‹ De L'Iridectomie Optique Dans Les Taies De La CornéeChapitre 4 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

A chaque pas que l’on fait plus avant dans la

da grande fréquence des taches ou opacités COrnéennes. Qu'on les appelle néphé élion, albugo, Jleucome, ou quelque autre des noms si divers qui masquaient sous une apparente richesse l’ignorance des médecins et la pauvreté des faits, chaque jour nous en montre et semble ainsi vouloir attirer particulièrement l'attention sur elles. Nous sommes moins étonnés si nous pensons aux nombreuses affections qui peuvent leur donner naissance. Car s’il n’y a « pas de taches de la cornée sans kératite », la réciproque est souvent vraie. Ajoutons à cette cause, les traumatismes, les troubles de nutrition et les arrêts de développement, et nous aurons les principaux motifs de la fréquence de ces taches.

Toute opacité cornéenne, qu’elle soit congénitale ou acquise, a pour conséquence directe, parfois heureusement la seule, la diminution ou limpossibilité de la vision. Elle empêche d’abord l'arrivée de la lumière dans lPœil. Mais, avec un trou sténopéique, ou une pupille contractée, nous voyons souvent aussi bien qu'à l'œil libre; même dans les cas d’anomalie de réfraction, nous voyons

pratique des maladies des yeux, on est frappé de

Se

mieux. Cette raison n’aurait donc pas grande importance s’il ne s’y ioignait une diffusion des rayons lumineux qui passent par le milieu trouble, diffusion variable suivant la densité et l’étendue de la tache. On aura soit une dispersion complète de la lumière, et alors la vision quantitative seule persistera, soit une diffusion incomplète qui viendra troubler la netteté de l’image produite par la partie transparente. Entre les deux, on notera tous les intermédiaires. Enfin, l’astigmatisme irrégulier qui coexiste presque toujours avec l’opacité augmente encore la dispersion Iumineuse, et, grâce aux inégalités de courbure, déforme les objets et les rend indistincts.

En face de cette altération de la vue parfois considérable pour de très petites taches, les oculistes de tout temps purent donner libre cours à leur imagination. Et la thérapeutique des opacités cornéennes s'enrichit avec une rapidité qui n’eut d’égal que l’insuccès des traitements employés.

L’éclaircissement de la cornée par des moyens irritants, afin d'obtenir la plus grande transparence possible, va, ce nous semble, lorsqu'il n’est pas complet directement à lencontre du but principal qui est l’amélioration de l’acuité visuelle : En rendant la tache plus translucide, on augmente l'intensité de la lumière qu’elle diffuse.

Les moyens optiques tels que le trou sténopéique (Donders) et les lunettes, servent à atténuer les facheux effets produits par les taches et sont souvent utiles.

ce

Page 1