‹ De l'intelligence (volume 4)Chapitre 70 sur 90 · Voir plus haut, livre I, eu. ni, page · texte numérisé non relu

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2. « Les causes ne sont pas matérielles ; leurs actes sont nécessairement immatériels. Les forces prennent la matière, la conforment et s'annoncent en se peignant à sa surface par leurs effets, se signifient et s'interprètent par les qualités qu'elles

En second lieu, comme l'événement ne naît que par elle, il manque, si elle manque; elle est sa cause. D'autre part, elle le précède et lui survit; elle est donc permanente, tandis qu'il est passager ; il a beau se répéter, changer, elle est toujours une et la même; on peut la comparer à une source inépuisable dont il est un flot. Partant, la voilà considérée comme une essence d'ordre supérieur, située au delà des faits, stable, une, créatrice. Sur ce modèle, des philosophes vont peupler le monde d'entités pareilles. Et cependant elle n'est rien en soi qu'un caractère, une propriété, une particularité d'un fait, la particularité qu'il a d'être constamment suivi par un autre, particularité détachée de lui par abstraction, posée à part par fiction, maintenue à l'état d'être distinct par un nom substantif distinct, jusqu'à ce que l'esprit, oubliant son origine, la juge indépendante et devienne la dupe de l'illusion dont il est l'ouvrier.

IL Cette illusion, en tombant, en fait tomber une autre, ce Le pouvoir, disent les spiritualistes *, s'identifie avec l'être qui le possède... Ce quelque chose par quoi nous pouvons ne doit pas être considéré comme distinct de l'âme. » Les facultés et forces du moi sont donc le moi lui-même ou tout au moins une portion du moi ; plusieurs spiritualistes admettent même, avec Leibniz, que le moi n'est autre chose qu'une force, et qu'en général les notions de force et de

imposent à la matière.... La véritable cause qui meut le cœur, l'estomac, les organes, est extérieure et supérieure à ces organes. »

(Jouffroy, Esthétique, 132, 145 ; Nouveaux Mélanges, 233 à 273.)

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