‹ De l'intelligence (volume 5)Chapitre 58 sur 60 · I. Convergence de toutes les conclusions précédentes · texte numérisé non relu

I. Convergence de toutes les conclusions précédentes

— Elles indiquent que, dans tout couple de données effectivement liées, il y a un intermédiaire explicatif qui nécessite cette liaison. — Du moins nous croyons qu'il en est ainsi.

— Nous prédisons par analogie les traits de l'intermédiaire dans les cas où il nous est encore inconnu. — Exemples. — Nous étendons par analogie celte loi à tous les points de l'espac'î et à tous les moments du temps 463

II. Fondement de cette induction. — De ce que nous ignorons en certains cas la raison explicative, nous ne pouvons conclure qu'elle n'existe pas. — La cause de notre ignorance nous est connue. — Les lacunes de la science s'expliquent par ses conditions. — Exemples. — Présumer que la raison explicative manque est une hypothèse gratuite.

— Les présomptions sont pour la présence d'une raison explicative ignorée. — Autres présomptions suggérées par l'exemple des sciences de construction. — Dans ces sciences toute loi a sa raison explicative connue. — Les lacunes des sciences expérimentales ont pour cause leurs conditions et le tour particulier de leur méthode. — Preuve. — Ce que serait la géométrie si on la faisait par induction. — Les lacunes de la géométrie seraient alors les mêmes que celles de la physique ou de la chimie. — Les sciences de construction sont un modèle préalable de ce que pourraient être les sciences expérimentales. — Analogie des ordonnances. — Identité des matériaux. — La seule différence entre nos composés mentaux et les composés réels, c'est que les premiers sont plus simples. — Emploi des composés mentaux pour l'intelligence des composés réels. — Conséquences. — L'application des lois mathématiques et mécaniques est universelle et forcée. — Réfutation de Stuart Mill. — Tous les nombres, formes,- mouvements, forces de la nature physitiue sont soumis à des lois nécessaires. — Très-probablement tous les changements physiques dans notre monde, et probablement tous les changements physiques au delà de notre monde se réduisent à des mouvements qui ont pour

50a TABLE DES MATIERES.

condition des mouvements. — Idée de Tunivers physique comme d'un ensemble de moteurs mobiles assujettis à la loi

de la conservation de la force 467

m. Récapitulation des preuves inductives qui nous font croire au principe de raison explicative. — Inclination naturelle que nous avons à Tadmettre. — Emploi qu'en font les savants pour induire. — Opinion de Claude Bernard.

— Opinion d'Helmholtz. — Explication de cette croyance par la structure innée de notre esprit. — Autre explication.

— Analogie de ce principe et des axiomes précédemment démontrés. — Il est probable qu'il peut être comme eux démontré par analyse. — Démonstration. — Identité latente des termes qui l'énoncent. — Limites de l'axiome ainsi démontré et enteuilu. — L'axiome de cause en dérive. — Conséquences de l'axiome de raison explicative. — Pour qu'il soit appliqué, il faut l'intervention de l'expérience. — Cas où l'on peut se passer de cette intervention., — Comment on peut poser le problème de l'existence. — Possibilité de la métaphysique 479

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