‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 12 sur 217 · Discours sur la nature des animaux, t. II, p · texte numérisé non relu

Discours sur la nature des animaux, t. II, p

2. Depuis Buffon , les cétacés ont pris leur véritable place, qui, sous le rapport de l'intelligence, les met fort au-dessus tie beaucoup d'autres mammifères. Les oiseaux ont donc le second rang.

« prendre, ils diffèrent de l'homme plus que « les cétacés et les jjwadrupèdes ; et, s'il « n'y avait pas des êtres qui , comme les « huîtres ou les polypes, semblent en ^ffé- « rer autant qu'il est possible , les insectes « seraient avec raison les bêtes du dernier « rang 1 . »

Buffon ramène donc les insectes à leur véritable place; et, ce qui est plus important, il marque des degrés dans les facultés intérieures des animaux. Mais, d'une part, il ne voit dans ces facultés intérieures, même les plus élevées, que du mécanisme; et, de l'autre, Réaumur voit jusque dans des animaux trèsinférieurs , c'est - à - dire * dans led«tectes , autant 4' intelligence que dans aumh des autres.

C'est que la distinction fondamentale entre Y instinct et Y intelligence des bêtes n'était pas encore faite. Partout Réaumur et Buffon confondent Y instinct et Y intelligence; partout, en

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