IV. — Pour être efficace, l’intervention doit être précoce
V. — L’intervention qui n’a qu’une valeur palliative dans la forme ulcéreuse suppurée, est contreindiquée dans les formes ulcéreuse sèche et granulique. Elle est contre-indiquée, même dans la forme ascitique, par des lésions pulmonaires avancées, par des symptômes de tuberculose intestinale, par un épanchement pleurétique et enfin par une fièvr e sans cause appréciable, indice d’une généralisation imminente.
VI. — L’asepsie est de rigueur dans le traitement chirurgical de la péritonite tuberculeuse , comme dans toute laparotomie.
VIL — L’occlusion intestinale au cours d’une péritonite tuberculeuse est une indication d’urgence -de la laparotomie.
VIII. — La méthode de la ponction, suivie de lavage , ne s’appuie pas sur un nombre suffisant d’observations pour qu’on puisse apprécier sa valeur.
IX. — La laparotomie agit, dans la forme ascitique, en provoquant une évolution fibreuse des tubercules.
X. — Les affections des trompes sont la cause la plus habituelle des pelvipéritonites tuberculeuses ; d’autre part, cette inflammation tuberculeuse du petit bassin peut gagner la grande cavité péritonéale. Par conséquent, pour guérir la pelvipéritonite tuberculeuse, et prévenir la généralisation au péritoine et à toute l’économie, il faut enlever les annexes. Le point difficile est de diagnostiquer la nature tuberculeuse de la salpingite. Il existe, cependant, quelques caractères qui différencient la salpingite tuberculeuse des salpingites inflammatoires chroni- ({ues. En fait, ce diagnostic a rarement été fait d’une façon suffisamment précoce, et il existe peu d’observations où les malades aient été assez longtemps suivies pour qu’on puisse affirmer l’absence de toute lésion tuberculeuse d’un autre organe. Il en existe plusieurs où le processus tuberculeux a poursuivi sa marche, en un autre point de l’économie, le poumoD notamment, alors que la guérison locale s’est maintenue.
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