‹ De l'Infectiosité et de la Contagiosité de l'Amygdalite AiguëChapitre 18 sur 57 · Netter. Société de Biolog'e. Juillet · texte numérisé non relu

Netter. Société de Biolog'e. Juillet

7. Widal et Besançon. Société Médicale des hôpitaux, 20 avril 1894.

8, Miller. Congrès international d'hygiène et de démographie, Berlin, 1889, |

d’affections, dont l'origine restait mystérieuse, avaient leur point de départ dans la bouche. Il est bien établi que les micro-organismes que l’on trouve dans les crachats des pneumoniques existent fréquemment dans la cavité buccale des gens en pleine santé. Les bactéries pathogènes de la bouche peuvent être séparées en deux groupes: 1° Ceux qui amènent la mort par accident septique sans réactions locales marquées; 2° Ceux qui renferment les organismes qui déterminent les accidents locaux. Le micrococcus du pus septique a été trouvé 61 fois, le micrococcus tetragenus 28 fois, le bacillus buccalis septius 6 fois, le bacille de la pneumonie une fois. David, dans son 7raïité des microbes de la bouche, a également établi l’existence incontestable dans la salive de microbes essentiellement pathogènes, staphylocoques, streptocoques, et pneumocoques.

Cette constatation bien établie de microbes pathogènes à l’état sain dans les liquides buccaux enlève évidemment leur importance aux recherches bactériologiques faites à la surface de l’amygdale enflammée. Il est bien difficile, en pareil cas, d'établir une relation de causalité entre le microbe et la lésion. Cette difficulté d'interprétation, on a pu la vaincre en poursuivant l'analyse bactériologique dans le tissu amygdalien, dans le pus de l’amygdale suppurée, dans les ganglions correspondants, dans les viscères atteints par l'infection, et l'on est ainsi arrivé à cette notion importante que, parmi ces microbes

pathogènes trouvés dans la salive à l’état sain, il en

est qui peuvent à un moment donné forcer la barfière épithéliale de l’amygdale et engendrer la maladie qui nous occupe.

B. — Historique des recherches bactériologiques.

Voyons donc les recherches qui ont été publiées sur la microbiologie de l’amygdalite aiguë.

Bouchard (1) a trouvé des bacilles très analogues aux streptocoques, dans le pus d’une amygdalite phlegmoneuse, ainsi que dans l’urine albuminurique accompagnant l'angine. Fraenkel (2)a rapporté en 1886, à la Société de Médecine Interne de Berlin, deux cas d'infection septique, ayant pour point de départ le pharynx, et dans ces deux cas le streptocoque existait dans le sang. Ce même observateur (3) dans un cas d'amygdalite infectieuse a encore trouvé des streptocoques dans le tissu amygdalien et au niveau des valvules aortiques.

A cette même séance de la Société de Médecine Furbinger (4) déclare avoir trouvé dans le cas d’amygdalite aiguë au niveau des viscères atteints par l'infection tantôt des staphylocoques, et tantôt des streptocoques.

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