CHAPITRE II
LOIS DE LA. RENAISSANCE ET DE l'eFFACEMENT DES IMAGES.
I. L'image d'une sensation peut surgir après un long intervalle. — Exemples. — Elle peut . surgir alors sans avoir surgi pendant tout cet intervalle. — Exemples. — Cas singuliers et maladifs d'images qui semblaient effacées et qui
renaissent. — Souvenir d'une lanpue apprise dans l'enfance et ensuite oubliée. — Souvenir automatique d'une série de sons machinalement écoutés. — 11 est probable que toute sensation éprouvée garde une aptitude indéfinie h renaitre IkQ
II. Les diverses sensations n'ont pas toutes cette aptitude au même decrré. — Exemples. — Circonstances générales qui augmentent cette aptitude. — L'attention extrême, volontaire ou involontaire. — Par là s'explique la persistance des impressions d'enfance. — En quoi consiste l'attention. — Concurrence entre nos diverses images. — La loi de sélection naturelle s'applique aux événements mentaux. — Autre circonstance qui augmente l'aptitude à renaître, — La répétition. — Exemples. — Pourquoi ces deux circonstances augmentent l'aptitude à renaître 152
m. Circonstances particulières qui évoquent à tel moment telle image plutôt que telle autre. — Exemple. — Soit par contiguïté, soit par similitude, l'image qui renaît a déjà commencé à renaître. — Pourquoi la renaissance partielle provoque la renaissance totale 1 59
IV. Absence des circonstances indiquées. — Manque d'attention. — ]SIanque de répétition. — Nombre énorme des sensations qui perdent ainsi leur aptitude à renaître. — Cas où deux tendances se neutralisent. — La répétition et la variété de l'expérience émoussent les images. — Origine des noms généraux et des images vagues qui les accompagnent.
— La plupart de nos sensations ne subsistent point en nous à l'état d'images expresses, mais à l'état de tendances sourdes et consécutives ] 65