Mueller,, ibid., I
prenne ayant alors dans les yeux des images claires do paysages ou d'autres objets semblables. J'ai été fort sujet à ce phénomène, mais j'ai contracté l'habitude, toutes les fois qu'il se représente, d'ouvrir les yeux sur-lechamp et de les diriger sur la muraille. Les images persistent encore quelque temps et ne tardent pas à pâlir; on les voit là où l'on tourne la tête, » Ici le remède est visible: c'est l'éveil d'une sensation contradictoire ; le fantôme pâlit et perd son extériorité, à mesure que la sensation de couleur excitée par le mur devient plus nette et plus prépondérante. — Et le remède est général ; toute secousse reporte l'attention sur les sensations réelles ; un bain froid, une douche, l'arrivée d'un personnage imposant ou inattendu les tire de leur effacement et de leur nullité, les rétablit plus ou moins et pour un temps plus ou moins long, et par suite ranime avec elles la sensation particulière qui est le réducteur spécial de l'illusion.
Dans l'été de 1832, « un gentleman de Glascow, d'habitudes dissipées1, fut saisi du choléra, mais, guérit. La guérison ne fut accompagnée de rien de particulier, excepté la présence de fantômes de trois pieds de haut environ, proprement habillés de jaquettes couleur de pois verts et de culottes de la même couleur. Cette personne, étant d'un esprit supérieur et connaissant la cause des illusions, n'en prit aucune inquiétude, quoiqu'elle en fut souvent hantée. A mesure que ses forces revenaient, les fantômes apparaissaient moins fréquemment et diminuaient de grandeur, jusqu'à ce que, à la fin, ils ne furent pas plus grands que son doigt. Une nuit qu'il était assis seul,