‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 13 sur 203 · CHAPITRE I. 4 ag · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 4 ag

siècle , avoit peu ajouté au métier à bas , introduit en France par Hindret, Ta beaucoup amélioré de nos jours. Nous avons vu paroitre successivemeut le métier à maille fixe de Chevrier, celui à chaînettes de Chevalier , celui à tricot sur chaîne et à maille transposée d'Aubert, de Lyon , celui à manivelle lie Favereau , ceux à roulette de Jandeau et de Julien Leroy , ceux de Dantry , Viardot, Jolivét, Cochet, etc. ; tous présentent des perfectionnemens plus ou moins utiles : mais M. Moisson, chanoine d'Alais, en supprimant les ondes, est, peut-être, celui qui a le' plus simplifié l'ancien métier à bas , sous le rapport du mécanisme et de l'économie.

Les machines qui remplacent aujourd'hui la main de l'homme dans presque toutes les opérations de l'industrie manufacturière, ont opéré une grande révolution dans le3 arts : depuis leur application , on ne peut plus calculer les produits par le nombre des bras employés, puisqu'elles décuplent le travail; et l'étendue de l'industrie d'un pays est aujourd'hui en raison du nombre des machines, et non de la population.

Des personnes peu éclairées craignent

DUSTRIK FR

La fabrication des bonnes machines de précision , dant la justesse, la solidité et la simplicité font le principal mérite, n'étoit point portée en France, jusqu'à' ces derniers temps , au degré de perfection où elle étoit parvenue eu Angleterre ; et nous étions tributaires de cette nation pour tous ces objets, tels que lunettes, instruraeus de physique , etc.

Ce genre d'indus Irie suppose, de la part de l'artiste, des connoissances étendues de mécanique , quelques notions de calcul , jine grande habileté dans le travail , et des lumières sur les principes de l'art. Cette réunion de qualités nécessaires pour composer un bon instrument, se trouve rarement dans un artiste; et ce n'a été qu'à l'époque où l'étude des sciences est devenue plus générale, cl les rapprochemens plus intimes entre les sav^s et les artistes, que ceux-ci sont arrivés à un grand degré de perfection dans leur art.

M. Bréguet a considérablement perfectionné l'art de l'horlogerie : non-seulement il exécute des garde- temps d'une grande précision , mais il a fait des amélioFations «portantes au travail des pîoces qui

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