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ce qui est souvent nécessaire pour nettoyer et sculpter en quelque sorte, comme le dit M. Doyen, les surfaces articulaires déformées. Nous croyons cependant que l’incision de M. Tillaux doit être recommandée justement parce qu'elle laisse l'articulation plus intacte et surtout parce qu'il n’est pas nécessaire de sectionner les ligaments latéraux de l'articulation et que, en outre, elle peut servir, si besoin est, à une résection consécutive à l’arthrotomie.
Maintenant que nous avons examiné quelles étaient les incisions qui avaient été employées pour l’arthrotomie, examinons quels doivent être les soins consécutifs à l'opération et à quel moment il conviendra de commencer la mobilisation. Malheureusement plusieurs des observations que nous avons recueillies ne font pas mention du moment où a été commencée cette mobilisation.
Pour le pansement lui-même, nous pouvons dire que tout pansement véritablement antiseptique est bon. L’é poque à laquelle il doit ètre levé pour la première fois varie assez suivant les chirurgiens. M. le Professeur T'illaux fut obligé de faire le pansement de son opérée dès le cinquième jour par suite d’une élévation de température due évidemment à un malaise passager, puisqu'il put constater que la plaie était complètement cicatrisée. M. Decès au contraire laisse le pansement en place. sauf contre indication naturellement, pendant quinze à vingt jours. Nous croyons que c’est en moyenne vers le neuvième ou le dixième jour qu’il faudra renouveler le pansement pour retirer les fils et supprimer les drains lorsqu'on aura jugé utile d'en mettre.
La mobilisation passive de l'articulation est pratiquée en moyenne du vingtième au vingt-cinquième jour, d’a-