T. II, p
300 de l'art expérimental
enduits et remplis les gros boutons du peuplier sauvage; on s'est assuré de l'identité de ce sue avec la matière de la propolis; on a vu les abeilles , toujours prises sur le fait , se partager les divers rôles que demande, en certains temps, l'emploi de la propolis : les unes revenant de la campagne chargées de cette substance, les autres s' occupant à les en décharger ; d'autres se hâtant de l'étendre comme un vernis avant qu'elle soit durcie, ou bien d'en former des cordons proportionnés aux interstices des parois qu'elles veulent mastiquer ; quelques-unes se livrant à l'art plus délicat d'appliquer la propolis dans l'intérieur des alvéoles; d'autres enfin mêlant des fragments de vieille cire avec la propolis et pétrissant ensemble ces deux substances pour en faire un amalgame plus solide, plus consistant, plus propre à résister au poids quelquefois trop lourd de leurs rayons et de leurs gâteaux 4 .
4, Réaumur blâme Pline d'avoir dit que « les abeilles « se servent de propolis comme de colle pour attacher « les gâteaux à la ruche* » (Mémoires pour servir à
dans l'étude des instincts. 301
Le travail de la propolis est un travail
presque aussi étonnant que celui de la cire
même, et, avant Huber, à peu près inconnu
des naturalistes.
l'histoire des insectes, t. V, p. 442.) Chose curieuse r Voilà Pline justifié par Huber : « Et vitium populo- « rumque mitiore gummi propolis, crassioris jam ma- «tense, additîs floribus, nondum tamen cera , sed « favorum stabilimentum, quâ omnes frigoris aut iniu- « riae aditus obstruuntur. » (Pline, liv. xi.)