‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 83 sur 226 · Movere labra (Sénèque, loc. cit · texte numérisé non relu

Movere labra (Sénèque, loc. cit

lence et l'impassibilité. La moindre plainte serait châtiée cruellement.

Sénèque représentait avec son pinceau énergique ces abus de l'autorité; il rappelait les maîtres aux devoirs de la nature. Intermédiaire du christianisme et de la philosophie stoïque, il faisait entendre aux oreilles des Romains des paroles d'égalité et de douceur qu'on ne trouve que dans l'Evangile*. Mais ce langage n'était pas compris ) et Sénèque lui-même craignait qu'on ne l'accusât de vouloir faire descendre les maîtres de leur supériorité et d'appeler les esclaves à la révolte ^

En même temps une autre voix s'adressait,

1. Quid est eques romanus^ aut Uhertinus, aut servus? nomina ex ambitione, aut ex Injuria nata ; subsilire in cœlum ex angulo licet (let. 31.) Servi sunt, imo homines (l, ^7). Ex iisdem seminibiis ortum (1. ^7). Servus est! fortaise liber animo (jd.). In servos superbissimi , crude- Ussimi , contumelioslssimi sumus {id.). Eadem omnibus principia, eadem origo [Benef.^ III, 28). Corpora obnoxia sunt et adscripta dominis : mens quidern sui juris {Benef III, 20). Sic cum inferiore vivas, quemadmodum tecum superiorem velles vivere (lettre 47).

Page 1