NE
NE. et SO.
SO
NE. et OSO.
SO
SO
SO
SO
On voit que le vent le plus généralement dominant pendant l'année est celui du sud -ouest; il amène fréquemment les pluies. Le vent du nord-est domine vers le printemps et le mois d'août. La région située entre l'est et le sud est celle d'où le vent vient le plus rarement.
SUR LA MORTALITE
III. COMPARAISON ENTRE LES TABLEAUX METEOROLOGIQUES ET LES TABLEAUX DE LA MORTALITÉ POUR LES BTFFERENS MOIS.
Afin d'établir nos comparaisons avec plus de facilité, nous réunirons ici les nombres proportionnels qui expriment la mortalité aux différens mois et pour toute la Belgique.
Les résultats de 1827 à 1831 comprennent, comme nous avons eu occasion de le voir, 387,066 décès. Ceux de la période postérieure, de 1833 à 1836 inclusivement ' comprennent 430,156 décès, et ceux de la période décennale de 1815 à 1826, 1,475,220 2 ; ce qui fait ensemble près de 2,300,000 observations.
Mortalité proportionnelle en Belgique.
MOIS
Janvier . . . Février .
Mars ....
Avril ....
Mai ....
Juin ....
Juillet . . .
Août ....
Septembre . .
Octobre . . .
Novembre .
Décembre
l'année.
Ces différens nombres sont rendus plus sensibles par les lignes figurées dans les planches II, III et IV.
Si nous jetons d'abord les yeux sur la courbe des décès , nous
1 Voyez les Annuaires de l'observatoire de Bruxelles.
2 Voyez page 189, tome l r de l'ouvrage sur l'homme, etc., par A. Quetelet. Les nombres donnés sont la moyenne de chacune des années de la période décennale.
trouverons que son maximum en février et son minimum en juillet sont tellement prononcés qu'on ne pourrait guère se méprendre sur leur nature. Mais immédiatement après le minimum , la courbe se relève plus que ne semblerait le demander la loi de continuité. Elle indique une augmentation de mortalité, qui vient immédiatement après le maximum des chaleurs, comme le plus grand nombre de décès, en hiver, se présente après le maximum de froid. Nous avons déjà eu l'occasion de remarquer que cette plus grande mortalité qui suit les époques des températures extrêmes , s'attache plus particulièrement à la première enfance et à la vieillesse. Pour les autres âges, le maximum des décès, à la suite de l'hiver, se présente plus tard, peut-être parce que les individus sur lesquels il tombe, résistent plus long-temps, par la force de leur constitution, aux maladies qui doivent les enlever. Nos conjectures sembleraient être contradictoires avec les tables publiées en Ecosse sur la durée des maladies \ Il resuite en effet de ces tables que la durée moyenne des maladies poulies individus de 20 à 45 ans, est au-dessous d'une semaine, tandis que pour les vieillards, elle va jusqu'à dix semaines; mais je pense qu'il se présente ici plusieurs difficultés qui n'ont pas encore été suffisamment éclaircies par les statistiques médicales. Il faudrait en effet avoir des tables distinctes pour les indispositions et les maladies qui sont suivies de guérison, et pour les maladies graves qui sont suivies de mort. Autant que je puis conjecturer concernant des lois sur lesquelles des données générales nous manquent encore, je serais disposé à croire que ces deux espèces de tables présenteraient des résultats bien différens. Nous manquons aussi de données précises sur la probabilité d'être malade à tel ou tel âge, quoique nous ayons des documens nombreux sur la probabilité de mourir.
Nous avons remarqué que les enfans et les vieillards sont exposés à une mortalité plus grande à la suite des fortes chaleurs de l'été; on pourrait se demander si les dangers naissent de l'excès même de ces chaleurs ou des variations brusques de température qui les ac-
1 Voyez , tome 1, page 17-1 de l'ouvrage sur l'homme, etc.
SUR LA MORTALITE
compagnent, ou bien encore s'ils proviennent de maladies locales, d'exhalaisons délétères, etc. Pour éclaircir nos doutes, nous avons examiné la mortalité par mois dans les différentes provinces, pour reconnaître si le maximum des décès qui suit les chaleurs de l'été a quelque chose de local, ou s'il se reproduit dans toute l'étendue du royaume. Nous avons employé à cet effet les documens publiés par le gouvernement précédent sur la mortalité des provinces pendant la période décennale de 1816 à 1826; et nous avons, pour faciliter les comparaisons, calculé la mortalité proportionnelle en faisant les mois d'une égale longueur et en adoptant pour unité la mortalité moyenne des différens mois. Nous en avons fait autant pour les nombres concernant la période de 1833 à 1836 inclusivement \ Les résultats de nos calculs avec les moyennes qu'ils donnent, figurent dans le tableau suivant, et ces moyennes ont été rendues sensibles aux yeux dans la V e planche.
1 Voyez ces documens dans les Annuaires de l'observatoire de Bruxelles, et ceux des années précédentes dans les Annuaires de Lobatlo.
Nous donnerons ici les chiffres originaux pour la mortalité dans les provinces de Luxembourg et d'Anvers pendant les dernières années , parce que ces provinces sont celles où l'influence des saisons se trouve respectivement le plus et le moins prononcée.
Janvier