‹ De l'infection purulente ou pyoèmieChapitre 19 sur 24 · RESUME · texte numérisé non relu

RESUME

la seule ei véritable cause de la pyoèmie. L'infection putride attribuée par M. Béraud à l’absorption de la sérosité purulente altérée, ne nous a pas paru admissible, et nous avons montré que la pénétration dans le sang de liquides putrides donnait lieu à des accidents de nature essentiellement gangréneuse et d’une très-grande gravité.

Nos observations cliniques ont permis d’établir la réalité du mélange du pus au sang comme cause de pyoèmie, soit par phlébite, soit par ulcération ou division mécanique des veines.

La possibilité de reconnaître la présence du pus dans le sang avait été niée ou mise en doute. Nous avons cité des cas où le mélange direct des deux liquides avait été nettement constaté à l’œil nu et armé du microscope, et nous avons signalé les conditions particulières où les globules purulents se retrouvaient dans tous les vaisseaux après avoir traversé un ou plusieurs ordres de capillaires.

Les caractères symptomatiques de la pyoèmie méritaient une description très-exacte 5 nous les avons partagés en constants et variables , et nous avons signalé la marche aiguë ou chronique de la maladie.

Toutes les affections dans lesquelles du pus est produit se terminent souvent par pyoèmie. La morve , le farcin, la fièvre typhoïde, la carie, la nécrose, les ulcères cutanés, les abcès simples, érysipétaleux, multiples, nous en ont offert des exemples.

Nous avons pu suivre avec la plus grande évidence les périodes d’évolution des suppurations dites métastatiques, en montrer les modes de développement et de terminaison et en étudier le siège et la fréquence.

Nous avons présenté de nombreux exemples de septicopyémie, soit dans nos expériences sur les animaux, soit

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dans nos observations cliniques. La nature complexe, purulente et gangréneuse de cette affection nous a semblé manifeste, ainsi que la curabilité, mais nous avons fait appel a de nouvelles recherches sur l’effet toxique des éléments putrides sur l’homme.

La pyoèmie est encore aujourd’hui si peu étudiée, qu’on la confond continuellement avec d’autres maladies. Nous nous sommes bornés a citer quelques erreurs de diagnostic de nature a rendre très-circonspects les praticiens les plus exercés. La question de la curabilité si longtemps résolue négativement, méritait une discussion approfondie. Nous avons été prodigues d’exemples de guérison emprunlésaux diverses périodes de l’affection , et il nous paraît impossible de ne pas conclure d’un tel ensemble de faits, que la curabilité est un des modes de terminaison le plus habituels de l’infection purulente.

Nous avons ramené toutes les règles du traitement à quatre indications principales : 1° prévenir les causes de la pyoèmie ou prophylaxie; 2° arrêter la pénétration du pus dans le sang dès que la maladie est déclarée; 3° faire disparaître les inflammations locales déterminées par la présence des globules de pus ; 4° combattre la nature gangréneuse de la septico-pyèmie.

Loin de nous la prétention d’avoir donné une histoire complète de l’infection purulente. L’esprit humain n’a le droit ni le pouvoir de rien terminer et le progrès est indéfini ; mais nous espérons avoir réuni des preuves assez positives a l’appui de quelques propositions fondamentales, pour que les opinions dissidentes ne puissent tarder a s’y rallier, et nous livrons avec confiance les questions obscures aux élucidations de l'avenir.

TAltLli ANALYTIQUE IIES MATIERES.

Avant-propos, p. i.

Introduction. Difficultés de l’histoire de la pyoémie. Découragement des médecins; leur fatalisme en présence du dogme de l’incurabilité. Nature de la pyoémie. Étude de la composition du pus, 2.

— Synonymie, 7. — Extrême fréquence de la maladie, 11. — Premiers travaux de l’auteur sur ce sujet en 1832 (Ve la phlébite traumatique , thèse de concours pour l’agrégation à la Faculté de Paris), 12. — Division de l’ouvrage en quatre chapitres, a. Historique. b. Expériences sur les animaux, c. Observations cliniques. d. Exposé doctrinal et résumé, 14. . — Remercîments aux chefs de clinique et aux confrères qui ont participé à ce travail , 15. — Motifs des retards apportés à la publication , 16.

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