AVANT-PROPOS
Rechercher dans la littérature médicale les diverses méthodes d'intervention sanglante dans les ankyloses du coude; consécutives à des traumatismes, en exposer les diverses indications, le manuel opératoire, les soins consécutifs et enfin les résultats, tel est l’objet du travail que nous présentons aujourd'hui. Après un historique rapide de la question, dans lequel nous passerons en revue toutes les méthodes chirurgicales proposées pour le traitement curatif de ces ankyloses, nous étudierons plus spécialement les méthodes suivantes : la résection temporaire de l’olécrane, la résection osseuse du coude et l’arthrotomie, puis nous reproduirons le cas unique d’ostéotomie trachéiforme. Tei est le plan de ce travail qui, pour n'être pas original, sera cependant, nous osons l’espérer du moins, un travail utile.
Mais avant d'aborder notre sujet, il nous est doux de suivre la tradition établie depuis de longues années et d'adresser à la fin de nos études médicales tous nos remerciements aux maîtres qui nous ont guidé et conseillé pendant les années que nous avons passées à la Faculté.
C’est à notre cher maître, M. le docteur Charles Monod, dans le service duquel nous avons été élève bénévole
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(4891), puis’externe (1893) que vont tout d’abord nos remerciements. Pendant tout le cours de nos études il n’a cessé un seul instant de nous soutenir de ses conseils et de nous prodiguer ses enseignements. C’est enfin lui qui, au moment du choix de notre thèse, nous a indiqué ce travail et nous a aidé dans son exécution en dirigeant nos recherches. Il a eu, en outre, l’obligeance de nous donner deux observations inédites d’ankyloses du coude, consécutive à des fractures opérées dans son service par l’arthrotomie. Qu'il veuille bien recevoir ici l'expression de notre vive et affectueuse reconnaissance.
M. le docteur Millard fut notre premier maître dans les hôpitaux. Pendant l’année que nous avons passée dans son sérvice en qualité d'élève bénévole, il a toujours été pour nous un maitre savant et bienveillant, nous dirigeant dans les débuts si ardus et si difficiles de la médecine. Nous sommes heureux de pouvoir lui adresser aujourd’hui tous nos remerciements.
Nous rendons aussi un hommage respectueux et reconnaissant à la mémoire de M. le docteur Constantin Paul, dont nous avons eu l'honneur d’être externe (1892). Ses précieux enseignements sur les maladies du cœur et sur la thérapeutique nous resteront toujours présents à la mémoire.
Que M. le Professeur Fournier et M. le Docteur Descroizilles, dans les services desquels nous avons passé notre dernière année d’externat (1894-95), nous permettent de leur dire lé souvenir tout particulièrement agréable que nous avons gardé de leurs services et de les remercier des utiles enseignements que nous avons retirés de leurs savantés léçons.