‹ De l'inondation péritonéale dans l'avortement tubaire (sans rupture)Chapitre 11 sur 33 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Pourtant d'autres observateurs, d'abord RÉGAMIER, NÉLarox, puis el surtout Lawson Tarr (1) finirent par démontrer que la grossesse ectopique, et particulièrement la grossesse tubaire, était la cause presque constante des hémorragies péritonéales.

Depuis Lawsox Tarr on admit même que « {oute hémorraçte de la trompe était fonction de grossesse tubaire ».

Cette affirmation est un peu trop absolue et notre collègue et ami Louis Bazy à mis nettement en lumière, dans son récent mémoire de médaille d’or, des cas des plus intéressants, inaperçus avant lui, d'hémorragies de la trompe simulantmacroscopiquement la grossesse, mais que l'examen histologique approfondi a montrés différents ; etil en à établi la pathogénie et le mécanisme.

Mais pour en revenir à Ce qui nous occupe, nous conslatons que les cas qui frappèrent les premiers l'attention furent surtout des cas de rupture tubaire et MAYGRIER, dans sa thèse d'agrégation en 1886, sur la terminaison des grossesses extra-utérines, n'envisage guère que ces faits, divisant son travail en cas de rupture et cas de rétenton avec ou sans complications.

L'avortement tubaire fut donc au début une chose négligée. Néanmoins bientôt de nombreux auteurs l’étudient à son tour. BLAND SuTrroN, WESTERMARK, MARTIN ORTHMAxN et beaucoup d’autres, tant en France qu'à l'étranger, en rapportent des cas. ORTHMANN (2) même, donne une statistique de cent vingt-quatre grossesses tubaires avec soixante elune ruptures etsoixante et un avor-

(4) Lawson Tarr, Lectures on ectopic pregnancy and pelvice Hematocele,

(2) ORTHMANN, « Zeülschrift für Geburtshülfe und Gynäkologie », 1894, vol. XXIX, p. 74 et suiv.

EEE

tements. Murer fait la division en avortement complet et incomplet (1). En 1893, Gauruier, dans sa thèse (2), en cite sept cas opérés et ajoute que « l'avortement est plus fréquent qu'on ne le croit ». Piziier (3), CESrAN (4), AGuixer (5) el surtout CouveLaIRe (6) en étudient le mécanismeetles conditions. Pour Bazrour MARSHALL, « lavortement s'observe plus fréquemment que la rupture » (7). LeJars émet une opinion analogue (8).

Mais nous ne pouvons citer tous les noms, la simple constatation de l'avortement tubaire étant devenue une chose banale depuis l'époque où nous étions remontés pour la clarté de notre exposé : arrivons au point plus particulier qui nous intéresse.

Pour la plupart des auteurs, la conclusion de l'étude de la rupture et de l’avortement tubaires dans leurs rapports avec les hémorragies périlonéales se résumait en cette

formule très simple : Ruplure — inondalion péritonéale ordinaire.

Avortement — hémorragie nulle ou légère donnant une hématocèle.

Évidemment la formule varie un peusuivant les auteurs. Certains, comme CESTAN, ne voyant pas de raison pour que l’avortement ne soit pas cause lui aussi d'inondation, dit seulement n'en pas connaitre d'observation nette, et

(1) Murer, « Beitrag zur lehre der Tubenschwangerschaft » (Zeitschrift. für Geburtshülfe und Gynekologie, vol. XXVI, 1893, p. 31, 58).

(2) Gauruier, Thèse de Paris, 1893.

(3) Pier, Progrès médical, 7 avril 1894.

(4) GEsrax, Thèse de Paris, 1894.

(5) Acuiner, « De l'inondation péritonéale dans les grossesses ectopiques », Thèse de Paris, 1903.

(6) Couvezaire, Thèse de Paris, 1901. .

(7) Bazrour Marsa, Glas. obst. and Gyn. Soc., 9 mars 1904. (8) Lsans, Semaine médicale, 1904, p. 380.

Page 1