CHAPITRE II. l4l
donne à tous ses produits une valeur plus que double de celle du prix primitif.
Nous avons déjà vu que Ton pouvoit réduire la valeur de nos récoltes de lin , à 19,000,000 fr.
L'importation du lin, déduction faite de l'exportation, est d'environ 1,000,000 fr.
Ainsi, la quantité de lin qui est livrée à l'industrie est de 20,000,000 fr.
Nous pouvons diviser la fabrication en trois classes : l^ celle qui a pour objet la confection des toiles de lin ordinaire ;
2^. Celle qui concerne les toiles fines, les étoffes mélangées , la bonneterie ;
3*". Les dentelles.
Dans le premier cas , le peignage , la filature , le tissage , le blanchiment^ etc. , trir plent la valeur du lin; dans le second, les frais de ces opérations font plus que le tripler.
Le peignage du lin offre moins de déchet que celui du chanvre ; mais la filature du premier coûte beaucoup plus que celle du second.
Dans le troisième cas, c'est-à-dire, dans la fabrication des dentelles^ le prix de la matière première est nul en comparaison de celui qu'elle acquiert.
l4a DE L INDUSTRIE FKATTCOISE.
Comme la plus grande partie des prodaib fabriqués avec le lin appartient à la première et à la seconde classe, il s'ensuit que la valenr commerciale des tissus de lin n'excède pas 75,000,000 fr.
La valeur moyenne d'exportation jHλe sur 1787, 1788 et 1789, en bonneterie, dentelles, mouchoirs, batiste, linon , toiles de chanvre ou de lin , a été de 37,917, ■îSSfr.; et la valeur d'importation , de i S,3-j^,Goo.ît.; il reste donc à l'avantage des exportatiom 19,663,783 fr.
Je n'ai pas compris dans ces états , la fabrication des toiles et bonneterie (joi 1 lieu dans les campagnes, pour le service de chaque ménage , et c'est au moins un objet d'u-n quart pour le lin , et de plus d'un tiers pour le chanvre, qu'il faut ajouter aux résultats que nous présentons ici:
ce qui porte le produit de l'industrie sur le lin, à 100,000,000 fr. , et celui du chaBvre à 742,796,012 fr.