CHAPITRE V* Ifty
pas observé de différence entre ce mode d'asphyxie et celai qui a lieu par submersion. Si au contraire on supprime le contact de l'air avec la peau par l'immersion dans l'eau , tandis que l'air a mi libre accès dans les poumons , il ne paraît en résulter atteun inconvénient, pourvu que la température dtt liquide soit convenable ; ou si Tanimal en éprouve quelque gène* on ne l'attribue pas à la suppression du contact de l'air avec li peau*
Ces faits connus de tous les temps ont dû néces* sûrement conduire les hommes à considérer les poumons comme le seul organe destiné à entretenir la TÎe par le contact de l'air , et à regarder les fonctions de la peau comme nulles à cet égard» Nous admettrons cette opinion pour le moment ; bous ne considérerons d'abord que l'organe pulmonaire dans ses rapports avec l'air pour entretenir la vie , et nous etaminerons dans la suite si k peau ne participe pas a cette fonction»
Le premier rapport de l'air avec les poumons dépend de leur capacité. Comme ce fluide ne peut agir <pfou contact , il faut aussi considérer l'éten* due de la surface avec laquelle il est en rapport ; oaû la structure des poumons est tellement compliquée, et leurs cellules si petites et si nomtoases , qu'on ne peut en déterminer la mesure a*te. La différence de volume que présentent les atonaux 1 sang chaud indique une différence sem- U*Me dans le volume de leurs poumons , et par
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conséquent dans leurs rapports avec l'air. Maïs lorsqu'on borne la respiration d'animaux de dimensions différentes à l'air contenu dans les poumons , ce qu'on peut faire en liant la trachéeartère , les grands ne vivent guère plus long-temps que les petits. On pourrait en déduire que l'étendue des poumons , chez les animaux de même classe, est proportionnée au volume du corps. Ce n'est qu'un premier aperçu sur lequel nous reviendrons à mesure que l'occasion l'exigera.
La vie ne se prolonge pas par le contact continué du même air. Il se renouvelle sans cesse; admis dans les poumons par la dilatation de la poitrine, il en est expulsé par un mouvement contraire. La nécessité de ce renouvellement est démontrée par les accidens qui arrivent lorsque , par une cause quelconque,ces mouvemens sont suspendus ..Cependant tout l'air contenu dans les poumons ne se renouvelle pas par une inspiration et une expiration . Telle est la construction de la poitrine que jamais ses parois ne se rapprochent assez pour produire cet effet. Dans l'instant qui précède l'inspiration, les poumons contiennent beaucoup d'air. L'inspiration , en augmentant la capacité de la poitrine, y admet une nouvelle quantité de ce fluide. L'expiration ramenant cette cavité à ses dimensions premières , en fait sortir une quantité d'air qui sera égale & celle qui Vient d'être inspirée» si , dans l'intervalle , cet air n'a subi aucune altération . La portion d'air qui entre et qui sort des pou-
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mous , dans ces deux mou vemens alternatifs , est celle qui contribue essentiellement à l'entretien de la vie. Tant que l'organisation des poumons et la constitution de l'individu restent les mêmes*, cette mesure dépend de l'étendue des mouvemens de la poitrine , étendue qui est semblable dans l'inspiration et l'expiration. Chacun sait que l'inspiration peut être plus ou moins grande par Y action de la volonté et d'autres causes inhérentes à l'économie animale. >
Il sait de là que la mesure de l'air qui entretient la vie d'un animal n'est pas constante. & elle Tétait , il nous importerait peu de la déterminer , du moins pour les applications pratiques; car ce qui nous intéresse le plus à savoir fttce que nous pouvons modifier suivant nos besoins.
Ces mouvemens respiratoires se reproduisent dans an cours non interrompu j suivant les circonstances , ils sont plus ou moins amples ou rapides» et de là une plus où moins grande quantité d'air employé dans un temps donné. La volonté n'agît que momentanément pour modifier ces moaremens. Dans le cours habituel de la respiration, ils s'exercent sans l'intervention de cette acuité. En général, ils Sont instinctifs ouinvolontoi*es, et dans l'état de santé et hors les cas où il «iste des causes Manifestes de perturbation • ils ont une grande tendance à l'uniformité. Dans lés ^constances ordinaires , il y a ùh certain nombrt
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de mouvemens respiratoires, sensiblement égaux , qtji se reproduisent habituellement dans le même espaça de temps. Ce rhythme caractérise la respiration de l'individu : il est nécessaire de le connaître pour juger convenablement des dérange* mens de sa santé. En ne considérant que cette régularité des mouvemens, en faisant abstraction des changemens accidentels , on voit qu'il doit y avoir un rapport déterminé entre l'individu et la quantité d'air qui sert à l'entretien de sa vie, tant . que sa constitution est la même : mais elle change .à différentes époques, ce qui détermine denou*» veau rapports que nous allons examiner. Dans la première jeunesse , il est évident, par les. dimensions des poumons , que ces organes ne peuvent pas contenir autant d'air qu'il l'âge adulte, et quelles que soient les différences qui résultent des mouvemens respiratoires, on reconnaît facilement que les quantités absolues d'air employées dans la respiration sont nécessairement moindres dans les premiers temps de la vie. Si l'on veut apprécier les proportions relatives au volume , voici ce que l'on reconnaît, en évitant les difficultés inextricables où l'on s'engagerait par la recherche d'une mesure exacte.
. A en juger par la simple vue , la proportion des poumons relative à celle du tronc diffère peu suivant l'âge. En admettant que ces organes soht relativement plus petits . dans la jeunesse* il y a incontestablement, dans la rapidité des mouve-