‹ De l'infection par le streptocoque: au cours et au déclin de la grippeChapitre 4 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pendant nos deux années d’internat à l'Ecole de Médecine de Clermont-Ferrand, il nous a été donné d'observer, lors de l’épidémie grippale de 1890, un certain nombre de malades atteints de cette maladie. Nous avons eu également l’occasion pendant l’année que nous avons passée à l’hôpital Saint-Antoine, service de M. Hanot, de prendre deux observations intéressantes au sujet de deux cas de grippe, et nous avons remarqué combien elles ressemblaient cliniquement à celles que nous avions recueillies les années précédentes. Ce qui nous frappait le plus, c’était la fréquence des infections secondaires dûes à l’action virulente du streptocoque. C’est alors que sur les conseils de notre maître M. Hanot, nous commençâmes à étudier de plus près les complications de cette affection pour en faire le sujet de notre thèse inaugurale.

Sans entrer en détail dans les cas d’infection générale de septicémie ou de pypémie, nous insisterons

davantage sur les différentes manifestations locales | 2

du streptocoque considérées aujourd’hui comme la conséquence de la symbiose microbienne et de l’exaltation pathogène de l'agent infectieux. Après un rapide aperçu historique sur les épidémies grippales à forme pyhémique, nous nous efforcerons de montrer la prédilection du streptocoque pour cette maladie, aussi bien à l’état épidémique que sporadique, nous signalerons ensuite la fréquence du streptocoque parmi les observations relatées dans la. dernière épidémie grippale et dans l’étude de nos observations les différentes époques d'apparition de l’agent infectieux.

Mais avant d’entrer dans notre sujet, nous avons un devoir de reconnaissance à remplir, nous n’aurons garde d'y manquer. M. le docteur Hanot, agrégé, médecin à l'hôpital Saint-Antoine, à été l’inspirateur de ce travail, nous devons le remercier des indications qu'il a daigné nous fournir et de l’excellent enseignement, qu’il n’a cessé de nous donner. Nous sommes heureux de lui témoigner publiquement toute. notre gratitude.

M. le docteur Shwartz, chirurgien des hôpitaux, a également droit à toute notre reconnaissance pour son extrême bienveillance à notre égard. Nous lui exprimons ici tous nos remerciements.

À ces noms, nous associons, ceux de nos autres maîtres de Clermont-Ferrand, M. le docteur Bous-

— Jo —

quet, directeur de l’École de Médecine, MM. les docteurs Dourif, Gagnon, Fouriaux, Tixier et Fournier qui dans le cours de nos études nous ont donné tant de marques de sympathie!

Que M. le professeur Grancher veuille bien agréer tous nos remerciements pour le grand honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.

Nous remercions M. le docteur E. Bloch, pour les

observations qu’il a bien voulu nous communiquer.

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