Voyez supra^ p. 1/jt, la note
étrangère à celle de ses propres enfants*. Mais si les noces sont suivies d'une année de possession de la femme par le mari (usas) ^ ; f ou bien, si elles sont consacrées par les cérémonies religieuses et patriciennes de la confarréation % ou accompagnées des formes ci-
1. Inst. de Just.de S. C. TertulL, proœm. Gains, 1. 196, § 1, D. de i'erlK Sign'if., et clans ses Inst., lib. III, no 2^. Ulp. Fragm., XXVI, 8. Voici les paroles de Caius : « Adeo quidem, ut nec inter matrem et jQlium filiamve ultro citroque lisereditatis capiendœ jus competat. )3 Et Ulpien . « Inteslati fîlii litereditas ad matrem ex lege duodecim Tabularum non pertinet. »
2. Caius, Inst., I, 110, 111, 112, 113. « Olitn itaqiie tribus modis in manum conveniebant : usu, farreo, coemptione, etc., etc. »
3. M. Niebuhr, t. I, p. 324,- note 635. Caius, Inst., I, 112. Denys d'Halicarnasse, liv. II, ch. xxv, nous apprend ce qui suit : « At Romulus effecit... ut mulieres valde modestîE et pudicse essent. Lex autem bsec erat : mulierem RUPTAfti, quœ ex sacratis legibiis in manum mariti convenisset, cum eo omnium et bonorum et sacrorum participera esse. Vocabant autem anliqui sacras nuptias, romana quadam appeîlatione rem exprimentes, confarreat'wnem , a farris communicatione,.. adeoque necessario indissolubilis familiaritatis nexu eos copulavit (Romulus), ut connubium istud niliil dissolveret. Hrec lex coëgit mulieres nuptas, utpote quse nullum aliud refugium haberent, ad uuius sui
viles de la vente fictive (co eniptio^), alors la femme passe sous la puissance du mari ^ [in manu^). Elle devient mater f amilias ; et cette puissance (ce mot est arrivé jusqu'à nous sans la chose) frappe surtout l'esprit par son caractère de hauteur sévère; car le mari est le juge de son épouse ; il peut seul, dans les premiers temps^ plus tard dans un tribunal domestique où ses proches sont appelés , la condamner à mort; il est le maître de sa personne et de ses biens, à peu près comme si la conquête l'eût mise dans ses mains* : terrible
mariti mores vitam suam conformare, elc. , etc., Uxor enim pudica et marlto m omnibus obsequkns, erat familise domina œque atque ipse çir, et in ejus defuncti bona ut fi lia in patris, liœres succedehat. »