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II. École d'application des connaissances scientifiques

Le système de l'enseignement est composé des dix cours suivants :

1° Cours de géométrie appliquée , ayant surtout pour objet d'exposer les principes qui peuvent conduire à exécuter avec précision , dans les arts , les formes géométriques.

2° Cours de mécanique appliquée, comprenant l'indication des principes de la mécanique rationnelle et l'exposé des applications qu'on en peut faire aux arts.

o" Cours de technologie inécanique , comprenant la description des principaux métiers et celle des principales

iiuichines qu'on y emploie comme éléments essentiels de ]irofluction.

4" Cours de géométrie descriptive, ayant principalement pour objet les applications de cette science à la coupe des pierres , à la charpente , aux ombres , à la perspective, et enfin au dessin et à la construction des machines.

S" Cours de chimie inorganique appliquée, comprenant la description technique et économique des principaux arts qui tirent leur matière première du règne minéral , et particulièrement les usines métallurgiques, les fabriques de produits chimiques , les verreries, cristalleries et fabriques de glaces, les fabriques de porcelaine, de faïence, de poterie, d'émaux, de verres colorés; la préparation de la chaux et autres engrais minéraux , l'emploi de combustibles minéraux pour le chauffage et l'éclairage , etc.

(i" Cours de chimie organique appliquée, comprenant au contraire tous les arts qui élaborent des substances d'origine végétale ou animale. A ce cours se rattachent les fabriques de sucre indigène, les féculeries, les amidonneries, les distilleries, les savonneries, les fabriques de chandelles et de bougies de toute sorte ; l'art de faire le vin, de fabriquer la bière, le cidre et les autres boissons fermentées, les huiles végétales et animales; l'art du teinturier, l'art de préparer certains aliments qui sont l'objet d'un grand commerce d'exportation , la tannerie, etc.

l'^ Cours de physique appliquée , comprenant l'exposé des lois les plus fécondes par leur application aux arts, ainsi que les principes d'après lesquels les divers moteurs exercent leur action.

8° Cours d'agriculture, comprenant toutes les considérations générales et particulières qui peuvent donner une idée précise de cet art, de sa tendance, de ses progrès récents, indication des avantages que pourraient offrir les principales cultures indigènes à des hommes suffisamment pourvus de lumières et de capitaux.

9" Cours d'économie industrielle , comprenant l'exposé

2o6 UK L'lN!>rKLCIION l'UULlQL'L

des principaux faits qui se rattachent à la production industrielle, et la discussion des principes qui doivent présider à l'organisation du commerce ou de l'industrie.

10° Coiirs de législation industrielle , ayant particulièrement pour objet de faire connaître les lois , les ordonnances et les règlements qui régissent aujourd'hui l'industrie.

m. École prcparatolre des arts el métiers.-

Cette école, qui n'est pas encore complètement organisée , serait spécialement destinée aux enfants de la classe ouvrière. On y enseignerait toutes les connaissances qui peuvent les mettre dans le cas d'exercer avec intelligence la profession à laquelle ils sont naturellement appelés.

Quant au plan général d'éducation , il serait fondé sur les bases suivantes :

Les élèves seraient externes ; pour être admis ils devraient être âgés de dix ans au moins et de quatorze ans au plus; savoir lire et écrire, et connaître les premiers éléments de l'arithmétique.

L'enseignement durerait deux années et comprendrait trois branches principales :

1" Des exercices essentiellement pratiques sur l'arithmétique, l'algèbre, la géométrie élémentaire et la géométrie descriptive ;

2° Des notions élémentaires sur la physique, la chimie, la mécanique, les principales machines et les principaux moteurs ;

5° Le croquis coté des machines , le dessin fini des machines et le dessin de l'ornement.

ÉCOLES ROYALES D'ARTS ET MÉTIERS DE CnALONS-SUR-MAR>ÎE ET d'ANGERS.

Une ordonnance du roi, du 23 septembre 1853, a ramené ces écoles à leur véritable destination , qui est de

t.N KllANCL. 257

tormer des chefs d'ateliers et des omriers instruits et habiles.

Le régime de ces étahlissements est purement civil : l'instruction y est à la fois théorique et pratique.

objet et durée de l'enseignement.

L'instruction théorique comprend les mathématiques , la grammaire française , l'écriture , le dessin des machines, des ornements et le lavis.

Les élèves sont formés à l'instruction pratique dans quatre ateliers , savoir :

Forges ;

Fonderies et moulages divers ;

Ajustage et serrurerie ;

Tours, modèles et menuiserie.

Les élèves , à leur entrée à l'école , sont classés dans ceux des ateliers qui se rapprochent davantage de l'art ou du métier dans lequel ils ont fait l'apprentissage dont il sera parlé ci-après. Toutefois, si, après une année d'épreuves, ils manifestent plus de goût et d'aptitude pour vm autre atelier, ils peuvent y être admis, lorsque leur aptitude a été reconnue par un jury pris parmi les fonctionnaires de l'école.

iXul maître externe ne peut être introduit ni toléré, sous aucun prétexte, dans l'intérieur des écoles, et aucun élève externe ne peut être admis aux cours ni aux travaux.

Examens. — Récompenses.

A la fin de l'année , des examinateurs nommés par le ministre du conmiercc et des travaux publics se rendent dans les écoles. Leur examen porte tant sur la partie théorique que sur la partie pratique.

Ils prennent connaissance des résultats de l'examen

l258 DE l'i.NSTKUCïIO.N l'LlSLlQLi:

d'avril passé devant le jury , de l'ouvrage fail dans les ateliers par chaque élève, de leurs dessins. Ils l'ont opérer les élèves devant eux ; les notes sur leur conduite leur sont communiquées, et, d'après tous ces éléments, ils prononcent sur les promotions d'une classe à une autre , et sur les exclusions s'il y a lieu.

Les examinateurs président à la distribution des prix; ils désignent, parmi les élèves de la troisième année, les jeunes gens qui se sont le plus distingués' par leurs l)rogrès.

Chacun de ces élèves reçoit une médaille d'argent portant son nom , avec ces mots : école d'auts et métieks;

IIÉCOMPE.NSE.

Le nombre de ces récompenses ne peut excéder, chaque année, trente pour l'école de Châlons et quinze pour celle d'Angers.

Si parmi les élèves qui ont reçu les médailles il en est dont l'état , à la sortie de l'école , n'ait pas été assuré aux termes de l'article 8 de rordonnanco royale du 25 septembre 1852, ils sont placés, par les soins du ministre du commerce et des travaux publics, ou dans des arsenaux ou dans des manufactures du royaume, aux frais de l'État pendant une année.

Conditions d'admission.

11 n'y a d'admission d'élèves qu'une fois l'an, au 1" octobre, époque du renouvellement de l'année scolaire.

Les conditions générales d'admission sont :

1" Être âgé au moins de quatorze ans et au plus de dixsept , au moment de l'entrée à l'école ;

2" Èti'e d'une bonne constitution, avoir eu la petite vérole ou avoir été vacciné.

Co}tnaismnces i^i'calabla.

Lu entrant dans les école,? royales d'art;? ci uiéticrs,

E.\ l-UA.NCE, 239

les élèves doivent justifier qu'ils savent lire et écrire, et (lu'ils possèdent les (juatre premières règles de l'arithmétique.

Courses.

11 y a dans chaque école pareil nombre de demi-bourses, de bourses à trois quarts gratuites , et débourses entièrement gratuites.

11 y a soixante-quinze bons de dégrèvement, cinquante à Chàlons et vingt-cinq à Angers, chacun d'un quart de pension, que le gouvernement accorde pour servir de récompense et d'encouragement à ceux des élèves qui s'en sont montrés dignes par leurs progrès et leur bonne conduite , sans distinction des boursiers et des pensionnaires.

Les élèves boursiers sont nommés par le ministre du commerce et des travaux publics.

Une place à pension entière, une à trois quarts de pension, une à demi-pension, sont spécialement afTectées à chaque département du royaume.

La Société d'encouragement pour l'industrie nationale a le droit de présentation à huit places à l'école de Chàlons, savoir : six à bourse entière et deux à trois quarts de bourse , à la charge par elle de s'engager à placer , à la sortie de l'école , dans des établissements industriels , au moins quatre des boursiers qu'elle aurait choisis.

L'école de Chàlons reçoit cent cinquante-six élèves fournis par les cinquante-deux départements dont les noms suivent : Ain, Aisne, Allier, Alpes (Basses-), Alpes (Hautes-), Ardèche, Ardennes, Aube, Aveyron, Bouches-du-Uhône, Calvados, Cantal, Corse, Cote-d'Or, Creuse, Doubs, Drôme, Eure, Eure-et-Loir, Gard, Hérault, Indre, Isère, Jura, Loire, Haute-Loire, Loiret, Lozère, Marne, Marne (Haute-), Meurthe , Meuse , Moselle, Nièvre , Nord , Oise , Pas-de- Calais, Puy-de-Dôme, Rhin (Bas-), Uhin (Haut-), Rhône,

260 DE l'instruction M'BLIQUE

Haute-Saône, Saône-et-Loire , Seine, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise , Seine-Inférieure , Somme , Var, Vaucluse, Vosges, Yonne.

Les trente-quatre autres départements, savoir : Ariége, Aude, Charente, Cbarente-Infér. , Cher, Corrèze, Côtesdu-Nord, Dordogne, Finistère, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Ille-et-Vilaine , Indre-et-Loire, Landes, Loir-et- Cher , Loire-Inférieure , Lot , Lot-et-Garonne , Maine-et- Loire , Manche , Mayenne , Morbihan , Orne , Pyrénées (Basses-), Pyrénées (Hautes-), Pyrénées-Orientales, Sarthe, Sèvres (Deux-), Tarn, Tarn-et-Garonne , Vendée, Vienne et Vienne (Haute-), envoient leurs élèves à l'école d'Angers.

Les demandes des places d'élèves boursiers, autres que celles qui sont réservées aux départements et à la Société d'encouragement , doivent être adressées au ministre du commerce et des travaux publics, soit directement, soit par l'entremise des préfets.

Condiiions cVadinission aux places iVcUvea boursiers.

Nul ne peut obtenir une bourse si , après examen , il n'a pas été déclaré admissible par un jury départemental nommé par le préfet.

Cette condition est de rigueur , tant pour les places réservées aux départements que pour celles auxquelles le ministre nomme directement.

Outre les trois conditions générales d'admission , les candidats aux bourses doivent avoir fait, pendant un an, l'apprentissage d'un des arts et métiers analogues à ceux qui sont enseignés dans les écoles.

Pour assurer l'exécution de cette dernière condition , le candidat doit se faire inscrire , dès le commencement de son apprentissage, sur un registre qui est tenu à cet effet au chef-lieu de la préfecture.

Si le candidat n'habite pas un chef-lieu de préfecture , son inscription peut avoir lieu sur la présentation d'un

LN lUA.NClî. 261

certificat du maire de sa commune, légalisé par le souspréfet.

Les examens ont lieu au mois d'août de chaque année.

Le jury d'examen établit une liste d'admissibilité , sur laquelle les élèves examinés sont inscrits par ordre de capacité.

Le jury porte en tète de la liste les candidats qui, outre les connaissances rigoureusement exigées, peuvent démontrer les premiers éléments de la géométrie , ou qui possèdent le dessin linéaire.

Pièces à fournir par les candidals aux bourscu.

Tous les candidats doivent fournir :

P L'extrait de l'acte de leur naissance ;

2*^ Un certificat des autorités du lieu de leur domicile, attestant leur bonne conduite et celle de leurs parents;

5" Un certificat, délivré par un officier de santé, constatant qu'ils ont été vaccinés ou qu'ils ont eu la petite vérole, et que leur consLtution est saine et robuste;

i^ L'engagement des parents ou tuteurs des candidats de payer, pour le sujet qu'ils présentent, au moment même de son entrée à l'école , une somme de 200 francs, représentative de la valeur du trousseau qui leur sera fourni ;

Tj" L'engagement des parents ou tuteurs des candidats aux places d'élèves à demi-pension et à trois quarts de pension gratuite, de payer, de trois mois en trois mois et d'avance , 62 francs 50 c, ou 31 fr. 25 c. , suivant la quote-part de pension qui reste à leur charge.

Les engagements spécifiés aux n»' 4 et 5 ci-dessus sont cautionnés, si une caution est jugée nécessaire pour en garantir l'exécution.

Il est d'autant plus indispensable de les remplir exactement, que tout élève en retard de payer aux époques prescrites, soit le prix du trousseau, soit la quote-part de la pension à sa charge , est renvoyé à ses parents.

262 LE l'instruction l'UBLlQLE

6" Une expédition du procès-verbal de l'examen subi devant le jury départemental.

De l'admission aux écoles d'arls et métiers des élèves boursiers.

Le ministre du commerce et des travaux publics adresse à chaque élève sa lettre de nomination , sur la présentation de laquelle il est reçu à l'école.

A son arrivée , il subit un nouvel examen , et s'il ne se trouve pas posséder les connaissances exigées, conformément au certificat du jury d'après lequel il a été nommé, il est irrémissiblement renvoyé à ses parents et la nomination est annulée, l'école ne pouvant suppléer à l'instruction préliminaire exigée au moment de l'admission.

Des élèves pensionnaires.

Le nombre des élèves que les écoles royales d'arts et métiers reçoivent comme pensionnaires et entièrement à la charge de leurs parents , est fixé à 100 pour l'école de Chàlons , et à 50 pour celle d'Angers.

C'est le directeur de chaque école qui prononce leur réception, sauf à en référer au ministre du commerce et des travaux publics , s'il venait à s'élever quelques difficultés pour leur admission ; c'est à ce directeur que doit être adressée directement la demande.

Les élèves pensionnaires, qui doivent remplir les conditions générales d'admission, sont dispensés de la justification de l'apprentissage et de l'examen à subir devant le jury départemental.

Pièces à produire.

Ils adressent directement au directeur les pièces qu'ils doivent fournir pour justifier des conditions qui leur sont imposées, telles que l'acte de naissance, certificat de vaccine , engagement des parents de payer le prix de la pension, etc.

Les élèves aux frais de leurs parents sont admis à raison de bOO francs par an pour la pension entière.

Ils doivent immédiatement, en entrant à l'école, payer 240 fr. pour le prix de leur trousseau.

Les élèves pensionnaires sont d'ailleurs admis à prendre part aux bons de dégrèvement, s'ils s'en rendent dignes parleur progrès et leur conduite, et à prendre part aux avantages assurés aux élèves des écoles d'arts et métiers par les articles 26, 27, 28 et 29 de l'ordonnance du roi du 23 septembre 1832, qui concernent les examens et les récompenses.

Uniforme cl trousseau.

Los élèves sont vêtus uniformément.

Pour le prix du trousseau mentionné plus haut, chaque élève rcroit:

Six chemises;

Six mouchoirs de poche;

Oiiatre serviettes;

Quatre sorre-tètes ou bonnets de coton;

Quatre paires de chaussettes;

Deux cols noirs;

Un habit de drap gris foficé, coupé en frac droit, collet de même, sans passe-poil ni parement, avec des boutons jaunes, portant ces mots: Ecole royale (Varts et métiers;

Un pantalon, un gilet, même couleur que l'habit; des guêtres en drap noir;

\'n chapeau rond, forme civile, orné de la cocarde nationale;

Une veste ronde pour le travail, un gilet, un pantalon, des t;.iêlres, un bonnet ou casquette;

Un pantalon et des guêtres de toile;

Deux paires de souliers;

Deux peignes;

Brosses d'habits et de souliers.

Ces effets sont entretenus et renouvelés aux frais de l'école qui lésa fournis; ils sont remis à l'élève, à sa sortie, dans l'état où ils se trouvent.

âGi DE I.'lNSTr.îCTlON PUIiLIQUE

ÉCOLK GÏIATITITE D'ARTS ET MÉTIERS, (U(e LA MARTIMtRE, A LYON.

Objet et durée de l'enseignement.

L'institution fondée par le major-général Martin est Une école destinée à l'enseignement gratuit des sciences et des arts dans leurs rapports avec l'industrie lyonnaise, et spécialement avec la fabrication des étoffes de soie.

L'instruction dans l'école de la Martinière est à la fois théorique et pratique.

L'instruction théorique comprend : l'arithmétique et son application aux premiers éléments de la comptabilité commerciale ; les premières notions d'algèbre, la géométrie élémentaire et ses principales applications; la géométrie descriptive, comprenant les préliminaires de cette science, avec de nombreux exercices de projection et les cas les plus simples de l'intersection des surfaces , le tracé et les propriétés des principales courbes employées dans les arts (sections coniques, hélice, épicycloïde, etc.); le tracé des éléments principaux des machines ( vis, en grenages, etc.); les principes de la mécanique, la description des machines et des métiers, et principalement de ceux qui sont employés dans la fabrique de Lyon ; les branches de la physique applicables aux arts, et spécialement à l'industrie lyonnaise; la teinture des soies et des étoffes, avec des notions générales de chimie, et des notions suffisamment étendues sur les matières premières employées dans la fabrique de Lyon , cl notanunent sur la soie, sur le blanchiment, les apprêts, etc.; le dessin perspectif et projectif , principalement d'après le relief, appliqué aux arts mécaniques, et le dessin de la mise en carte , comme auxiliaire indispensable du cours de fabrication; enlui un cours de théorie de fal)rication des étoiles de soie, auquel tous les ,iuires cours doivent plr.s ou moins se rapporter,

EN fra>(;e, 265

Le mode d'enseignement est surtout exp(^'rimenfal.

Les exercices manuels se composent principalement de la partie pratique de la fabrication des étoITes de soie, et accessoirement de travaux préparatoires d'ateliers appropriés aux forces des élèves.

Les élèves sont astreints à suivre tous les cours généraux de l'école; ils peuvent, sur la demande de leurs parents, être dispensés des cours spéciaux. Cette dispense est donnée par le directeur.

L'enseignement complet de l'école est distribué en deux divisions , à chacune desquelles les élèves sont attachés pendant la durée de l'année scolaire. Ils peuvent néanmoins redoubler les études de Tune des divisions, mais ils ne doivent, sous aucun prétexte, rester à l'école une quatrième année.

Examens.

Les élèves ne passent d'ime division à une autre qu'à la suite d'un examen qui constate leur aptitude à suivre de nouvelles études. Tout élève qui, après deux années passées dans la première division, est reconnu incapal)le de suivre les études de la deuxième, ne peut plus rester dans l'établissement:

Conditions li'iidmission.

Les élèves doivent appartenir à des familles peu aisées, domiciliées à Lyon ou dans le département du Rhône, et ne sont admis que sur la demande de leurs parents ou de leurs tuteurs.

L'âge des candidats doit être de dix ans au moins, de quatorze ans au plus, sauf les cas d'exception, qui sont appréciés par le conseil supérieur.

Ils doivent être d'une constitution saine, et justifier qu'ils ont eu la petite vérole ou ont été vaccinés.

:2('>G DF. I.'INSTRIT.TION PLELIOIE

Des exanions d'admission, à la suite desquels les candidats admis sont classés par ordre de mérite, ont lieu toutes les années à des époques fixées.

Cou)iaissances préalables.

Les candidats doivent avoir reçu l'instruction primaire élémentaire, telle qu'elle est définie par l'art, i'"'' de la loi du 28 juillet 1833.

Pièces à produire.

Ils doivent justifier d'un certificat de bonne conduite de lécole primaire où ils ont été iristruits. Nota. L'école n'adnicl pas d'élovcs cxîernes.

ÉCOLE ROYALE GUATL'ITE DE DESSIX,

Dr, MATHÉMATIQUES ET DE SCULPTURE, E>' FAVEUR DES ARTS

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