De l'Infection en chirurgie d'armee
Lorsque Ton t'iiidie chez les blessés la nature des infirmités qu'ils conservent on la cause de leur mort, Ton est fiappé du rôle néfaste des accidents infectieux dans les traumatismes de guerre. Les uns soullrent moins d'une infirmité, conséquence directe de la lésion traumati(iue due a Taclion du projectile, que du reliquat des désordres pro>oqués par les agents infectieux. Chez les autres la mort est plus rarement le résultat direct d(» la blessure que l'aboutissant d'une infection.
Au point de vue chirurgical cette double constatation mérite d'être mise en vedette, car elle nous permet d'espérer que, à l'avenir, les guerres coûteront du fait des inf(*ctioiis moins de morts et d'invalides. La praticpie actuelle de
NiMUR I.T Laval. — infection. 1
la chirurgie civile sulRrail pour léj^ilinier une pareille prévision, dont la juslessc d'ailleurs se trouve mainlenani conlirniée par revpérience des luttes récentes dont la (lorée, la Grèce, rinde, TEgyple. rAinérique et 1 Afrique du Sud ont été le tliéalre.
Ailleurs nous metlrons en parallèle a ce point de vue les guerres du passé cl celles à venir; pour le moment il nous suffit de Irouver dans celte donnée la hase d une division syniplomatique des hlessures suivant qu elles évoliient sans ou aprrs infection.
Dans cette étude nous n'av()ns |)as hésilé à faire de larges emprunts non seulement au Traité de c/iirurgie (V Armée que notre maître le médecin inspecteur (Ihauvel, il \ a quelque dix ans, a écrit avec notre collahoralion. mais encore aux travaux de nos devanciers, persuadés que ceux qui avaient vécu au milieu des épidémies de blessures de tjuerre infec/ées, mieux que tous autres pouvaient nous renseigner.
Les ccmiplications infectieuses des trauinatismes en ellct sont rares à notre époque dans la pratique civile et ils n'y revêtent plus les