‹ De l'intelligence (volume 3)Chapitre 51 sur 112 · Helmholtz, Ib. 191. Le fonds de cette explication appar · texte numérisé non relu

Helmholtz, Ib. 191. Le fonds de cette explication appar

On voit aisément le but de cette disposition de notre être. Si un rayon simple n'éveillait en nous qu'une seule sensation de couleur, elle aurait un maximum, un minimum et des degrés intermédiaires, rien de plus; et, faute de pouvoir l'opposer à une autre, nous ne la remarquerions pas*; nous n'aurions pas l'idée de couleur; les ondes lumineuses ne feraient, en croissant ou en décroissant de vitesse et de longueur, que rendre la sensation plus intense ou plus faible; les objets ne différeraient que par leur teinte

tient à Young. Il suppose que cliacjue fibre nerveuse de la rétine est composée de trois libres élémentaires, différemment excitables par le même rayon. Selon la remarque d'Helmboltz, on peut supposer que cbaque fibre nerveuse delà rétine possède trois activités différentes, excitables par le même rayon, et cela est tout à fait probable. — Mais on peut se passer de toute supposition, en admettant, au lieu de trois fibres nerveuses ou de trois activités nerveuses, trois sensations élémentaires. Dans fbypotbèse anatomique ou physiologique, le fait admis est incertain ; car il n'est pas certain qu'il y ait dans chaque nerf trois libres différentes ni qu'une fibre ait trois genres d'actions. Dans l'explication psychologique, le fait admis est positif; car il est certain que les trois sensations du violet, du rouge et du vert existent. — Je fais donc les changements nécessaires à l'exposé d'Helmboltz. « Cette hypothèse d'Young, dit-il, donne une vue d'ensemble et une explication extraordinaireraent claire et simple de tous les phénomènes qui appartiennent à la science physiologique des couleurs. »

1 . « Les personnes affectées d'achromatopsie ne distinguent que les degrés du clair et du sombre, ne voient les objets que tels qu'ils sont rendus par la photographie. »

Wecker, Maladies des yeux. II, 'i3-2.

î:28 I.IVIU': III. LKS SENSATIONS.

plus OU moins foncée; ils rcsscmblci'aient aux diverses parties du dessin où toutes les différences sont celles du blanc, du gris et du noir. — D'autre part si chaque rayon simple éveillait seulement deux sensations de couleur, nous aurions encore l'idée de couleur; nous distinguerions encore deux couleurs principales, leurs maxima, leurs minima, leurs intermédiaires et leurs composés ; mais quantité de sensations de couleur nous manqueraient, et toute l'économie de nos sensations de couleur serait renversée. — C'est ce que l'on observe en étudiant divers cas de maladie ou d'infirmité congénitale, et la théorie qui réduit nos sensations élémentaires de couleur aux trois sensations du rouge, du violet et du vert, reçoit ici de l'expérience la plus frappante confirmation *. — Certaines personnes n'ont pas la sensation du rouge ; d'autres n'ont pas celle du vert; en prenant de la santonine, on perd pour plusieurs heures la sensation du vio-

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