commerce de passementerie est un objet d’environ 5 millions pour Paris , et ce n’est pas l’estimer trop haut, que de le porter à 7,000,000 francs pour tout le royaume.

Page 1