‹ De l'influence des divers traitements sur les accés èclamptiques. Thèse présentée au Concours pour l'aggrégation en chirurgie, Section d'accouchements, et soutenue à la Faculté de médecine de Paris, juillet 1872Chapitre 29 sur 29 · SEIGLE ERGOTÉ · texte numérisé non relu

SEIGLE ERGOTÉ

Guérison. Mort.

Influence nulle: 175, sort non indiqué.

Aggravation : 174.

Diminution et cessation : 6, Diminution et cessation : 60.

Nous obtenons donc les chiffres suivants :

Mortalité de la Clinique.

Sur 133 observations :

Accouchement spontané 79

Guérisons 47

Morts 28

Inconnu 4

Mortalité 37,30/0.

Forceps 50

Guérisons 26

Morts 20

Inconnu 4

Mortalité 43,4 0/0

Version 3

Guérisons 2

Mort 4

Mortalité 33,3 0/0

Vnhlenm tle in MntevrAté.

Accouchements,

Numéros

Rupture d. Membran.

Accouchem.

Forceps.

Version.

Guérison .

Mort.

d'ordre.

spontanée.

artificiel .

spontané .

3, prématur.

4, avortem.

5, gross.

Seigle, fore.

sort inc.

id.

sort inc.

id.

7, prématur.

ïï.

sort inc.

sort inc.

id.

id.

sort inc.

sort inc.

sort inc.

sort inc.

id.

id.

26, céphal.

39,seig.forc.

40,seig.forc.

Le;

sort inc.

sort inc.

id.

id.

id.

id.

sort complètement inconnu.

19 cas

Sur 54 cas, rupture spontanée des membranes, 19 cas.

Guérison, 1 1 .

Mort, 5.

Sort inconnu, 3.

Mortalité, 7S6, — 31,6 0/0.

Sur 54 cas, rupture artificielle des membranes, 19 cas.

Guérison, 8.

Mort, 7.

Sort inconnu, 4.

Mortalité, -^,—46,6 0/0.

Sur 54 cas, accouchement spontané, 23 cas.

Guérison, 10.

Mort, 11.

Sort inconnu, 10.

Mortalité, ^, — 52, 30 0/0.

Sur 54 cas, application de forceps, 28 cas.

Guérison, 15.

Mort, 7.

Sort inconnu, 6.

Mortalité, h, — 31,8 0/0.

Sur 54 cas, versions, 2.

Guérison, 1 .

Sort inconnu, 1.

Si maintenant nous faisons entrer en compte nos cas inconnus, nous obtenons :

Sur 19 cas de rupture spontanée des membranes, ^, — 26,3 0/0. Sur 19 cas de rupture artificielle des membranes, ^, —36,8 0/0. Sur 23 cas d'accouchement spontané, ~i% 47,8 0/0. Sur 28 cas de forceps, ;78, —25 0/0.

Cette mortalité représente le chiffre de la mortalité des cas précédents comparés entre eux. Reste maintenant la mortalité générale.

Mortalité de la Maternité.

Mortalité générale des accès. . . . 19/54 : 35 0/0 Mortalité dans le cas de persistance

des accès après le travail 40/31 : 35,4 0/0

Rupture spontanée des membranes. 5/16 : 31,6 0/0

Rupture artificielle des membranes. 7/15 : 46 0/o

Accouchement spontané 11/21 : 52,3 0/0

Forceps 7/22 : 21,8 0/0

Mortalité des observations recueillies.

Sur 297 observations :

Accouchement spontané 106

Guérisons 84

Morts 22

Inconnu X

Mortalité 26,1 0/0

Forceps 69

Guérisons 43

Morts 25

Inconnu 1

Mortalité. 36,7 0/0

Version. 25

Guérisons 16

Morts 9

Mortalité 36 0/0

Débridement du col 13

Guérisons 8

Morts 5

Mortalité 38,4 0/0

Accouchement provoqué 7

Guérisons 6

Mort 1

Mortalité 14,2/0 0

Seigle ergoté 5

Guérisons 4

Mort 1

Mortalité 20 0/0

Et si nous réunissons les chiffres de mortalité des 3 tableaux, nous avons :

Accouchement spontané 273

Guérisons 202

Morts 71

Mortalité 26 0/0

Forceps 188

Guérisons 136

Morts 52

Mortalité 27,6 0/0

Versions 28

Guérisons 18

Morts 10

Mortalité 35,.. 0/0

TABLEAU GÉNÉRAL DE LA MORTALITÉ ET DE LA GUÉRISON. — 297 OBSERVATIONS PRISES EN BLOC.

Guérisons.

Obs. 1, 2, 4, 6, 8, 11,43,14,15,17 18, 19, 20, 21, 22, 25, 26, 29, 31, 32 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 4$ 3, 44, 45, 46, 47,48,50,51,52,54 55, 57, 58, 59, 61, 62, 68, 69, 72, 73 74, 75, 76, 77, 78, 79. 80, 81, 82, 83 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 95, 96, 98 99 ter, 100, 101, 102, 103, 104, 105

Morts.

Obs. 3, 5, 7, 9, 10, 12, 16, 23, 24, 27, 28, 30, 46, 49, 53, 56, 60, 63, 64, 65, 66, 67, 70,74,91,92,93, 94, 97, 99, 99 bis, 115, 116, 120, 126, 128, 130, 131, 138, 139, 140, 141, 143, 144, 152, 157, 158, 162, 166, 167, 168, 169, 187, 192, 193, 193, 207, 212, 215, 216, 220, 222, 223, 224, 225, 227, 228, 232, 236, 244, 253, 255, 258, 239, 267, 276, 297.

Proportion de la mortalité générale comparée au chiffre absolu des guérisons 24,2 0/0

Le n0 236 comporte 4 cas de mort et 6 cas de guérison. Nousnelecomptons que pour un dans ce tableau.

Le n° 142 manque, le 175 est inconnu, le 239 comporte 9 cas de guérison ; nous ne le comptons que pour un dans ce tableau.

Ces numéros correspondent aux numéros des autres tableaux et des observations,

TRAITEMENT PREVENTIF.

Existe-t-il un traitement qui empêche les accès de se produire et quel est ce traitement? Voilà ce qui nous resterait à étudier pour terminer notre tâche. Mais, si ce traitement agit, il n'y aura pas accès; il ne rentre donc pas à proprement parler dans notre sujet, aussi ne donneronsnous pas ici de tableaux; il faudrait entamer toute la série des traitements appliqués aux prodromes de l'éclampsie, et ceci nous entraînerait certainement beaucoup trop loin, mais on a été plus loin et on s'est demandé, vu la relation, pour ainsi dire constante, entre l'albuminurie et l'éclampsie et les dangers que cette dernière affection fait courir à la mère et à l'enfant, si pour arrêter une albuminurie gravidique, et prévenir des convulsions possibles on ne doit pas songer à l'accouchement prématuré. M. Tarmier en particulier insiste sur ce point et nous ne pouvons mieux faire que de transcrire ici la note qu'il a ajoutée à la dernière édition de Gazeaux.

Nous croyons, dit M. Tarmier, que l'accouchement prématuré artificiel pourrait rendre quelques services dans des cas exceptionnels. Supposons d'abord une femme enceinte de huit mois, albuminurique, menacée d'éclampsie, chez laquelle le travail commencerait prématurément et spontanément; il est bien certain que cette dernière circonstance paraîtrait favorable à la majorité des accoucheurs et que rien ne serait tenté pour arrêter l'accouchement. Ceci admis, on sera bien près d'accepter l'ac- Charpentier. 10

couchement provoqué ; il ne faut pas croire d'autre part que l'éclampsie attende le travail pour éclater et que les accidents surgiront presque à coup sûr avec l'accouchement; souvent, au contraire, l'éclampsie débute avant la fin de la grossesse ; le travail ne survient qu'après, et encore le pronostic devient d'autant moins grave que l'accouchement est plus avancé. Pour toutes ces raisons, nous croyons qu'il no faut pas repousser d'une manière absolue l'accouchement prématuré; mais, pour qu'on soit autorisé à proposer cette opération, nous demandons la réunion des conditions suivantes :

1° Que la grossesse ait atteint la fin du huitième mois, afin que l'enfant nouveau-né puisse s'élever sans trop de difficultés ;

2° Que l'albuminurie soit parvenue à un haut degré, ou que la malade présente quelques signes précurseurs de l'éclampsie;

3° Que la femme soit primipare ou qu'elle ait été atteinte d'-éclampsie à un accouchement précédent;

4° Qu'on ait constaté l'inefficacité du traitement médical et en particulier de la saignée.

Dans ces conditions l'accouchement prématuré me paraît rationnel, et je me déclare disposé à y avoir recours, à moins que des faits ultérieurs ne viennent donner un démenti formel à ma manière de voir.

M. £ajot, assez peu confiant dans la puissance de la thérapeutique, lorsque l'éclampsie est confirmée, et l'on voit que nos tableaux ne font que prouver cette opinion, croit au contraire possible de prévenir assez sûrement le développement des accidents cérébraux urémiques par l'emploi judicieux et l'usage suffisamment répété et prolongé des purgatifs et des diurétiques.

Si maintenant on nous demande de tirer des conclusions de ce travail, nous avouons que cela nous est bien difficile et que nous croyons que dans une affection aussi grave que l'éclampsie, il est du devoir du médecin de ne pas se borner à un seul agent, mais d'agir pour ainsi dire d'une façon éclectique et de ne pas se montrer partisan d'une méthode à l'exclusion de toutes les autres.

Nous nous abritons pour ce point derrière l'autorité d'un homme devant lequel tout le monde s'inclinera, M. le professeur Stoltz. En réponse à une lettre que nous lui avions écrite, pour le prier de nous faire part de ses idées, il a bien voulu nous envoyer la lettre suivante, dont nous ne saurions trop le remercier et qui sera la meilleure conclusion que nous puissions donner à ce travail.

Strasbourg, le 30 juin 18 < 2.

Monsieur et honoré Confrère,

Des occupations nombreuses que me donnent la prochaine installation de la Faculté de médecine à Nancy, et un déménagement qui peut s'appeler une ânigration, ne me permettent pas de l'aire actuellement des recherches dans mes notes, et surtout de l'aire un choix d'observations.

Je vous dirai seulement que la saignée, qui, dans ces derniers temps, a été presque entièrement abandonnée, m'a le plus souvent rendu d'éminents services; ensuite les applications froides; que les dérivatifs m'ont paru peu utiles et souvent nuisibles, tandis que les sédatifs, surtout après l'usage préalable de la saignée, m'ont rendu des services signalés, c'est-à-dire le chloroforme et les injections hypodermiques de morphine.

Le chloroforme a manqué son effet assez souvent, quand on n'a pas eu la patience d*en continuer l'usage assez longtemps; et cependant il faut aussi prendre des précautions Les injections

morphinées réussissent surtout quand les moyens ordinaires ont échoué; aussi, ce n'est pas au début des convulsions que je les emploie, .à moins qu'il n'y ail aucun signe de congestion.

Je n'ai jamais eu recours à l'accouchement forcé, mais j'ai cherché-à le provoquer quand il ne se déclarait pas spontanément. Bien entendu que je considère, avec la plupart des praticiens, comme une première indication de faire l'extraction du fœtus, ou de l'arrière-faix quand l'enfant est expulsé, dès que cela eslpossible, sans employer de trop grands efforts, car ceux-ci provoquent ordinairement des crises convulsives intenses et coup sur coup.

Quelques purgatifs d'abord, puis des toniques et surtout les ferrugineux, m'ont toujours paru hâter la convalescence.

En vous souhaitant bonne chance, je vous prie de croire à mes sentiments bien confraternels.

Ar. Stoltz.

*ans. A. Fixent, imorimeur da la F adulte de Médecine, rue MT-'lû-Piùnce, 31.

rîg>, -^>. 3ir> ~;^> »— *»-""-■> .ta

&-r~*»:^>t§Z3»» if-api»: jé>' ""

23fc': Z>ï 1s» ' "t>' J

Page 1