‹ De l'influence des deviations de la colonne vertabrale sur la conformation du bassinChapitre 13 sur 20 · Lehrbiich (1er path. Analomie Wion, 1850, p · texte numérisé non relu

Lehrbiich (1er path. Analomie Wion, 1850, p

ii Le bassin des cyphodques est en général très spacieux et sa hauteur considérable ; au premier coup d'œil on s'aperçoit que le diamètre droit du détroit supérieur est plus grand que dans l'état normal ; l'inclinaison du bassin est variable avec la position de la gibbosité ; elle augmente, si celle-ci est située dans la région dorsale, même à la partie inférieure de cette région. Cet état du bassin dépend en grande partie de l'étroitesse de la cavité abdominale, de sa forte inclinaison en avant, et surtout de la lordose compensatrice. L'angle de la gibbosité se compose de deux côtés : Tun supérieur et l'autre inférieur ; suivant que l'action compensatrice s'exerce sur l'un ou l'autre tronçon de la colonne vertébrale, l'inclinaison du bassin se fait dans un sens ou dans l'autre. Si, par exemple, cet angle est situé dans la région lombaire, son côté inférieur, qui se compose du reste de cette région, sera trop petit pour subir une lordose compensatrice suffisante, et, par conséquent, pour qu'il survienne une déviation du bassin dépendant de la même cause. La partie supérieure à la gibbosité est le siège d'une lordose compensatrice occupant la région dorsale du racbis.

(( L'inclinaison du bassin est à peu près normale, même diminuée, et le thorax est fortement incliné en avant. Si la bosse est située dans la région dorsale, le bras du levier inférieur qui a une certaine longueur, subira l'action compensatrice ; l'inclinaison du bassin sera plus grande que dans l'état normal. Si la cyphose se produit à la partie supérieure de la région dorsale, elle est compensée au niveau du bras de levier inférieur par une lordose qui a pour conséquence une inclinaison plus forte du bassin.

« C'est tout à fait le contraire qui se passe quand la cyphose a pour siège la partie inférieure de la région lombaire. Ici la colonne vertébrale presque tout entière forme la branche supérieure de la courbure pathologique, et le sacrum la branche

inj'érieure. Aussi celui-ci subira-t-il, ainsi que tout le bassin, une diminution d'inclinaison très importante, qui rapprochera la position de cet os de la verticale. »

Cette description plus vraie que les précédentes n'est cependant pas complète et il reste encore à découvrir un des caractères les plus importants du bassin cyphotique, savoir le rétrécissement transversal du détroit inférieur. C'est àNeugebauer que revient ce mérite, mais cet auteur eut le tort de vouloir expliquer le rétrécissement transversal par une atrophie du sacrum. — Il faut arriver au travail de Breiskj" pourvoir les changements survenus dans lebassin àla suite de la cyphose, attribués à leurs causes véritables, c'est-à-dire surtout au poids du corps et aux conditions nouvelles d'équilibre de la colonne vertébrale.

Depuis cette époque 1865, la déformation cyphotique a été mieux connue et étudiée plus à fond.

Nous rappellerons les cas signalés jusqu'en 1869 et sur lesquels M. Chantreuil a établi ses recherches.

1865, Cas de Moor de Zurich.

n — Jenny à Lucerne.

1868, — Sçhnieidler.

1869, — Hugenberger, .. — Bailly.

qui sont dos observations cliniques quelques-unes avec mensuration directe à l'autopsie; les autres étaient des observations anatoniiques, prises sur cinq pièces des collections du Musée Dupuytren ou du Musée des hôpitaux et publiées dans la thèse de Chantreuil.

Depuis cette époque l'élude de la déformation cyphotique a été poursuivie.

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