‹ De l'iridectomieChapitre 6 sur 6 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Obsei valions d'irideclomie prêchant l'cxlraction de Ja cataracte. (Brilish médical journal, 1864. — D'' Taylor).

fJosiah Falconbridge, liomme très-faible, depuis longtemps malade et misérable, âgé de 68 ans : psoriasis cbrouique. Il sortait d'un hôpital où il avait séjourné trois mois pour une affection chronique de la vessie. Il est aussi affecté d'eutropioQ qui a causé l'ulcération de la moitié inférieure de la cornée gauche. Son œil gauche est atteint d'une cataracte sénile dure. C'était un des cas les moins favorables pour le succès de l'opération qu'on pût concevoir. L'iridectomic est faite le 2 juin j863; l'extraction trois semaines plus lard. Le septième jour on découvrit l'reil , la surface de la cornée était couverte de pus provenant d'une conjonctivite intense qui semblait avoir été produite par l'entropion. La plaie était cicatrisée, et la cornée parfaitement transparente. La conjonctivite guériten quelques jours. Le malade jouit maintenant d'une bonne vision.

2° Anne Fox, âgée de G5 ans. A chat|ue œil cataracte dure sénile. Cette femme était dans le même état de faiblesse que le malade précédent. Elle est obèse. La malade voulut être traitée par le procédé de Mooren. L'iridcclomte de l'œil droit fut pratiquée en août ; l'extraction six semaines plus tard.

GuérisoQ sans qu'il soit survenu aucun symptôme défavorable. La malade voit très-bien. Elle peut lire les plus fins caractères d'imprimerie.

Dubrueil 5

ObscrViilion d'iridcclomic dans l'ulcéralioii destructive de la cornée. {DJcdical Times. — Robert Carter).

Robert Carter rapporte dans ce travail l'observalioii suivante comme ime excelleute preuve dts avaulajyes de l'iridectomie dans riilcération destructive de la cornée; je traduis littéralement:

« G. R..., laboureur, à^é de 53 ans, eut recours à moi le 5 février 1864, pour une affection de l'œil droit. Il est faible, décrépit, partiellement chauve et peut passer pour avoir 10 ou 15 ans de plus qu'il n'accuse.

« Il raconte que le. 28 janvier (huit jours avant), il reçut un coup sur l'œil par uue branche. Avec l'apathie caractéristique de sa classe, il continua à travailler malgré la perte de la vision et l'augmentation de la douleur, jusqu'à ce que son patroa l'envoyât se faire soigner.

« .le trouvai la conjonctive droite très-injectée. La cornée était presque entièrement perforée par un ulcère gris, salé, d'environ ii ligues de diamètre, et entouré d'une zone d'une opacité dense; cet ulcère était situé un peu du côté de son bord externe et inférieur. La zone d'opacité atteignait le bord de la cornée du côté externe, tandis que, en haut et en dedans, il existait au-dessus de la pupille une portion en croissant qui, quoique trouble et nuageuse, était cependant assez transparente pour laisser voir sa structure fibreuse. Il n'y avait pas de vaisseaux allant à l'ulcère, ni empiétant sur le bord cornéal; la vision était limitée à une perception quantitative obscure de lumière; le malade percevait la direction de la fenêtre, mais aoa ses contours ni son châssis.

« Douleurs violentes avec exacerbalions nocturnes, pouls faible, fréquent, aspect souffrant et usé. La tension du globe oculaire n'était pas ou seulement très-peu augmentée, et n'était pas plus forte que dans l'œil gauche qui présentait déjà cependant des traces d'une irritation sympathique.

« L'œii malade avait été couvert d'un «nouchoir plié ; aucun irailement n'avaii été fait.

« Avant de connaître les bons effets de i'irideclomie, \i m'aurait paru inévitable, dans les conditions que j'ai décrites, que la perforation menaçante eût été suivie d'irilis, probablement de la désorjvanisalion complète de l'œil et de la destruction sympatlùque de son coui^énère.

(( Je mis le malade sur uo lit, et fis immédiatement l'irideclomie, enlevant le sixième supérieur de l'iris. La douleur de l'opération fuJt très-vive, et, après avoir appliqué une compresse d'Arll, j'ordonnai au malade de rester tant que la douleur persisterait. Aussitôt cependant qu'il devint un peu plus tranquille, il quitla la maison sans que j'en eusse connaissance et ne revint que le dimanche suivant (8 février).

0 11 dit alors que la douleur avait cessé trois heures après l'opéi alion, qu'il était retourné à son travail dans l'après-midî, et qu'il avait attendu, pour venir me voir, jusqu'au dimanche, afin de ne pas perdre de temps. La compresse d'ArIt était restée à sa place, et, en l'enlevant, je trouvai l'injection delà conjonctive beaucou]) diminuée, la plaie cicatrisée, le trouble de la cornée en forme de croissant éclairci; la zone o[>aque pin*, éiroile et moins dense, l'nlcère est presque rempli de lymphe plastique. La perception de la lumière était devenue qualitative, et le malade était capable de distinguer une feuille de papier blanc.

« Comme tes ehoses s'étaient si bien passées, sans auctin-e médication, je réappliquai la compresse et je renvoyai le malade à son ouvrat^e. Le onzième jour, le mieux continuant, el le malade étant capable de compter ses doif;ts, on enleva la compresse et on lui substitua un bandeau.

« Le vinjTt-deuxième jour, il restait un peu d'injection de la conjonctive, les vaisseaux qui se rendaient à l'ulcère avaient déjà disparu.

.( La plaie de l'excavation actuelle était marquée par uae cicatrice dense, bien circonscrite, dont le bord le plus élevé

alteignait juste le centre de la pupille normale, elle reste de la cornée avait repris sa transparence parfaite. Le malade pouvait lire sans aide le n° 16 du livre de .lœger, et le n" 14 avec l'aide d'une lentille biconvexe de 10 pouces, et je trouvai qu'il en faisait très-peu de plus avec l'œil sain.

« Ce cas est intéressant en ce que l'iridectomie a été employée seule, et qu'aucun traitement médical n'est venu s'ajouter ni s'interposer à cette opération. »

Observation d'iritis sympathique. Iridectomie. Guérison. (Note de Tavignot. — Gazette hebdomadaire, 1864).

Il s'agissait d'une jeune fille de U ans, ayant perdu l'œil droit à la suite d'un coup de ciseaux, et chez laquelle l'irltis sympathique du côté gauche avait débuté cinq semaines après l'accident.

J'avais affaire à la seconde attaque de la maladie iridochoroïdienne.

L'opération, exécutée avec ma pince-crochet, eut pour effet de supprimer un tiers environ de l'iris, vers sa partie externe, de sa petite à sa grande circonférence. L'iritis a été, pour ainsi dire, enlevée d'emblée : aucun accident, soit primitif, soit consécutif, n'est survenu, et la guérison, qui date aujourd'hui de trois mois, est aussi complète que possible. Il n'y a pas eu de récidive.

Tout semble faire espérer que la guérison persistera. Dès lors l'iritis sympathique aura cessé d'être une maladie audessus des ressources de l'art, ainsi que la plupart des auteurs l'ont répété jusqu'à présent.

Irilis auec oblitération de la pupille.

(Observation empruntée à M. Teale. — Médical and Gazette Times,

t. II, p. 529, 1860 )

Joseph B , âgé de 29 ans. Iritis sypliili tiques répétées, qui,

pendant les six derniers mois, avaient été accompagnées d'une douleur forte et continue. U est depuis quelque temps entièrement aveugle.

Dans l'œil droit, synéchie postérieure complète; l'iris saillant en avant; la cornée est ulcérée.

L'œil gauche a été détruit par un coup de poing depuis plusieurs années.

4 septembre 1858. Aucun traitement n'ayant pu adoucir ses souffrances, on fit l'iridectoraie, mais sans espoir de rétablir la vue.

Le 12. Les douleurs ont cessé; l'ulcère de la cornée est cicatrisé.

2 octobre. Le malade ayant dormi dans un égout, l'œil redevient entlammé et douloureux. Iridectomie nouvelle.

Janvier 1859. Il est parfaitement guéri de ses douleurs depuis plusieurs semaines. L'ulcère coruéen est cicatrisé, et le globe est dans un état de repos»

Dans ce cas, bien qu'on n'eut aucun espoir de rendre la vue au malade, le but de l'opération, c'est-à-dire la cessation de la douleur et de l'irritation constante du globe a été atteint, résultat que les moyens ordinaires continués pendant plusieurs mois n'avaient pu obtenir.

Irido-choroïdite de l'œil droit. Atrophie de l'œil gauche. Annales d'ocuUstique. 7" série, 1 859. — D' Pagenstecher.

La malade, paysanne, mariée, âgée de 31 ans, avait toujours joui d'une parfaite santé et été régulièrement naenslruée jus-

qu'à l'époque de sa dernière grossesse. Klle accoucha, il v a qualre ans, pour la troisième el dernière fois, et depuis' ne revit plus ses rèj.|es. Un an environ après celte dernière couche, elle fut aiieinte d'une inflammation de l'œil gauche qui, après s être signalée par de violentes douleurs orbitaires', de la rougeur, du larmoiement et du (rouble dans la vue, se termina par la perte de cette dernière et l'atrophie du bulbe. En dernier lieu, pendant la marche • progressive de l'atrophie, la malade eut encore, par intervalle.^, la perception de

quelques sensations lumineuses subjectives, d'étincelles, d'éclairs, etc.

Depuis un an, la malade éprouvait à l'œil droit les mêmes symptômes qui avaient caractérisé le début de la maladie de l'œil gauche. Son état, lors de son entrée à l'Institut, était le suivant :

A gauc/ie, on peut constater par le toucher le i^amoHisâement de l'œil; la cornée ne présente plus qu'un reflet mat; la conjonctive est légèrement rouge; la sclérotique n est pas etiliei-ement blanche, mais d'un rose pâle, et parcourue par quelques vaisseaux plus dilatés que d'ordinaire et variqueux qui la pénètrent brusquement. L'iiis est décoloré, bleu-vérdâlre, le cercle pupillaire entièrement adhérent à la capsule antérieure, le champ pupillaire troublé |)ar un exsudai enfumé. La faculté visuelle, ainsi qu'il a déjà été dit ci-dessus, est entièrement éteinte.

J droite, la conjonctive est d'un roilge pâle, 11 y a larmoiement peu considérable, photophobie et trouble de ta vision. Une douleur* compressive dans l'orbite, augmentant constamment en proportion de l'exacct-bation dès phénomènes inflammatoires , existe depuis le commencement de l'affection. Quelques rares vaisseaux ciliaires trop développés se remarquent aussi sur la sclérotique. La pupille est troublée par un exsudât déposé sur la capsule antérieure, et au moyen duquel son bord est totalement uni à celle-ci. Le tissu de î'iris, décoloré, gris brunâtre, est raréfié par suite d'un développement

anormal manil'esle de ses vaisseaux. La (acuité visuelle est tellement diminuée depuis six mois, que la malade lit difficilement les caractères du n° 15 deJaeger, et que les objets lui paraissent enveloppés d'un épais nuage. Dej)uis quelque temps, elle a la perception de nombreuses étuicelles, de roues lumineuses, d'éclairs, phénomènes qui se produisent particulièrement quand la malade tient sa tête dans une position déclive.

L'iridectomie fut pratiquée, le 26 février, à la partie supérieure de l'iris. L'appareil fut levé le i" mars, et déjà il existait une amélioration considérable de la vision; la malade pouvait lire les lettres du n" 9 de Jseger. TJn traitement légèrement dérivatif amena en peu de temps un résultat si satisfaisant que, dès le 18 mars, elle sortit guérie. Les résultats de l'opération furent les suivants ; la saillie du globe était redevenue naturelle, la conjonctive et la sclérotique n'offraient plus aucune trace d'injection. La nouvelle pupille était claire et les exsudats de la pupille naturelle paraissaient avoir perdu de leur densité. L'iris était d'une couleur bleue bien pure. Il n'y avait plus d'apparence de névralgies orbitaires , ni de photopsies, et la malade lisait parfaitement le petit caractère (Jeeger, n" 15). Quand je la revis plus tard, elle lisait le n" 3 de Jseger; elle affirmait qu'aucun symptôme inflammatoire ne s'était plus manifesté; ils n'étaient du reste plus à craindre, l'état de santé générale étant devenu complètement rassurant depuis le retour des règles.

Résultat de l'opération. — Cessation de l'inflammation, rétablissement d'une vue normale.

Irido-clwroïdilc chronique de L'œil gauche. Jnnales d'oculistique, 7^ série, 1859. — D-" Pag^enstecher.

.^re W. de B..., âgée de -^8 ans, commença à se plaindre, il y a deux ans, vers l'époque de la ménopause, d'un trouble dans la vision à droite, lequel augmenta successivement, sans

être pour cela accornpap,né de symptômes "mllarainaloires notables. Jamais l'œil u'élait ni roujje, ni larmoyant; la patiente n'accusait qu'une légère photophobie et des douleurs de tète rhumatismales qui s'étendaient k toute la moitié du crâne, se représentaient sous forme d'accès, dont chacun amenait une déperdition plus considérable de la faculté visuelle. Depuis neuf mois, il n'existe plus qu'une perception de lumière quantitative, et, par conséquent, que la possibilité de distinguer le jour des ténèbres.

Ce n'était point l'état de son œil droit, dont elle avait déjà fait le sacrifice, qui m'amenait la malade, mais l'affaiblissement qui, depuis neuf mois, époque à laquelle se compléta probablement l'occlusion de la pupille droite, affectait son œil gauche au moyen duquel elle avait pu jusqu'alors exécuter sans interruption les travaux les plus fins. Elle devait s'en abstenir totalement en ce moment; elle éprouvait une prompte fatigue au travail et des douleurs violentes dans les parties osseuses au voisinage de l'œil gauche en étaient la con- .séquence immédiate.

État au moment de l'entrée à l'Institut. — A droite, la conjonctive est légèrement rougie; la cornée transparente et l'humeur aqueuse sont un peu troubles. L'iris, de couleur sale, est convexe en avant par la pression de l'exsudat qui occupe 1 chambre postérieure, le cercle pupillaire entièrement adhérent à la capsule antérieure, et la pupille fort étroite, trouble et nuageuse. La sclérotique est parcourue par quelques veines fort dilatées.

La faculté visuelle est telle, que la malade est encore en état de suivre les mouvements d'un objet fort éclairé. Le bulbe oculaire droit est un peu plus mou que le gauche au toucher.

j gauclie, l'aspect extérieur de lœil est tout à fait normal, la pupille très-mobile et nette. L'examen à l'ophthalmoscope ne fait découvrir que quelques flocons flottant dans l'humeur vitrée, mais aucune anomalie apparente dans la texture de la

choroïde. La lecliire des caractères n° 3 de est dil'fi-

oile.

L'iridectoraie l'ut pratiquée le 25 juillet 1856, à l'œil droit. Il n'y eut pas d'autres symptômes de réaction qu'un léger épanchement sanguin dans la chambre antérieure, dont l'absorption fut lente et un trouble plus considérable que d'habitude de l'humeur aqueuse.

Le 8 août, au départ de l'opérée, l'humeur aqueuse ol'frait encore un peu de trouble; l'iris avait repris une couleur plus vive, la pupille nouvelle était encore obstruée en partie par des exsudats, mais elle offrait un espace libre suffisant pour entretenir la communication de la chambre postérieure avec l'antérieure. Le bulbe était encore ramolli. Les céphalalgies avaient disparu. La perception visuelle de l'œil droit n'était point augmentée, mais la malade pouvait parfaitement lire de l'œil gauche les lettres du n» I de Jauger.

J'eus l'occasion de revoir la malade quinze mois après l'opération : la pupille artificielle s'était conservée, la vision était restée dans le même état aux deux yeux. Les douleurs crâniennes ne s'étaient plus représentées. La malade pouvait de nouveau se servir, comme par le passé, de l'œil gauche pour ses travaux, et la consistance du bulbe droit était la même que celle de gauche où les flocons de l'humeur vitrée étaient plutôt diminués qu'augmentés.

Résultats de l'opération. — Arrêt de l'atrophie de l'œil droit et annulation de la congestion morbide sympathique déjà communiquée par l'œil malade à l'œil sain.

Glaucome suhaigu des deux /eux. — Iridectoinie. — Guérisoiu par J.-G. Hildige, de Dublin. — {Médical Times, 1864.)

Il s'agit d'une dame, âgée de 35 ans, qui présentait les traces d'une inflammation glaucoraateuse des deux yeux, le gauche était plus malade que le droit. Les soins médicaux n'ayant

abouti à rien, elle copsiilla M. Hildij'-e qui opéra l'œil {rauche. Cette opération n'enraya pas la marclie de la maladie du côté droit, et quelques jours après il opéra également le droit.

Cette double opération, dit-il, fut suivie, un mois après, d'une guérison complète. Les deux yeux avaient retrouvé leur tension normale; l'injection de la conjonctive avait dispai-u, les iris avaient repiis leur coloration naturelle; toutefois la guérison fut plus complète à droite, où la transparence fut plus parfaite.

II est inlimement persuadé que s'il eut retardé l'opérafion de quelques jours, les deux yeux auraient été irrévocablement perdus.

Cette opération, selon M. Hildige, est préférable à la simple évacuation de l'humeur aqueuse.

Cécité dépendant d'un giaucoiv.e aigu survenant à la suite d'une saignée, et guérie par rirideclouiie {d^ Qualino, Journal d'oplnhalmologicj Italianer, 186G).

Une Femme de 50 ans, ayant eu, le (8 août, une attaque de rhumatisme arliculaire aigu, le D"" Bocco prescrivit une saignée et un émélo-catliartique le 19. Après cette saignée, on avait remarqué un trouble momentané de l'œil droit, accompagné de douleurs aiguës pi ofondes. La saignée fut néanmoins répétée le même jour, et le 20, troisième saignée; le 21, les douleurs articulaires ont cessé, mais la vision de l'œil droit est abolie. Le D'' Quaglino diagnostiqua un glaucome aigu, qu'il traita et guérit par l'iridectomie.

Glaucome guéri par l'iridectorrie. — Gusco {Union médicale, 1801,

M. Cusco a traité, il y a trois semaines, un glaucome, suivant la mélhode de de Graefe. Le malade, dont l'œil présentait

l'aspecl verilàlre du fv|aucome, outre les sifTiies oplhalmoscopiques, a déjà perdu UQ œil depuis sept ans. La v'ue avait rapidement diminué de|)uis trois semaines dans l'œil resté bon, mais le malade distinguait encoie le jour et la nuit, et voyait encore les {^ros objets; lorsque M. Cusco examine le malade pour la première fois, trois semaines après, il était devenu tout à fait aveugle. !\!. Çusco fit alors l'iridectomie.

Cette opération ne fiU, peis suivie d'accident, et au bout de quelques jours, l'opéré peut dislinj^uer la main du cliirurgien. Graduellement, on a fait arriver plus de jour dans la chambre du malade, afin de ne pas déterminer d'éblouisseinent, et la vue est devenue de pins en plus nette. Le malade distingue les objets qu'on lui présente, se rend compte de leur position, et reconnaît même des corps d'un petit volume.

M, Cusco regarde ce résultat chez un malade affecté de glaucome, comme fort important; il croit que c'est le premier succès obtenu en France, à l'aide de l'iridectomie, pratiquée après une cécité absolue.

(Société médicale du IX*^ arrondissement de Paris.)

Glaucome guéri prir i'opéralion Hancock. — Follin (Archives i!e

ini'i/cciiip, 1860),

i" S. B , âgée de soixante-deux ans, admise le 3 octobre 18.59 à l'hôpital pour un glaucome aigu de l'œil gauche. Il y a sept jours, elle a com mencé à souffrir, et comme elle eut à travailler durement dans sa profession de laveuse, la douleur devint très-violente, empêchant la malade de dormir la nuit, et s'étendant à la tempe et sur le sourcil. Le globe oculaire est maintenant très-dur et excessivement sensible au toucher; il présente les apparences extérieures observées dans le glaucome; la lentille est opaque et de couleur verdàtre, la pupille dilatée et irrégulière. La malade a l'aspect

d'une personne qui soulfre; elle jîeul seulement dislinfîuer le jour de la nuit.

7 octobre. M. Hancock coupe en travers le muscle ciliaire. line certaine (juantité de liquide séreux s'écoule; l'iris est légèrement poussé dans la plaie. — L'opération enleva entièrement la douleur, qui ne reparut plus pendant la quinzaine que la malade resta à l'hôpital.

2 janvier. — La malade vient à rhô|)ital pour remercier le chirurgien; elle assure qu'elle peut voir avec son œil, aussi bien qu'avant sa maladie; elle a repris son emploi. La pupille est légèrement tirée vers la plaie; mais sous d'autres rapports, l'aspect de l'œil est naturel.

2° H. C , 50 ans, admise le 11 janvier 1860. — Il

y a douze ans, l'œil droit devint gontté, rouge et douloureux. Elle fut traitée à Central London ophtlialraic hospital. La douleur cessa dans l'œil, mais cette malade ne recouvra jamais parfaitement la vue de cet œil. Une attaque semblable, accompagnée de flammes de feu devant les yeux, se manifesta de nouveau il y a cinq ou six ans ; de même que précédemment la douleur s'en alla, mais la vue n'a pas depuis lors reparu.

Élat actuel. — Le globe oculaire est peu déformé, la cornée contractée dans ses diamètres est conique; il existe une dépression autour du globe, au niveau du muscle ciliaire; l'œil est contracté à ce point; la choroïde se manifeste par de la noirceur à travers la sclérotique amincie; le cristallin est opaque, le globe est très-tendu, et un arc semble entourer la cornée.

12 janvier. M. Hancock divise le muscle ciliaire.

Le 15. La tension et la douleur ont entièrement disparu; la malade peut distinguer l'ombre d'une main qui passe entre l'œil et la lumière.

Le 20. L'œil malade semble aujourd'hui aussi volumineux

et aussi souple que l'œil saiu. La vue est beaucoup améliorée. La malade peut distinguer ses propres doigis et les barreaux du lit.

14 février. Les deux yeux ont aujourd'liui la même apparence; la pupille est régulière avec son volume et sa situation normaux. La cornée a repris son volume et sa forme ordinaires, la vision est excellente, et la malade a le pouvoir d'adapter son œil aussi bien pour les objets rapprochés que pour les objets éloignés.

{The Lancet, 25 février 1866.)

Glaucome double. — Double iridectomie (Service de M. Folliii.)

Jusqu'en février 1861 ce malade avait toujours joui d'une vue normale, il n'avait jamais eu mal aux yeux.

Sa santé générale est bonne, il n'a jamais eu de syphilis ni de rhumatisme; il porte aux membres inférieurs des traces de rachitisme ; quoique travaillant à la peinture depuis l'âge de 16 ans, il n'a jamais été affligé de colique saturnine. Pas d'antécédents héréditaires pour son glaucome.

Vers le mois de février 1860, ce malade fut pris tout d'un coup d'étourdissements, suivis de perte de connaissance et hémiplégie de tout le côté gauche. Transporté à l'Hôtel-Dieu (salle Saint-Charles), il y resta six mois environ, et pendant les cinq premiers mois il fut complètement étranger à tout ce qui se passait autour de lui, ne pouvant articuler un mot et présentant par moment une agitation qui nécessitait l'emploi de la camisole. Dans le mois de juillet , il revint peu à peu à lui, les symptômes paralytiques allèrent en s'amendant, et, à sa sortie, qui eut lieu dans le mois d'août, il pouvait se servir de son côté paralysé et la parole était eu partie revenue; à ce moment il ressentit quelques douleurs dans l'œil, mais trop légères pour attirer son attention ; d'ailleurs sa vue était toujours aussi bonne.

Six mois aiM ès sa sorlie de Hiôpilal, vers le. mois de février 1861, il tut pris subilemenl d'accidents <îu côté de l'œil gauche : celui-ci devint rouge, larmoyant, douloureux; les douleurs étaient icusives, sus-orbitaires et orbitaires. La vision alki't en s'afl'aiblissaut ; les objets paraissaient troubles. La lumière d'une bougie était vue plus large el «utourée d'arc-euciel. Le malade accusait de plus l'existence de pbosplièucs. Tous ees aecideuts ne se passaient que dans Topil gauclie; îe droit était toujours dans son état normal.

Toes ces pbé«omènes j)ersiiilèrent jusqu'à la perte complète de la vue; elle eut lieu vers le mois de juillet 1803. ftlais dans tout ce long intervalle il y eut des rémissions dans la -marche de la riialadie.

Dans le mois de janvier 1865, vers le 15 environ, le malade ressentit pour la première fois des douleurs dans l'œil droit; l'œil n'est pas rowge^ larmoyant, comme dans le début de la maladie de l'œil gauche; mais il éprouve les mêmes i)hénomèues, les douleurs ont même caractère, la vue va en s'afFaiblissaut ; c'est alors que le malade se décide à entrer à l'hôpital.

FAat actuel. II ne conserve de son hémiplégie gauche qu'an peu de foiblesse dans le bras ; d'e plus rl éprouve toujours une certaine djificiilté à articuler certains mots. Son intelligence est intacte, sa méfuoire est très-bonne.

OEil gauche. Pupille dilatée, peu contractée; cornée transparente ; le corps vitré présente de nombreuses opacités; la papille est paie, grisâtre, entourée d'un cercle d'atrophie clioroïdienne. Les vaisseaux rétiniens sont déprimés surtotit à la partie supérieure et à la partie inférieure.

Les artères sont très-Hnes, les veines un [)eu plus dilatées. La vision est complétemeut abolie ; le malade ne peut vorr îa lumière d'une lampe. Le globe oculaire présente la dureté caractéristique du glaucome,

L«s symptômes de tension du globe oculaire gauche ©nt presque complètement disparu; cependant lorsque le malade

s'expose pendanl quelque temps à une lumière assez vive, la tension oculaire est plus forte et détermine la réapparition de la douleur.

OEil droit. Les lésions sont bien moins prononcées; le globe oculaire est moins dur qu'à gauche, mais il l'est plus qu'à l'état normal. La vision, quoique bien diminuée, permet encore au malade de se conduire. Il peut lire les lettres du u" 30 de l'échelle Giraud-Teulon à une distance de 130 ceulimètres, et déchiUVer péniblement celles du nMO à 9 cent.; de plus, sou champ visuel est sensiblement rétréci.

Lesphosphènes interne, externe et supérieur sont conservés, mais il Faut presser sur les parties profondes du globe.

Le maladevoit la lumière d'une lampe plus large et entourée d'arc-en-ciel.

La pupille est contractile, à l'opthalmoscope ou constate les mêmes lésions que de l aulre côté, mais à un degré moins avancé. La pupille est plus décolorée au centre qu'à la circonférence, les vaisseaux ont la même disposition. La vascularité est normale.

2 mars. Jusqu'à ce jour le malade a été traité par les friclions mercurielles>, l'iodure de potassium, la salsepareille et un séton à la nucjue. On lui prescrivit de nombreux collyree. Il vit cependant deux mois et demi à l'hôpital Beaujon.

Le 2. Double iridectomie supérieure ; le malade est endormi et tout se passe très-bien. Il se fait un plus léger épancheraent de sangdans l'œil droit. — Bandagecompressif double, atropine.

Le 3. Tout s'est très-bien passé; aucune douleur dans les yeux, pas de réaction; les quelques gouttelettes de sang, qui se Irc'Uvaient dans l'œil droit, sont résorbées. — JMème pansement.

Le soir il reçoit, par maladresse, un gilet sur la figure : contusion du globe oculaire droit, douleur très-vive instantanée persistant toute la ntiit, larmoiement.

Le 4. Les douleurs ont cessé. L'œil contus présente un épanchementde sang dans la chambre antérieure assez abondant.

Le malade ne dislingue plus aucun objet.— Même pansement, atropine.

Le f) .Le sang de la chambre antérieure droite s'est résorbé; il reste un aspect opalescent du cristallin ; le malade distinf^ue les ombres ; plus de douleur, plus de compression.

Le 6. Le sang est entièrement résorbé, le malade commence à distinguer les objets, le cristallin est plus transparent.— Simple bandeau.

Le 8. L'œil gauche est plus douloureux, légère injection des vaisseaux sous-conjonctivaux, le globe n'est cependant pas tendu; le droit va bien, la tension oculaire a disparu, la vue revient de jour en jour. — 2 ventouses à la tempe gauche.

Le 9. Amélioration sensible : l'œil gauche n'est plus aussi douloureux, la rougeur a presque disparu.

Le 11. Le malade commence à voir de son œil droit. 11 n'est plus tourmenté comme avant l'opération par les douleurs sus-orbitaires. Les plaies cornéennes sont bien cicatrisées, les pupilles sont larges et bien noires, pas de conjonctivite, les globes oculaires sont mous.

Le 20. Le malade part pour Vincennes.

OEil gauche. Corps vitré transparent, vaisseaux en crochet, papille moins blanche.

OEil droit. Milieux transparents, papilles rnoins animées, la dureté des globes a disparu, l'œil gauche est un peu moins mou que le droit. Les douleurs n'existent plus.

Le malade lit facilement le n° 15 à la distance de 1 mètre,

7 avril. Le malade revient de Vincennes. Il a éprouvé depuis sa sortie une très-grande amélioration, surtout pour la vision des objets rapprochés. Il lit facilement le no 5 à 55 cent., tandis que le uo 15 il ne le lit qu'à î m. 30.

Le fond de l'œil est normal, les papilles sont rosées; sou champ visuel s'est bien modilié, il a presque triplé d'étendue.

Ii itis de I œil droit. - Synéchies postérieures. — Iridectomic interne.

(Service de M. Follin.)

Cette Femme, grande ei biea constituée, n'a jamais eu d'autre maladie qu'une fièvre lyplioïde à l'âge de 12 ans. A la suite de frayeur causée par les inondations de Lyon, en 1856, elle a été prise d'attaques d'épilepsie, dont le retour et l'intensité ne sont pas réguliers. Le plus souvent, cependant, la ma-, lade en est prise la nuit et s'en aperçoit à sou réveil, en trouvant son lit mouillé par s m urine. Dans la journée elle est quelquefois atteinte de vertige, la phrase qu'elle a commencé reste inachevée; elle reste immobile et sans avoir conscience de ce qui se passe autour d'elle pendant environ un quart d'heure, ne revient à son état normal que lentement, et prononce souvent, vers la fin de l'attaque, des paroles incohérentes. Elle a remarqué que plusieurs petites crises précédaient habituellement de quelques jours une attaque plus forte; il ne lui en est survenu qu'une depuis son admission. Elle a été soumise k un traitement, à Lyon, pour son épilepsie et dit avoir vu les attaques s'éloigner. La menstruation pai'ait être sans résultat sur leur apparition.

Environ quinze jours avant son entrée elle était occupée à travailler entre une fenêtre et une porte ouvertes, lorsqu'elle sentit qu'elle avait pris froid; quelques jours plus tard son œil droit ne pouvait supporter la lumière et elle souffrait beaucoup du pourtour de l'orbite, surtout à la partie supérieure du front. A son entrée on constata une iritis de l'œil droit, avec la photophobie, les douleurs périorbitaires, et le rétrécissement habituel de la pupille. La malade fut soumise aussitôt à un traitement énergique. Calomel 0,12 à doses fractionnées par jour, collyre de sulfate d'atropine, instillations fréquentes, application de ventouses à la tempe.

Le calomel fut continué plusieurs jours, et l'on fut obligé d'en suspendre l'administration à cause d'un commencement Dubrueil. /;

— se. —

de stomalite. On l'ut obligé de levcuii- aux éniissioiis sanguines trois Pois, à cause de la persistance des douleurs et de rinjeclion de la conjonctive, et d'un anneau sclérolidieu trèsniarqné. La malade ne pouvait supporter la lumière et se trouvait a peu près dans le même étal qu'à son entrée. Il y a (juinze jours on remarqua une déFormallou de la pupille et du glolie de l'œil, que nous allons décrire. Le bord de l'iris est irrégulier et présente cinq encoches, dont deux à la partie supérieure, une à l'extrémité inférieure du diamètre vertical et une à chaque extrémité du diamètre horizontal. L'iris est augmenté de volume, tuméfié à la circouférence, la couleur jaunâtre qu'il présente à l'œil sain n'existe plus maintenant du côté malade qu'eu un point assez limité de la partie interne; partout ailleurs il est plus foncé et plus terne. La cornée, à sa partie inférieure, est également un peu terne dans toute son épaisseur; de nombreux vaisseaux la bordent à sa partie inférieure. Tout le segment antérieur de l'œil est porté en avant, ce qui donne au globe une forme manifestement conique qui n'est pas limitée à la cornée, mais qui dépend aussi de la projection en avant de la partie antérieure de la sclérotique. Cette déformation apparaît plus manifeste si on compare l'œil droit à l'œil gauche.

En ce moment la malade souffre encore à la région sus-orbitaire, mais plus particulièrement le soir; depuis trois jours seemulent la vision est un peu revenue. Elle ne pouvait supporter la lumière, maintenant elle distingue facilement les doigts, mais ne peut, à aucune distance, reconnaître les caractère» imprimés, elle n'éprouve alors que le sensation du blanc et du noir.

1 1 avril. Irldectomie à la partie interne pratiquée sans chloroforme; écoulement assez abondant de sang; pansement légèrement compresslf ; occlusion des deux yeux.

Le 14. La plaie de la cornée est cicatricée depuis hier; il y a encore du sang dans la chambre autérieure,mais on dislingue bien la pupille artificielle créée; on cesse la compression; la

malade va l)ien d'ailleurs; o'il encore un peu conique en ayant.

Le 18. il reste à peine un peu de sang à la partie inlérieure de la chambre antérieure ; la plaie est bien fermée, la conicité du segment antérieur de l'œil a cédé à la compression renouvelée le 16 pendant 24 heures seulement; la malade distingue les doijits passés devant sou œil.

Le 2 mai. La malade voit et compte les doigts si on les place un peu deliors de la pupille; la cornée étant un peu nuageuse à la partie interne depuis l'opération.

Le 17. La malade part pour le Vésinet, pouvant voir trèsdistinctement, même les petits objets, pourvu qu'on les place un peu en dehors de la pupille; la conicité du globe et les douleurs n'ont pas reparu depuis l'opération.

Glaucome double, ayant commencé à gauche. — A gauche, marche presque chronique; aiguë h droite. — Lésions choroïdiennes. — Iridectomie (Service de M. Follin).

Cette femme n'a jamais été malade; depuis quelques années seulement elle a quelques palpitations. Du côté des yeux elle n'a jamais présenté d'autre accident qu'une diplopie qui disparut après trois semaines en Faisant usage de lunettes, sur le conseil d'un médecin; la malade se portait alors parfaitement à part sa diplopie, elle avait 38 ans.

Elle fut prise pour la première fois il y a environ un an d eblouissemenls, de mouches volantes qui lui rendaient la vue trouble pendant cinq minutes, quelquefois plus longtemps, un quart d'heure, une demi-heure au plus, dit-elle. Ces espèces d'attaques survenaient brusquement; la seconde suivit à plusieurs mois la première; mais à partir de ce moment, elles devinrent beaucoup plus longues et rapprochées; la vue devint moins longue; la malade sentait que son œil gauche était comme rétréci ; elle n'en souffrait que très-peu ; mais elle remarquait qu'en regardant lixement une personne

son champ visuel n'embrassail pas toute l'éteadue de la ligure; il lui lallail porter l'œil fortement en haut et eu bas successivement pour qu'elle pût reconnaître ce qu'elle avait devant elle. Il y a cinq mois elle Fut prise de douleurs dans l'angle interne de l'œil gauche, dans les Cosses nasales du même côté, et s'aperçut ensuite que cet œil s'était perdu insensiblement.

^Elle voyait encore bien de l'œil droit, à part les éblouissenients qui persistaient comme auparavant, lorsque le l'i^juin dernier, au soir, elle fut prise de douleurs très-vives dans l'angle interne de l'œil, le nez, la tempe, le front, avec des éblouissemeuts fréquents. La lumière d'une bougie lui paraissait entourée d'un cercle rouge, et d'un autre vert; les feuilles d'un arbre placé devant la fenêtre semblaient bleues. Ces douleurs et ces sensations lumineuses durèrent trois jours, elle se rendit à la Clinique ophthalmologique du bureau central où l'opération lui fut proposée; mais, comme les douleurs étaient moins vives à ce moment, la malade rel'usa. Elle eut une nouvelle attaque en tout semblable à la première mercredi dernier. Le soir à six heures, à la suite de cette seconde attaque, la vision est restée trouble à droite. Depuis son entrée à l'hôpital, la malade a souffert de son œil gauche qui n'était pas habituellement douloureux.

L'examen des yeux donne les résultats suivants : les deux

globes très-durs.

OEll gauche. Milieux transparents, avec quelques opacités dans le corps vitré, et quelques stries cristallines.— La papille du nerf optique est rouge, en haut comme en bas vaisseaux déprimés eu crochet à la circonférence. En bas on en voit un qui est plus manifestement incrusté, on peut en suivre quelquesuns à la surface de la papille déprimée jusqu'à leur point d'énergie, au centre de la papille.

Les pulsations artérielles et veineuses sont très-manifestes, surtout h la sortie de la papille; desquamation épithéliale de la choroïde, dont les vaisseaux sont nettement visibles. - Cor-

née moins sensible qu'à l'élat normal ; injection sclérolicale par compression, pupilles dilatées par l'atropine :

OEil droit. Milieux moins transparents qu'à j^auche; cornée saine, moins sensible qu'à l'état normal, conjonctive injectée; l'injection coujonctivale masque la sclérolicale, pupille dilatée, irréo[uIière opacitée dans le corps vitré, quelques stries cristallines; à travers ces opacités du corps vitré, on aperçoit la papille du nerf optique. En haut comme en bas de la papille, on distin}>ue suivant le trajet des vaisseaux des taches blanches, allongées qui tranchent nettement par leur couleur sur le fond de l'œil; la papille est très-rouge, à la partie inférieure vaisseaux en crochet, mêmes altérations de la choroïde qu'à l'œil gauche.

Champ visuel: œil gauche . . j verticalement 42 centim. (A 44 centim. de l'objet . . . . ( horizontalera. 32 — —

(verticalement 4ô — —

Œil droit , , , oo

( horizontalem. Si — —

26. Double iridectoraie supérieure pendant le sommeil anesthésique (chloroforme); large excision d'iris surtout à droite, un peu de sang dans la chambre antérieure seulement à gauche. — Pansement ordinaire, occlusion et compression des yeux.

Le 2S. L'œil droit va bien, sauf une sensibilité très-vive à la lumière qui existait déjà au moment de l'examen ophthalnioscopique; la cicatrisation de la plaie cornécnne est forte, l'oeil gauche a encore du sang dans la chambre antérieure, et la malade en souffre un peu. — Compression, retirer deux tubes de sang à la tempe gauche.

Le 30. Continuer la compression à gauche; même sensibilité pour la lumière à droite; — la malade pour la première fois depuis l'opération voit un peu de l'œil gauche, ce qui indique que le sang s'est déjà résorbé.

6 juillet. Disparition complète de sang à gauche.

Le 49. Va au Vésinet le 19. — La malade part avant qu'on ait pu examiner son champ visuel.

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