‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 20 sur 203 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

a VU ensuite M. Curaudau chercher à propager ce procédé , et y apporter quelques légers changemens pour en faire une opération de ménage.

La fabrication des papiers peints a pris un sigrand développementdepuis vingt-cinq ans y que ses produits servent aujourd'hui à l'ameublement de toutes les classes de la société ; elle s'est enrichie de nouvelles couleurs , et la chimie a trouvé le moyen de donner de la solidité à plusieurs d'entre elles qui n'en avoient aucune. Le vert et le bleu, qui ne résistoient pas long-temps à l'air, peuvent aujourd'hui en recevoir une impression du* rable sans éprouver de l'altération, et c'est à M. Prieur que nous devons cette découverte.

Cette branche d'industrie vient de recevoir encore des améliorations par l'importation du procédé à l'aide duquel on fabrique les feuilles de papier d'une largeur et d'une longueur indéterminées (i).

La chimie avoit fait connoitre les principes delà fermentation vineuse; elle avoit

(i) Ce procëdë , dëcouvert en France par M. Didot , avoit été porté en Angleterre par son auteur , que de$ raisons particulières avoient forcé à s'expatrier.

L INDCSTRIE rilAtfÇOISE.'

peu de résultats utiles. Quelques années après, Argand et moi avons fait connoître des procédés plus avantageux, que le commerce a suivis pendant quelque temps.

11 étoit réservé à Edouard A.dam d'établir le système de la distillation sur de nouveàur principes , et d'en faire , pour ainsi dire , un art nouveau. Un appareil de chimie employé à tout autre usage, lui donna la première idée de son nouvel alambic : la connoissance du fait que les vapeurs aqueuses qui s'élèvent, par la distillation, avec les vapeurs alcoholiques , se condensent à une température moins élevée, l'a dirigé dans toutes ses recherches; il a fait une application si heureuse dece principe à l'art de distiller les vins, qu'il est parvenu à retirer une plus grande quantité d'eau-de-vie, et à obtenir, à volonté, et par une seule chauffe, tous les degrés de spirituosité connus dans le commerce, depuis l'alcohol le plus concentré jusqu'à l'eaude-vie la plus foible.

Les avantages que présentoient les appareils qu'Edouard Adam avoit construits dans le midi, ne permettoient plus aux anciens de pouvoir concourir; la prodigieuse quantité d'eau-de-vie que ses établissemens ver-

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