‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 77 sur 238 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

passer clans le commerce , est disposée à ses divers usages dans des ateliers qui existent près des forges, où ce métal reçoit une variété de main d’œuvre qui lui donne plusieurs degrés de valeur, par la filière, le laminoir, la cémentation , etc. ; nous pouvons établir un prix moyen de 32 fr. par 5o kilog. , y compris les tôles, le fil de fer, l’acier naturel et l’acier cémenté , etc. ; ce qui formeroit un produit de 44?4 1 °,6B8 fr.

Les 1 1,687,800 kilog. de fonte moulée, à raison de 12 fr. les 5o kilog., ajoutent à ce produit une valeur de 2,801,072 fr. ; ce qui forme un total de 47>2 15,760 fr.

Le fer sortant des forges entre dans de nouveaux ateliers où il reçoit une nouvelle valeur par les différens genres d’industrie qui l’approprient à nos besoins.

Les maréchaux , les cloutiers , les forgerons, etc., n’élèvent en général le prix du fer que de deux cinquièmes au-dessus de sa valeur dans le commerce ; mais les serruriers, qui en consomment une grande partie, la portent beaucoup plus haut; et pour apprécier ce que ce métal acquiert par leur industrie , nous croyons devoir présenter ici les divers objets qu’ils fabriquent,

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et établir les prix auxquels ils peuvent les livrer au consommateur.

Les ouvrages les plus grossiers que fabriquent les serruriers, sont les chaînes, les harpons, les linteaux, les barres de trémies , etc. Ces objets n’ajoutent qu’un tiers à la valeur du fer employé. Les étriers , les grilles, les équerres et pivots, etc. , doublent le prix du fer ; les armatures des pompes avec balancier à volute ou volant à chaîne , le quadruplent; les rampes à barreaux droits, les pomeîies, les charnières, les targettes, les tringles, les verroux, les fiches, les sonnettes le triplent en général , et les clefs , les serrures, font plus que le sextupler.

On peut poser en principe que ces travaux réunis donnent au fer une valeur triple de celle qu’il a en sortant des forges; de sorte qu’en supposant que l’industrie dont lions venons de parler consomme pour 40,000,000 fr. «le la totalité de nos fers , elle leur donne une valeur de 120,000,000 fr.

Si, à présent, nous examinons ce que produisent les genres d’une industrie plus soignée, tels que ceux qui ont pour objet la quincaillerie, la bijouterie en acier, l’armurerie , l’horlogerie , la coutellerie, etc., qui tous

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