‹ De l'Infectiosité et de la Contagiosité de l'Amygdalite AiguëChapitre 45 sur 57 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Le D: de Langenhagen (de Menton), a plusieurs fois observé dans sa clientèle de Menton des séries d’amygdalites aiguës dans la même famille, particulièrement aux époques où dans la ville paraissait régner une sorte d’épidémie d'amygdalite simple.

Il a noté que ces sortes de poussées épidémiques arrivaient par des temps très secs avec écart de $ à 7 degrés entre le ther-

momètre sec et le thermomètre humide.

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OBSERVATION XII (personnelle).

Dans le courant de l’année 1893, je fus appelé à donner mes soins à une famille composée du père, de la mère et de trois enfants. Je fus ici tellement frappé de la contagiosité de l'amygdalite que je résolus d’en prendre l’observation.

Le 20 janvier 1873 le mari Emile R..., demeurant Chemin des Chartreux, âgé de 33 ans, d’une constitution forte, n'ayant jamais eu dans sa jeunesse de traces de lymphatisme, est atteint subitement à la sortie d’un bal, de violents frissons, de vomissements répétés, de céphalalgie intense et de douleurs auriculaires terribles. À trois heures du matin on vient me prier de lui donner mes soins. Je constate, pouls 12$, température 380,5, sécheresse de la peau, gêne à la déglutition.

L'examen de la gorge me révèle une coloration écarlate des deux amygdales. La luette est hypertrophiée, les piliers du voile du palais sont turgescents et le malade accuse une dyspnée assez prononcée. Le soir, je revis mon malade, la température atteignait 39°, le pouls oscillait entre 125 et 130, des vomissements s'étaient encore produits. La gorge avait gagné en coloration et en étendue.

Le 23 février, c’est-à-dire trois jours après le début, le plus jeune enfant de mon client, Ludovic R..., âgé de trois ans, se plaint de la gorge, de la fitvre et d’une courbature générale. L'inspection de la cavité buccale accusait de petits pointillés blanchâtres sur l’amygdale gauche.

L'enfant était, malgré mes ordres, resté toute la journée dans la chambre du malade.

A quelques jours de là, la mère de mon client fut prise à son tour de phénomènes amygdaliens qui, il faut le dire, furent légers.

Ces trois cas développés à peu d'intervalle dans la même famille me frappèrent véritablement.

Traitement : Gargarismes antiseptiques, potion au perchlorure

de fer.

OBSERVATION XIII (personnelle).

Le 31 mai 1894, à 10 heures du soir, je suis appelé rue des Ecoles chez un de mes clients, M. B...., dont l'enfant âgé de 11 ans, avait été pris dans la journée de violents frissons, de céphalalgie et de mal de gorge.

A mon examen je trouvais une coloration uniforme des deux pilers du voile du palais et la présence de nombreuses plaques blanchâtres revêtant les deux amygdales. Le pouls était à 120, la température à 38°. Le lendemain, les lésions pharyngiennes avaient un peu diminué sous l’action du traitement antiseptique fait durant toute la nuit. Quatre jours après, lorsque mon malade était guéri, la jeune bonne de la maison, Virginie Bazan, âgée de 13 ans qui donnait des soins au jeune malade, accuse de la gène dans la déglutition et des maux de tête fréquents. La gorge ne présentait qu’une rougeur diffuse sur les deux amygdales.

En peu de jours ces phénomènes se dissipèrent rapidement.

Traitement : Gargarismes boriqués répétés toutes les deux

heures et potion au sulfure de calcium.

Les

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