Traité des sensations, première partie, chap. XI. — « l<a
« dit d'Arcussia, suit la jument sa mère, et se a conduit parmi les précipices *. » <
Je trouve, dans F. Cuvier , les deux observations suivantes :
« Dès que le petit vit le jour (il s’agit d’un « petit singe, d’un Rhésus) il parut distinguer « les objets et les regarder très réellement ; il suite vait des yeux les mouvements qui se faisaient « autour de lui, et rien n’annonçait qu’il eut he~
« soin du toucher 'pour apprécie r la plus ou moins
« grande distance où ces corps étaient de lui
« Au bout de quinze jours environ, le petit comte mença à se détacher de sa mère, et dès ses prett miers pas il montra une adresse et une force « qui ne pouvaient être dues ni à l’exercice, ni à ' « l’expérience, et qui montraient bien que toutes tt les suppositions qu’on a faites sur la nécessité
« vue, dit Condiliac, ne s'étend pas au-delà de’ la prunelle. » [Traité des sensations, troisième partie, chapitre 111).
Cependant, dès que le poulet voit le gt^in, il le voit où il est, et non sur sa prunelle.
Dès que l'enfant suit des yeux un objet, il le suit où il est, et non sur sa prunelle.
L'expérience de Cheselden, sur laquelle se fonde Condillac, (d’un jeune aveugle-né à qui l'on abaissa la cataracte, et qui, dans le premier moment où il vit, crut que les objets touchaient ses yeux), aurait grand besoin d'être répétée.