CHAPITRE VIII
tons dont le territoire ne présente que «s pâturages , on élève de nombreux bestiaux ave€ une intelligence qui sert de modèle à toute TEuropQ, on fabrique des fromages qui forment un objet de commerce si considérable que la France seule en achète annuellement pour un million et demi : dans les autres cantons , où la culture peut recevoir de plus grands développemens, on tisse des toiles , on fait de la dentelle ; et enfin , après avoir converti en tissu la plus grande partie des matières premières que lui fournit son agriculture et livré l'excédant au commerce, l'industrieux habitant de la Suisse a long-temps rivalisé avec celui de l'Inde , pour la filature du coton. On diroît que la nature a placé, ce peuple au centre de l'Europe j et sur un sol ingrat, comme pour révéler au reste des nations tout ce que peuvent l'amour du travail, la sobriété et les bonnes moeurs.
Les principaux objets que la Suisse fournissoit à la France , étoient les bestiaux , les fromages , la laine , la soie, les chevaux , les toiles de lin et de chanvre , les dentelles de fil , la librairie , le fil et les toiles de coton.
L'importation de ces divers articles a été
4o DE l'industrie frawçotse.
dalSis la proportioa suivaate pour les années 1787, 1788 et 1789.
Nous nous bornerons à énumérer les objets qui peuvent former encore la base de notre commerce avec la Suisse.
Objets d*importatioa en France-
Bestiaux.. . . . .
Fromages
Laiae
Soie.
Chevaux
Toiles .
Deatelles de fil.
Librairie
An. 1787
i,«io6,'>.oo 122,100 83i,ioo 690 600
fr.
177, 5oo
585, 5oo
1 ,25o,6oo
La totalité des importations a été ,
En 1 787 .' . . . 7,47«»ooo fr.
Nos exportations pour la Suisse consistoient en objets de subsistances, tels que vins, eaux-de-vie, bfé, huile d'olive, bestiaux, sel et fruits, etc., en denrées coloniales, café, sucre, coton, cacao, indigo, cochenille , etc. , en matières premières , laine , verdet , bois , cire , graines , etc. , en