‹ De l'industrie françoiseChapitre 111 sur 138 · ARTICLE IX · texte numérisé non relu

ARTICLE IX

Des Volailles,

Tout ce qui entre dans la consommation générale, tout ce qui est presque inséparable de l'or^nisation d'une ferme d'exploitation , présente de l'intérêt , et offre des résultats immenses : les volailles sont dans ce cas.

Pour avoir une idée de l'énorme quantité de volailles de toute espèce qui existent en

ftOO DE LINDUSTBIE FRANÇOISE.

France, il me soffira ^observer qu'il se ven^; annuellement, aux seuls marchés de ToulouB/t, 120,000 oies destinées à être engrais^sées dans le voisinage , et que M. Lavoisier a évalué que la moyenne, du nombre d'oeufs qui se consomment à Paris , déduite de plusieurs années , est de 78 millions.

En partant de ce résultat, et siipposant que la consommation de Paris est tout au plus la vingtième partie de celle de la France, pour un produit quiestàl'usage de tout le monde ( I ), nous aurions i ,56o,ooo,ooo d'œufs à consommer par an ; ce qui fait à peu près 54 œufs par personne ; et", en évaluant la moyenne de la ponte de chaque poule , à 40 œufs par année , il y auroit en France 89,000,000 de poules.

En supposant les coqs dans la proportion

d'un quinzième le nombre s'élèveà 2,600,000, Établissant le prix de chaque espèce à un

(i) Ce qui établit, pour les habitan»^ de Paris, une consommation double de celle que fait un égal nombre d'individus dans les provinces, attendu que la population de Paris , qui est aujourd'hui , d'après le dernier recensement, de 713,765 habitans, non compris les étrangers , forme à peu près la quarantième partie d0 celle de la Fr^ce,

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