CONCLUSIONS
Les conclusions qui se dégagent de notre étude sont les suivantes :
Le rôle du physique sur le moral est indéniable et, dans la maladie, les modifications du caractère et de l'intelligence sont inséparables des perturbations fonctionnelles créées par elle. Comme la tuberculose, de nombreuses affections provoquent le modelage en plus haut relief des tendances naturelles aux individus; mais cette maladie est la seule à lier une gerbe d'états d'âme;dont l’ensemble donne, indiscutablement, naissance à une psychologie spéciale Elle consiste en ce mariage morganatique de la prépondérance dépressive des sentiments avec une excitation prodigieuse dans tous les domaines; l'affectibilité très augmentée y semble tenir le plus grand rôle. Une telle psychologie s'avère aussi bien au début de l'affection qu'en sa pleine évolution; il n'y a qu'une différence de degré.
Les artistes tuberculeux nous ont laissé des auto-observations — véritables monographies de leur esprit — et des œuvres artistiques proprement dites. Or, la mentalité singulière due à la plus mystérieusement psychique des maladies conditionne chez ces artistes des œuvres d’une saveur particulière et dont la vie n’est point indépendante de la leur. Le cordon ombilical n'est jamais coupé. À l'examen plus détaillé de leurs produclions artistiques, l'impression première dégagée par une simple contemplation, où l'âme s’abandonnait, mais où le jugement n'intervenait pas, se renforce en accusant et en imposant l’empreinte indélébile qui les marque.
VU, BON À IMPRIMER : * Vu : Le Doyen, Le Président,