‹ De l'Infection en chirurgie d'armeeChapitre 20 sur 22 · TISSUS · texte numérisé non relu

TISSUS

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dcja dit du rôle des corps étrangers comme agents d'infection dans révolution des blessures de guerre, mais il convient d'étudier, au point de vue anatomo-pathologique et clinique, les effets de leur séjour dans Torganismc.

Tolérés si parfaitement par certains blessés qu'ils restent méconnus, chez d'autres sujets les corps étrangers sont cause de désordres variés. La raison s'en trouve soit dans les conditions propres du corps éti^anger, — soit dans les conditions du milieu où il séjourne, — nous devons donc considérer d'abord la nature et la forme, puis la situation de l'épine logée au sein des tissus. '^

Nous savons combien est grande la variété des corps qui pénètrent dans les blessures par coup de feu; le projectile (balle ou éclats d'obus) ; débris du vêtement ou de l'équipement (étofles, cuir, boutons, etc.) parcelles détachées dés corps voisins (pierre, bois), voire même des tissus du blessé lui-même ou d'un camarade (esquilles, dents).

Tous ces corps étrangers, dit Legouest, ne jouissent pas également de la propriété de rester inoflensifs dans l'économie ; ce privilège est en particulier départi aux corps métalliques ou aux corps analogues par leur dureté, leur poli ou leur inaltérabilité; le verre, le cuivre, le fer et surtout le plomb peuvent séjourner impunément et indéfiniment dans réconomie.

Les os, la corne, le bois ne s'isolent que rarement, et si leur séjour ne provoque pas toujours d accidents graves, il détermine la plupart du temps la formation de trajets fistuleux ou d'abcès. Quant aux portions de vêtements et en particulier de vêtements de laine, ce sont de tous les corps étrangers ceux qui sont les moins bien supportés : ils donnent toujours lieu soit à l'inflammation et à des abcès immé-

M\ INFECTION EN ClUBtlIGIE DABMF.E

diats. soit à des plaies Hsluleuscs ou à des in- Hammutions et lies ubct^» conséculirs, jusqu'à leur soi'lie ou leur extraclion complt'te (Legnni'st).

Irriplanti's au milieu des lissus \ivanls, les corps étrangei-s subissent de ce fait une alliîrotion variable, suivant leur propre nature.

SI noua ne sommes pas encore renseignés sur ce qu'il advient pour les projectiles de cuivre qui, d'après Legouest. se couvriraient de vert de gris, nous savons pir contre que les balles de plomb tardivement extraites présentent seulement une teinte un peu brunie et.

ajoute Legouest, on trouve entre les aspéritésde celles qui ont été difformités des dépôts concrets de pus ou de substance blanchâtre solide, adhérente et d'apparence crayeuse, qui n'est autre chose que du phosphate de chaux. Les anciennes balles de fer se rouillaient quelquefois et peut-être en sera-t-il de même des lins éclats d'acier des obus actuels.

Les tissus des vêtements ne se désagr^gcnt pas ; on retrouve, après plusieurs mois de séjour dans l'économie, des lissus de lin, de chanvre, de laine et de soie imprégnés de sanie

Coups étrangers 38ô

ou de pus, ayant plus ou moins perdu leur couleur premitre, mais conservant toujours leur solidité: le drap garance des pantalons de nos soldats et le drap gris de leur capote reprennent leur couleur au lavage (Legouest).

Le bois ne subit d'autre cliangenienl qu'une augmentation de volume par imbibition plus ou moins grande, suivant sa porosité et, d'après la nature du liquide qui l'imprègne, il peut fournir un milieu de culture aux germes et devenir le siège de putréfaction.

Quant aux parcelles des tissus normaux de l'organisme, esquilles et dents en particulier, elles se présentent avec les caractères propres après leur mort aux tissus qui les constituent.

Indépendamment de la nature, la forme des corps étrangers mérite Tattenlion. Non seulement lorsque leur surface extérieure est régulière, lisse, arrondie, ils sont mieux tolérés, mais encore ils présentent cette particularité d'obéir dans une certaine mesure à l'action de la pesanteur et aux pressions que leur imprime la contraction musculaire: par suite ils se déplacent lentement, ils sont migrateurs. Par contre, les corps étrangers de forme irrégu-

NiMibR BT Latal. — Infection. '^2

lièrc, munis d'angles aigus, de bords Iranchants, sont mal tolérés, ils sont oflcnsanls pour les tissus voisins.

L'organisme ne subit pas passivement le séjour prolongé d'un corps étranger, d'un projectile en particulier. Nous savons que, au moment même où le mouvement de progression a pris fin, le mouvement de rotation dont la halle était animée persiste encore, que sous son inlluence les tissus mous, le tissu cellulaire en particulier, subissent un véritable feutrage. Primitivement pour ainsi dire se trouve ainsi constitué a la balle une sorte de sac fibro-celluleux, dont la paroi s'épaissit à la longue el luialement le projectile est inclus dans un kysie (pii l'isole de l'économie. C'e kyste peut se former indépendamment de toute action mécanique active de la part duprojeclile. Dans une d(» nos expériences chez un lapin, une halle aseptique (lu Lehel introduite au niveau de la réi^ion lombaire gauche est quarante-huit jours plus tard retrouvée dans le tissu cellulaire près de la dernière articulation de la [xitte postérieure (lu même coté. Elle est recouverte d'une enveloppe fibreuse vascularisée, qui sur une

coupe d'abord blanc grisâtre, offre plus profondément Taspect d'un mastic granuleux au sein duquel est couchée la balle.

Difierente est la formation de la membrane d'enveloppe lorsque la balle est arrêtée dans une séreuse, telle que la plèvre ou le péritoine.

Chez un lapin, un balle aseptique du Lebel est introduite dans le péritoine et, 75 jours plus tard, on retrouve dans le ht du rein gauche appliquée le long de la colonne vertébrale une masse allongée, absolument libre, d'aspect jaune grisâtre ; elle est formée d'une série de coques superposées d'aspect et de consistance fibro-élastique, et au fur et à mesure que l'on se rapproche du centre la masse se ramollit en grumeaux de la consistance du mastic, adliérenls à la surface de la balle jaune d'or, bronzée par endroits. Cette enveloppe néoformée a une épaisseur de \ à 5 millimètres.

Tandis que la balle munie de son enveloppe s'enkystait comme il vient d'être dit, dans les mêmes conditions le noyau de plomb était retrouvé au 'lô" jour recouvert d'une simple membrane, transparente, très légère.

Enfin un morceau très irrégulier de l'enve-

loppe de maillechort est introduit dans le péritoine d'un cobaye, mais quinze jours plus tard ranimai meurt et Ton trouve le corps étranger . fixé entre les dernières portions de Tinleslin gnHe et le ctecum. A ce niveau existe un gros noyau fibroïde adhérent à la paroi abdominale, au sein duquel le fragment métallique rouge cuivre est noyé dans un magma pâteux et d'un rouge minium. L'épiploon et Tinlestin sont adhérents et congestionnés.

Ces recherches très sommfiires demanderaient à être reprises, en particulier au point de vue des actions éleclro-chimiques que nous avons constatées dans quelques expériences. H nous a paru, en effet, qu'un courant électrique s'établit entre le métal de l'enveloppe et le noyau de plomb d'une balle cuirassée implantée dans les tissus d'un animal vivant.

Quelles sont les conditions qui favorisent ou empêchent celle action électrique, quelle esl son inlluence sur les tissus organiques eux-

mêmes ?

Quant aux désordres présentés par le^ tissus au voisinage du projectile logé, ils sont très variables suivant les organes blessés et

CORPS i^:tiiangrrs iko

soloii los a('('i(ltMils inlrcliciix dont ils sojil lo

sirge.

La halle aseplique s'encapsule dans les parlies molles, non seulement les tissus cellulaire et musculaire, mais encore Tépiploon, le cerveau, le système nerveux; dans Tos elle peut rester implantée dans le tissu spongieux dune épiphyse, sans y provoquer grande réaclion : au niveau de la diapliyse même elle peut être englobée dans le cal, emprisonnée entre les stalactites osseuses qui fixent les fragmenls.

La radiographie a permis de constater combien étaient fréquents avec les halles anciennes les débris de plomb incrustés dans le périoste ou la profondeur du cal des anciennes fractures par coup de feu.

En raison sans doute de la susceptibilité particulière à Faction des germes du tissu séreux, le séjour du projectile ou de tout autre corps étranger dans une articulation est très exceptionnel sans réaction inflammatoire. Du reste, lorsque dans un tissu quelconque le corps étranger a provoqué une inflammation, si celle-ci n'aboutit pas à l'expulsion de l'épine, elle peut se calmer et passer à l'état chronique

que caractérise soit la persistance d'une fislulc purulente intarisfgble ou à fermeture temporaire, fistule conduisant sur le corps étranger, soit Texistencc dans la profondeur d'une tuméfaction indammatoire au sein do laquelle il est logé.

Enfin certains blessés tolèrent pendant de longues années un corps étranger qui, à Voccasion d'un traumatisme parfois fort léger ou encore dans le cours d'une maladie infectieuse, devient le point de départ d'un abcès. ^ erneuil n'hésitait pas à incriminer on pareil cas le réveil dos gorines que le corps étranger avait entraînés avec lui : ceux-ci ont sommeillé jusqu'au moment où les conditions du lonnin sont devenues favorables à leur évolution.

Dans un travail récent, un élève du P' Bruns, le D^ (iraetzer, essaie de trancher dans ce sens la question de ces suppurations tardives, à la suite de la rétention des corps étrangers dans les tissus.

Malgré les noms qui s attachent à la doctrinede

la réinfoctioii (kraske, Kiister, (îaré, Fraenkol), l'auteur allemand prend parti pour la théorie de Verneuil avec Schnilzler, Rinne, Bruns...

Si Ton s'appuie sur les nombreuses observations qui prouvent que longtemps apses la guérison d'une ostéomyélite, on peut encore trouNcr dans Tancien foyer des germes très virulents, on peut concevoir de la façon suivante la succession des faits : il se produit im traumatisme ou une violente coniraclion nuisculaire, qui retentit directement sur les tissus environnant le corps étranger, et indirectement sur les échanges chimiques de Torganisme, d'où le réveil dos germes endormis.

A la suite de ces modifications chimiques et d'autres circonstances adjuvantes, éclatent des troubles morbides, des altérations nutritives (|ui influencent l'état général de l'organisme. Or, parmi ces troubles morbides, l'infection tient une des pre mières places.

Ce qui infirme encore la doctrine de la réinfec*lion, ce sont les nombreux faits où, a|)res gnérisim d'une lésion par balle avec réiention, des suppura lions sont apparues a des inlervalles de temps m\ rîables et toujours au même endroit.

El il ne s'agit pas ici de ces cas où, après les accidents primitifs, des fistules inlarissables ont cojilinué de sécréter du pus et onl donné lieu h des accidents aigus de tem|)s a autre ; mais il s'agit d'indi vidus qui, longtemps après la guérison complète d'une blessure, onl vu se déclarer \u\r suppuration tardive. En voici des exem|)les :

Longmore raconte qu'un olïicier qui vi>ail à

Netlev et avait été blessé au combat de Victoria en i8i3, jK>rla, pendant 56 ans, une balle enclavée dans les muscles spinaux. 12 fois, pendant ces 50 années, se produisirent des abcès dans celle région. Chaque fois ces derniers s'accompagnèrent de phénomènes généraux graves, mais pourtant ils guérirent toujours par le repos et le traitement habituel. La dernière fois (en 1869) la balle sortit avec le pus, après une infection générale assez grave.

Dupuytren cite un cas, dans lequel un soldat reçut un coup de feu h un travers de doigt au-dessus du coude. La blessure suppura quelque temps, puis se cicatrisa tout à fait, lïiais [)our se rouvrir 10 fois en 10 mois. La balle linit par être extraite, elle fut trouvée au milieu d'un gros abcès et elle était recouverte de dépots de phosphate de chaux.

Voici encore résumée une observation de la clinique du P"* Bruns :

L n homme de 4«3 ans a reçu, il y a 10 ou 1 1 ans, une balle de revolver dans le haut de la cuisse gauche. Après l'application d'un pansement et l'abandon du projectile dans les tissus, le blessé fut guéri au bout de 10 jours et reprit son travail. Il avait bien de temps a autre des douleurs dans le haut de la cuisse, mais elles étaient très supportables. Il y a 8 semaines apparaît à la face interne de la cuisse un l^onilemcnt accom|)agné de douleurs vives. C'est

pour cela qiie le malade entre à riiôpital; le gonflenient est gros comme la main, fluctuant. Au côté externe de la cuisse, à environ 3 Iravers de doigt au-dessus du grand trochanter est une cic^itrice blanc!u\tre, longue de •j^'",5 el large d'un centimètre. Los mouvements de la jambe sonl conservés. Pas de troubles de la sensibilité.

La radiograpbie montre la place du projectile. LV>[M»ration simple conduit sur un vaste abcès, au contre ducpiel est le j)rojeclile, qu'on extrait. Drainage. Guérison rapide.

Vlalbeureusement, on n'a pu faire ni cultures microbiennes, ni inoculations.

D'autres observations, citées par le même auteiu* (et dues à Ilinne, ;i Dennig, au Sanitiitsbericht) et appuyées sur ces recbercbes microbiennes, viennent confirmer les précédentes. Dans tous ces cxis, jamais la présence d'une plaie, d'un panaris, etc., n'est venue corroborer la tbéorie de la réinfection.

Nous ajouterons aux observations qui précèdent les doux faits suivants empruntés au baron H. Larrey,qui renseigneront sur ce que peuvent être les accidents causés par le séjour des projectiles ; nous ne croyons pas devoir nous étendre ici sur les désordres particuliers qu'ils sont susceptibles de provoquer dans les divers organes.

39i INFECTION EN CHIRURGIE D*ARMÉE

Un soldat de l'armée du Rhin avait reçu pendant cotte campagne un coup de fou à IVpaulo gaucho, la balle ayant pénotn* profondément dans les tissus Y resta cachée sans em})echer la plaie extérieure de se cicatriser connue une plaie simple. Le hloss<' parvint à une prompte guérison, et, trente-six ans ajm's, il fit une chute violente sur la mémo épaule: des accidents phlegmoneux survinrent et, le pus ayant fusé profomlément pénétra dans l'articulation. Mon père praticpia Tamiuïtation scapulo-huméralo et h Tautopsio du membre, nous trouvâmes la balle enclavée, mais devenue mobile, connue un grelot, dans Tépaisseur de la tête de Thumérus où elle s'était creusé une cavité, en permettant a Touverlure osseuse de se rétrécir, sans avoir laissé trace d'aucune autre lésion. L'amputé guérit.

Un soldat de Tarmée d'Egypte avait été atteint au siège d(» Saint-Jean d'Acre par une balle qui |k» nétra dans la région supérieure de la hanche gauche, en fracturant le col du fémur à sa base. Le chirurgien en chef, au lieu de dés<irticuler la cuisse, tenta la conservation du membre, y réussit au delà de son attente et fit évacuer le blessé sur Franco aussitôt a|)rés sa guérison. Celui-ci mourut une trentaine d'années après, à Bruxelles, et Santons dorma à I). Larrey la pièce anatomicpie actuellement au Musée du Val-de-Gràce. Cette pièce fait voir urïo balle fortement enclavée à la base de la face antérieure du grand trochanter, sans autre

Iraro d'altéralion du fcmur qu'une ankylose complète en bonne position.

Sans rejeter la doctrine du microbismc latent qui doit, en clïet, exprimer la réalité pour beaucoup de cas, il convient encore de considérer le point de l'organisnie où la balle s'est arrêtée comme un lieu de moindre résistance, dans lecpiel peut se localiser Tagent d'une infec- ,tion récente: furonculose, pneumonie...

Cette explication, très séduisante sans doute, demande d'ailleurs encore a être étavée sur des observations cliiiicpies et expérimentales indiscutables, grâce à des recherches bactériologiques précises.

Nous ne saurions terminer ces brèves considérations sur les suppurations Uu-dives dues aux corps étrangers, sans remarquer, avec le D"^ Graetzer, que autant les suppurations tardives étaient fréquentes avec les projectiles anciens, autant elles deviennent rares — pour ne pas dire disparaissent — avec les projectiles actuels. Bruns explique cette différence à l'avantage des nouvelles balles 1° par la réduction du calibre qui, évidemment, contribue a réduire l'apport microbien ; '?° par la rigidité et le poli

390 INFECTION EN CHIUL'HGIE D'AUMÉE

du manteau agissant dans le même sens, enfin y par rénorme vitesse des balles actuelles, qui fait que les décliirures des tissus sont moindres el les rétentions des projectiles infiniment rares.

Ln dernier mot pour signaler les accident (Vinloxication qui ont été relevés chez certains blessés et attribués au séjour d'un projectile. Pas n'est besc^in de combattre, après A. Paré, Topinion que les plaies par armes à fou sont empoisonnées et pas n'est besoin non plus de réfuter, avecVollaire, Taccusalion que en 17 51 après la bataille de Fonlenoy le duc de Cuinberland portait encore contre nos soldats. Je s'être servis de balles de verre empoisonnées, dépendant, quelques observations exceptionnelles semblent établir que les Inilles peuvent, à la longue, doinicr naissance à des intoxications véritables dues à Timprégnation de Técononiie par les sels toxiques de leur métal constitutif.

Le plomb qui constituait les anciennes balles des fusils de guerre et qui constitue les grains de chasse, les balles de plusieurs obus actuels et le noyau des balles cuirassées des armes à feu portatives en usage est du plomb durcit

CORPS ÉTRAXGEUS 397

grâce à une assez faible proportion d*un mêlai plus dense, soit 5 pour 100 d'étain ou plus souvent 5 à 10 pour 100 d'antimoine, lequel renferme des traces d'arsenic.

Tandis que Pluskal dans deux observalions de coup de feu à grains de plomb incrimine Tarsenic, nous sommes portés à considérer les accidents signalés comme dus à une intoxication par le plomb et, de plus, nous faisons des réserves sur son origine, rautein* ne spécifiant pas que les patients aient élé à Tabri d'autres causes de saturnisme.

Plus démonstratif est le fait rapporté par le I)*^ Rronvin (de Slon); il s'agit d'accidents de saturnisme pro>o(piés par la présence de trois grains de plomb de cliasse (n" 5) dans une plaie de lavant-bras, cliez un enfant de treize ans.

Enfin Kûster et Lewis plus récemment ont donné une observation, où un projectile de guerre en plomb retenu dans les tissus détermina chez le blessé, au bout de dix-sept ans, des accidents de saturnisme qui ne cédèrent qu'après l'ablation du plomb inclus dans la lete du tibia.

NiMiEn KT Laval. — Inrecllon. 23

De CCS faits exceptionnels nous ne voulons déduire, au point de vue pratique, que l'indication de songer à une influence nocive possible du projectile, en cas de phénomènes attribuablés à une intoxication saturnine chez un patient autrefois victime d'un coup de feu.

Toutefois, avant d'incriminer celte source du poison, on devra se livrer à une enquête minutieuse d'ordinaire fort dchcatc pour être complète.

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