AVANT-PROPOS
En tout 6PapR, les chirurgiens ont été plus réservés | en ce qui concerne l'intervention dans les ernies ombilicales en général.
« Aujourd’hui encore, dit M. Lucas-Champion-
| nière, les opérations faites pour ce genre de hernies, inspirent de la terreur aux malades et surtout aux
médecins », C'est dans l'anatomie de la ee ombilicale qu'il convient de chercher la principale cause
de cette réserve. Le bistouri dans le cas d'opération pour tumeur herniaire de l’ombilic tombe en plein
centre péritonéal ; avec un pareil point de départ, Pin fection peut s’irradier avec la plus grande facilité ; aussi le chirurgien vient-il à commettre une faute
contre l’antisepsie, il en résulte bien vite une péritonite généralisée, promptement mortelle. Un tel accident
est moins à craindre quand on attaque le péritoine dans ses parties déclives, comme dans le cas de hernies inguinales ou crurales,
Nous ne rentrerons pas ici dans de longues considérations anatomiques ; qu’il nous suffise de rappeler l'adhérence du péritoine au pourtour de l’anneau,'son union intime avec la peau au centre de la cicatrice ombilicale, la surcharge graisseuse qui très souvent. existe chez les individus portant une hernie de l’abdomen : de telles dispositions expliquent l’abstention des
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anciens opérateurs et la réserve des chirurgiens actuels. Pourtant aujourd’hui, grâce aux modifications apportées au manuel opératoire, grâce aussi à la méthode antiseptique, on opère toujours les hernies om bilicales étranglées ; il n’en est pas de même quand il s’agit des hernies adhérentes : beaucoup de chirur= giens les considèrent encore comme un « noli me tangere ».
Nous nous proposons de chercher à démontrer que, même pour ces dernières, sauf quelques rares exceptions, l'intervention doit être la règle de conduite,