CHAPITRE II. Ij
passer dans le commerce, est disposée à ses divers usages dans des ateliers qui existent près des forges, où ce métal reçoit une variété de main d'œuvre qui lui donne plusieurs degrés de valeur, par la filière , le laminoir, la cémentation , etc. ; nous pouvons établir un prix moyen de Sa fr. par 5o kilog.,y compris les tôles, le fil de fer, l'acier naturel et l'acier cémenté , etc. ; ce qui formeroit un produit de 4494^^9688 fr.
Les 1 1,687,800 kilog. de fonte moulée, à raison de 12 fr. les 5o kilog., ajoutent à ce produit une valeur (Je 2,801,072 fr. ; ce qui forme un total de 479215,760 fr.
Le fer sortant des forges entre dans de nouveaux ateliers où il reçoit une nouvelle valeur par les différens genres d'industrie qui l'approprient à nos besoins.
Les maréchaux, les cloutiers, les forgerons, etc., n'élèvent en général le prix du fer que de deux cinquièmes au - dessus de sa valeur dans le commerce ; mais les serruriers, qui en consomment une grande partie , la portent beaucoup plus haut; et pour apprécier ce que ce métal acquiert par leur industrie, nous croyons devoir présenter ici les divers objets qu'ils fabriquent,
i58 DE l'iîîdcstbie FRAMÇOISF.
A ntërieu rement à 1790, on iinportoit pour une valeur moyenne de ^,585,630 fr.
en cuivre , bronze et laiton ; et nos mines de l'Ariège , du Haut-Rhin, de l'Aveyron, des T!autes-Pyrenée,s et du Rhône , produisoient à peu près 5oo,ooo fr. ; ce qui produisoit en totalité à. 8,o85,6 jo fr.
L'importation du cuivre avoît diminué par la réunion des pays qui en possédoient des mines, et qui fabriqtioieut du laiton:
mais, aujourd'huique nous sommes rentrés dans nos anciennes limites , il esta présumer qu'elle sera plus forte, parce que nos ateliers d'industrie se sont multipliés.
Le cuivre est converti en plaques ou planches , par le marteau ou le laminoir ; le bronze est coulé en statues, ou ornemens; le laiton est tiré à la filière pour former les fils nécessaires à la fabrication des épingles, des toiles métalliques, treillages, etc.
Tons ces travaux donnent à ces matières une nouvelle valeur; mais les chaudronniers , les tourneurs, les ciseleurs, les fabricans d'épingles, etc. , y ajoutent encore ; et j'estime que ces métaux , en sortant de la main de tous ces ouvriers pour passer à la consommation , ont acquis une