‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 102 sur 203 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

a26 DE l'iMDOSTBIE FRANÇOISE.

Au commencement de la révolution , on expédia pour le Levant des draps qui ne présentoien t ni les dimensions ni les qualités de ceux qui y avoient établi la réputation de notre draperie: les Levantins retirèrent leur confiance; et les belles manufactures du midi ont été victimes de la mauvaise foi de quelques fabricans avides.

A la même époque, les tissus de Lyon n'ont plus offert la même solidité de couleurs , et la réputation de cette belle* fabrique eût été bientôt complètement perdue si on ne fût revenu aux anciens procédés qui l'avoient établie.

On n'abuse pas long-temps de la confiance du consommateur, et le tromper c'est perdre le commerce.

Mais indépendamment de la bonne foi qui doit être la base de toutes les transactions , le commerçant doit connoître le goût et les besoins de tous les peuples, ainsi que le prix comparé de tous les objets de la consommation; c'est d'après ces connoissances qu'il do^ régler sa fabrication et diriger ses expéditions ; autrement toutes ses entreprises sont basardeuses.

Les nations éclairées recherchent les pro

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