‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 39 sur 217 · Biographie universelle : Vie de Bonnet · texte numérisé non relu

Biographie universelle : Vie de Bonnet

Bonnet imagina donc une hypothèse sur Y âme des bêtes et sur leurs instincts 1 .

Il part de ce fait, que le principe des mouvements volontaires est dans le cerveau»

Il veut ensuite que chaque idée réponde à une fibre du cerveau , que chaque idée ait sa fibre. Or, selon Bonnet, ces fibres se lient, se combinent, s'associent entre elles, comme les idées. Quand je me livre à une combinaison d'idées, il se produit, dans mon cerveau, une combinaison de fibres ; et c'est en vertu de cette combinaison de fibres que tous mes mouvements voulus s'exécutent 2 .

Supposons maintenant que ces combinaisons de fibres, acquises chez moi, sont originelles dans l'animal; et l'instinct des bêtes sera expliqué. Les bêtes feront naturellement,

\ . Hypothèse sur l'âme des bêtes et leur industrie, t. VIII, p. 366. Neuchàlel, 4783.

2. « Un architecte, dit Bonnet', ne construit un bâtice ment que parce qu'il en a conçu le plan. L'invention « ou le dessein est le fruit de l'étude et du travail. « Mais quels effets cette étude et ce travail ont-ils pro- « duits dans son cerveau? Ils ont donné à différentes « fibres et à différents faisceaux de fibres des détermi- « nations particulières et coordonnées qu'ils ont con-

primitivement, sans imitation, sans expérience, toutes ces mêmes choses que je ne puis faire, moi, sans les avoir apprises, sans préparation, sans étude.

« servées, et en conséquence desquelles Ta me de l'arec chitecte a opéré... » — « Le cerveau de l'animal « ne contiendrait-il point originairement un système « représentatif de l'ouvrage et des moyens relatifs à « l'exécution, et ce système de fibres ne le placerait-il « point, à sa naissance, précisément dans le même état « où une étude de plusieurs années place Farchi- « tecte? » (Tome VIII, p. 369.)

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