‹ De l'Infectiosité et de la Contagiosité de l'Amygdalite AiguëChapitre 15 sur 57 · Lacaze, Nouveau Montpell'er médical, 10 juin · texte numérisé non relu

Lacaze, Nouveau Montpell'er médical, 10 juin

OBSERVATION (de Fraenkel).

X..., 34 ans, transporté à l’hôpital sans connaissance. Sa femme nous apprit qu'il était atteint de malaria depuis quatre semaines, et qu’il avait tous les jours des frissons. Nous constatâmes d’abord l'existence de râles disséminés dans les poumons, une augmentation de la matité du cœur, et un double bruit diastolique audessus des valvules aortiques.

Au bout de cinq jours, il se produit des ecchymoses sur les bras, les jambes, les cuisses, avec des sugillations brunâtres sur la face postérieure des bras ; quelque temps après le malade succombe.

Aulopsie. — Cœur très gros, dilatation des deux ventricules et hypertrophie du ventricule gauche

La valvule aortique est le siège d’une endocardite ulcéreuse; en outre, il y a de la pneumonie très étendue, de la tuméfaction des reins, des infarctus de la rate et de la stase dans le foie. Le pharynx est atteint d'une diphtérie non constatée pendant la vie.

L'une des amygdales est infiltrée d’un liquide purulent.

OBSERVATION (de Furbinger).

Une femme âgée de 30 ans entre avec le diagnostic : dothiénentérie, et lésion des valvules du cœur. La marche de la température et les caractères du pouls nous font douter de ce diagnostic. Au niveau du cœur qui était hypertrophié on entendait des bruits forts. Nous diagnostiquâmes plus tard une méningite ; les symptômes s'étant développés dans cette direction. Le malade mourut et à l’autopsie nous constationsune endocardite ulcéreuse,

une lésion ancienne des vaivules et une tuméfaction de la rate ;

sine de

en outre il existait une méningite embolique, tirant son orig

l’'endocardite. Dans chaque amygdale où trouve 10 À 15 petits foyers de pus et l’on put se convaincre que c'était d2s tonsilles

que l'affection s'était propagée au reste de l'organisme.

OBSERVATION (personnelle).

Amygdalite herpétique compliquée de broncho-pneumonie et d’arthrite

lézère,

Le 10 février 1888, entre à l'hôpital civil et militaire d’Aix-en- Provence, dans le service de M. Latil, de qui j'étais alors l’intérne, le nommé S..., âgé de 35 ans, charretier, atteint d’amygdalite herpétique. Il nous raconte que, l’avant-veille au soir, il fut pris de frissons, de nausées, de courbature, de fièvre. Le lendemain, il éprouva une grande difficulté pour avaler. A notre examen, nous constatons une coloration rougeâtre uniforme des deux amygdales, coloration s'étendant aux piliers du voile du palais et à l’isthme du gosier. Un petit pointillé blanchâtre ex'stait sur les glandes tonsillaires. La température au jour de son entrée à l’hôpital accusait 39°, le pouls variait entre 120 et 124, les urines étaient normales, Ces phénomènes durèrent pendant trois jours sans présenter rien de particulier, lorsque le 15 février, le malade à la visite nous dit être suffoqué, avoir été pris de frissons, de point de côté. L’auscultation nous révélait en effet des foyers disséminés de râles sous-crépitants et crépitants à la partie postérieure du poumon gauche. Le pouls était à 130, la température à 390,6, et ce qui fut remarquable c'est que les lésions de l'amygdalite avaient presque complètement disparu du moment où cette pneumonie s'était déclarée. Tout se passa pour le mieux durant les journées suivantes et la maladie allait être terminée,

lorsque le malade accusa le 22 février des douleurs articulaires au

niveau du genou gauche. Pas de blennorrhagies ni de rhumatismes comme antécédents. Chaleur de la peau assez forte, légère tuméfaction de l'articulation, pouls à 110, céphalalgie, lassitude extrême, urines normales.

Cet é‘at articulaire se mantint pendant quelques jours sans augmentation notable des phénomènes ci-dessus et la guérison

arriva rapidement.

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