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— Cas cités par Cheselden, Ware, Home, Nuiinely et Waldrop. — Aux sensations rétiniennes et musculnires de l'œil s'adjoint l'image des sensations musculaires de transport et de locomotion des membres et de tout le corps.
— Cette association est un effet de l'expérience. — Opinion d'ilolmlioltz. — Les sensations rétiniennes et musculaires de l'œil deviennent des signes abréviatifs. — Analogie de ces sensations et des noms. — Elles sont comme eux des substituts d'images. — Ordinairement, ces images restent à l'état latent et ne peuvent pas être démêlées par la conscience. — Procédé comparatif par lequel nous évaluons les grandes distances. — Nous ne comparons plus alors que des signes 154
VI. Première idée de l'étendue visible. — Une série trèscourte de sensations musculaires et rétiniennes de l'œil est le substitut d'une série très-longue de sensations tactiles et musculaires du corps et des membres. — Manière dont les aveugles-nés imaginent l'étendue. — Pourquoi nous croyons percevoir simultanément par la vue un grand nombre de points distants et coexistants. — L'atlas visuel est un résumé abréviatif de l'atlas tactile et musculaire.
— Commodité plus grande et usage presque exclusif de l'atlas visuel. — Circonstances où l'atlas tactile et muscu- .aire est encore employé. — Il demeure chez nous atropliié et rudimentaire par la prédominance de l'autre. — Cas où l'autre ne peut se développer. — Perfection du toucher chez les aveugles. — Exemples 171
VIL Conséquences de la situation que paraissent avoir nos sensations. — Elles paraissent étendues et continues.
— Partant, les corps que nous connaissons par leur entremise nous paraissent étendus et continus. — En quoi cette croyance est trompeuse. — L'idée de l'étendue n'est pas innée, mais acquise. — Idée de notre corps. — Enceinte corporelle du moi. — Idée d'un corps extérieur. — Nous le concevons, par rapport à notre sensation localisée, comme un au-delà, et, par rapport à notre corps, comme un dehors. — Projection des sensations de la vue et de l'ouïe dans ce dehors — Leur aliénation définitive. — Achèvement du simulacre interne qui aujourd'lmi constitue pour nous une perception extérieure. — Pourquoi
il nous apparaît comme autre que nous et hors de nous. 183
VIII. En quoi cette hallucination est vraie à l'état normal. — Notre illusion équivaut à une connaissance. — Ce qu'il y a de vrai dans le jugement localisaleur. — A l'en-
droit où semblent situées les sensations du premier groupe se trouve situé le point de départ de l'ébranlement nerveux. — A l'endroit où semblent situées les sensations du second groupe se trouve situé le point de départ de l'ondulation éthérée ou aérienne. — Ce qu'il y a de vrai dans la perception extérieure. — Aux différences qui distinguent les sensations du second groupe correspondent des différences dans le type des ondulations et dans les caractères de leurs points de départ. — A la substance corporelle jugée permanente correspondent une possibilité et une nécessité permanentes de sensations et, en général, d'événements. — Toute perception extérieure se réduit à l'assertion d'un fait général pensé avec ses conditions. — Concordance ordinaire de la loi réelle et de la loi meutale. — Adaptation générale de l'ordre interne à l'ordre externe. — Établissement spontané, perfection progressive, mécanisino très-simple de cette adaptation 189