PRÉAMBULE
L’étude positive des instincts et de l’intelligence des animaux, commencée par Buffori et par Réaumur, a été, pour la première fois peut-être, indiquée comme une science propre par G. Leroy.
« Les descriptions anatomiques, dit G. Leroy,
« l’auteur ingénieux des Lettres philosophiques
« sur les animaux ', les descriptions anatomiques,
1. Publiées d’abord sons le titre de : Lettres sur les animaux, par un physicien de Nuremberg, Paris, 1781 ; et, plus * tard (dans une édition donnée, après la mort de l'auteur, par Roux-Fazillac), sous le titre de : Lettres philosophiques sur l’intelligence et la perfectibilité des animaux , etc., par Charles* Georges Leroy, Paris, 1802.
G ÉTUDE POSITIVE DE L’iNSTINCT «
« les caractères extérieurs qui distinguent les « espèoes, les inclinations naturelles qui les « différencient, sont sans doute des objets très « importants de l'histoire des bêtes; mais, quand « tout cela est connu, il me semble qu’il y a ente core beaucoup à faire pour le philosophe *. » Il ajoute : ce Le naturaliste, après avoir bien ob- * servé la structure des parties, soit extérieures, « soit intérieures des animaux, et deviné leur te usage, doit quitter le scalpel, abandonner son te cabinet, s’enfoncer dans les bois poursuivre « les allures de ces êtres sentants, juger des détc veloppemenls et des effets de leur faculté de et sentir, et voir comment, par l’action répétée te de la sensation et de l’exercice de la mémoire, <r leur instinct s’élève jusqu’à l’intelligence a . » Ainsi, d’après G. Leroy, outre l 'anatomie qui étudie les parties des animaux et la zoologie qui marque les caractères de leurs espèces, il y a un champ déterminé de recherches, une soience propre; et l’objet de cette science propre est l’étude positive et d’observation, l’étude expérimentale des faits de l’intelligence des animaux.
Et, comme on voit, cette science est toute nouvelfê. Non, assurément, qu’on ne se soit beaucoup %
1, Lettres philosophiques, été., page 2. *